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D’Amon à Amon-Re
Découvrant le temple de Karnak, Champollion s’écria : « Tout ce que j’avais vu à Thèbes, tout ce que j’avais admiré avec enthousiasme sur la rive gauche, me parut misérable en comparaison des conceptions gigantesques dont j’étais entouré... Aucun peuple ancien n’a conçu l’art de l’architecture sur une échelle aussi sublime, aussi large, aussi grandiose que le firent les vieux Egyptiens ; ils concevaient en hommes de cent pieds de haut... »
De fait, le temple de Karnak est le plus grand complexe religieux d’Egypte et l’un des plus grands du monde. Temple d’Amon, il prit toute son importance lorsque celui-ci devint dieu dynastique à l’aube du Moyen-Empire. A l’origine, Amon n’était qu’un dieu local d’Hermopolis, en moyenne Egypte, quand, se diffusant depuis Héliopolis, au nord du pays, le culte du dieu solaire Re se répandait dans l’ensemble du pays, en association syncrétique, selon les régions, avec Horus, Khnoum, Sobek et Amon... Ce fut la nouvelle dynastie des Mentouhotep qui, au début du IIe millénaire, mettant fin à une longue période de troubles, plaça Thèbes, sa capitale, sous la protection d’Amon-Re, représenté sous forme humaine, parfois doté d’une tête de bélier, et associé au sein de la triade thébaine avec la déesse Mout et le dieu jeune Konshu.

Deux mille ans de gloire
Dieu national, Amon-Re le demeura jusqu’à la basse époque. Somptueusement doté par les pharaons successifs, le temple de Karnak joua rapidement un rôle économique et politique capital. Les « offrandes » obligatoires des paysans venaient s’accumuler dans ses réserves pour être redistribuées en cas de disette. Lors de l’invasion des Hyksôs, ce fut Amon de Thèbes qui représentait la légitimité nationale contre les envahisseurs et, lors de la renaissance du Nouvel-Empire, la XVIIIe dynastie en fit le dieu dominateur de l’Empire et les grands prêtres d’Amon acquirent une telle puissance qu’un pharaon ne pouvait régner sans leur soutien comme l’atteste l’échec de la tentative de réforme atonienne d’Akhénaton. Amon atteignit un nouvel apogée avec les souverains de la XIXe dynastie et, après le règne du dernier des Ramsès, ses rois-prêtres s’emparèrent même de la titulature royale.

Un temple qui frôle la démesure
Doté par tous les grands pharaons, depuis le Moyen-Empire jusqu’à l’époque romaine, le complexe de Karnak reste l’un des plus impressionnants qui soient bien qu’aient disparu les palais, entrepôts, riches demeures et jardins qui se trouvaient dans l’enceinte du temple. Cours et salles sont séparées par dix pylônes successifs, le premier étant le plus récent, construit sur ordre d’Horemheb au ~XIVe siècle. Ce parcours processionnel, aligné sur la direction est-ouest, est perpendiculaire à l’axe sacré marqué par des propylées prolongés par la célèbre allée de sphinx criocéphales qui conduisait au temple de Mout et, au-delà, vers le temple de Louxor, à trois kilomètres de là. C’était ce chemin que, chaque année, au cours du mois de l’inondation, la statue du dieu parcourait lors de la « belle fête d’Opet » pour rendre visite à son hypostase Amon-Min.
Si la construction du temple s’échelonna du Moyen-Empire à l’époque ptolémaïque, la plus impressionnante de ces réalisations est certainement la grande salle hypostyle édifiée sous Ramsès Ier et décorée sous Séthi Ier et Ramsès II. Avec ses 5 000 mètres carrés, ses douze gigantesques colonnes de 24 mètres de hauteur et les 134 piliers qui soutiennent ses sept nefs par de massifs, mais élégants, chapiteaux papyriformes, ses fenêtres à claustra et les bas-reliefs qui décorent ses colonnes et ses murs intérieurs comme extérieurs, elle est l’une des plus belles réalisations de l’architecture égyptienne. Le complexe du temple est, encore aujourd’hui, une véritable cité et il faut consacrer des heures à explorer ses temples secondaires, dédiés à Monthou, Khonsou, Ptah, Séti II, Thoutmosis III, Ramsès III, ses chapelles osiriennes, l’obélisque de la reine Hatchepsout, à décrypter les scènes de bataille et les victoires des grands pharaons de Séthi Ier à Nectanebo... et ne pas négliger d’aller admirer, au musée de Louxor, les statues et bas-reliefs retrouvés dans la « cour de la cachette ». Et pourquoi ne pas succomber à la magie du « son et lumière » qui magnifie la grandeur du temple et donne l’illusion d’entrer dans le monde féerique des dieux anciens ?
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