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Saqqarah
du mastaba à la pyramide
Djoser
Lorsque le voyageur d’aujourd’hui quitte l’agglomération tentaculaire du Caire et dirige ses pas vers Saqqarah, c’est d’abord la silhouette caractéristique d’une grande pyramide au profil en marches d’escalier, à sept étages, qui retient son attention : la pyramide du pharaon Djoser qui domine le complexe funéraire qui a été patiemment restauré par Jean-Philippe Lauer depuis 1926 au long de plus de cinquante années de méticuleux travaux. Djoser (2630-2610 avant J.-C.), fut le premier pharaon de la IIIe dynastie. Son règne s’inscrivait cependant dans la continuité puisqu’il succédait, sans trouble apparent, à son frère, dernier pharaon de la IIe dynastie. Soucieux de préserver l’enveloppe mortelle qui doit assurer la survie de l’âme du défunt, les pharaons, comme les hauts dignitaires du royaume, avaient coutume de faire édifier au-dessus du puits d’accès à la chambre funéraire, un édifice de briques plain en forme de banquette, ce que les ouvriers égyptiens qui travaillaient avec Mariette appelèrent un « banc », un mastaba en arabe, qui rappelait sans doute la demeure terrestre du défunt. Djoser avait fait édifier un mastaba à Abydos, mais il opta ensuite pour la nécropole de Saqqarah.

Imhotep
Il confia donc la construction d’un nouveau mastaba à son chancelier, médecin et architecte, Imhotep, personnage extraordinaire, l’un des deux seuls mortels que les Egyptiens déifièrent au cours de leur histoire… Imhotep fut certainement le premier architecte qui ait utilisé la pierre dans une construction monumentale, mais il ne l’utilisa pas pour la valeur esthétique propre du matériau : l’intérêt de la pierre résidait pour lui dans sa résistance aux injures du temps, afin de bâtir pour son pharaon une demeure d’éternité, un château de millions d’années. La pierre servit donc à pérenniser les formes architecturales présentes en Egypte en ce temps : une imitation pétrifiée des constructions de bois et de torchis, de fascines de roseaux ou papyrus, de gerbes de lotus… Et ce fut ainsi que naquirent colonnes et chapiteaux, coloriés de manière à rappeler le monde végétal.

La naissance de la pyramide
Mais la grandeur de Pharaon pouvait-elle se satisfaire d’une demeure d’immortalité comparable à celles qu’édifiaient les gouverneurs de province, ces nomarques à l’opulente richesse ? Imhotep innova encore. Il commença par effectuer plusieurs élargissements successifs du simple mastaba fait d’un blocage de pierre revêtu d’un parement calcaire et ceint d’un enclos, puis il fit édifier sur sa partie supérieure, un second édifice semblable, un peu plus petit, puis un troisième et encore un quatrième : la pyramide à degrés était née, et elle atteignait quarante mètres de hauteur. Un peu plus tard, l’ensemble fut élargi, doté de deux degrés supplémentaires et recouvert d’un revêtement de calcaire fin. Prouesse architecturale, mais aussi symbole de la dimension solaire de Pharaon, la sépulture royale devenait, du vivant du souverain, le signe de son pouvoir. La pyramide était entourée d’un grand complexe destiné à assurer les cérémonies funéraires, mais comportait aussi une vaste cour dédiée à la cérémonie du Heb Sed, célébration du jubilé royal qui, après trente ans de règne, puis tous les trois ans, attestait, par une course rituelle, la capacité physique du pharaon à poursuivre son règne. Mais plus qu’une « épreuve » imposée au souverain, il s’agissait avant tout de célébrer la renaissance, la nouvelle jeunesse de celui qui était dieu sur terre. Le complexe de Djoser peut ainsi symboliser le premier apogée de la civilisation égyptienne, son entrée magistrale dans la gloire de l’ancien empire.

Les textes des pyramides
La pyramide d’Ounas, dernier pharaon de la Ve dynastie, paraît bien modeste en comparaison de celles que ses prédécesseurs firent édifier à Gizeh, mais quel ne fut pas l’émerveillement de Gaston Maspéro lorsqu’il découvrit, en 1881, le plafond étoilé et, surtout, les hiéroglyphes bleus qui couvraient les parois de la chambre funéraire ? Les plus anciens « textes des pyramides », qui sont également les plus anciens textes religieux connus de l’humanité, allaient apprendre aux égyptologues quelle était la conception magico-religieuse égyptienne du passage dans l’autre monde et ils gardent encore intact aujourd'hui leur pouvoir de fascination.
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