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La merveille du monde
Quand, après avoir traversé les faubourgs du Caire en suivant l'avenue des Pyramides, inaugurée en 1869 par l'impératrice Eugénie, il monte sur le plateau de Gizeh, à la porte du désert, qui domine d'une quarantaine de mètres la plaine du Nil, le voyageur ne peut manquer d'être stupéfait à l’abord des grandes pyramides : elles sont encore plus impressionnantes que tout ce que l'on peut imaginer. Des sept merveilles du monde énumérées par Philon de Byzance, la seule qui nous soit parvenue, pratiquement intacte, est l'ensemble des grandes pyramides de Khéops, la plus ancienne et la plus grande, de Kephren, fils du précédant, et de Mykérinos, l'un des derniers pharaons de cette IVe dynastie de l'Ancien Empire qui nous a laissé ces incroyables « châteaux de millions d'années ».

Le « mystère » des pyramides
La date de la construction des pyramides reste encore sujette à discussion, dans une fourchette variant entre vingt-neuf siècles, selon les dernières datations radio-carbone, et vingt-quatre siècles avant notre ère selon la chronologie courte des égyptologues, mais c'est avant tout la méthode de leur construction qui a fait, et fait toujours, l'objet d'innombrables hypothèses. Gigantesque plan incliné, rampe hélicoïdale extérieure ou intérieure, utilisation de pierre reconstituée, toutes les solutions ont été envisagées qui aurait permis de mettre en place les deux millions de blocs de la grande pyramide, jusqu'à son sommet à 146 mètres de hauteur. Cependant, il faut remettre en question l'image, léguée par Hérodote, du peuple réduit à l'esclavage et contraint à un labeur harassant sous la menace du fouet. La découverte, en 1990, de tombes près du village des artisans, à l'ouest de la pyramide de Khephren, a permis de déterminer que les ouvriers qui contribuaient à l'édification des pyramides bénéficiaient de considération, qu'ils étaient bien nourris et soignés avec autant d'attention que les dignitaires ! Les chambres encloses au cœur de la masse d'aucune des trois grandes pyramides ne contenaient de momie lorsque les premiers savants modernes les explorèrent, et les spéculations allèrent bon train : n'y a-t-il pas une chambre cachée ? Les tentatives de percement de galerie, d'exploration par un robot des conduits d'aération, de mesure de gravité ou du rayonnement infrarouge ont apporté plus de nouvelles interrogations que de réponses.

Le Sphinx
L'autre emblème de Gizeh est sans conteste le Sphinx. Longtemps enfoui sous les sables, ce lion anthropocéphale de vingt mètres de haut, coiffé du nemès frappé de l'uræus, faisant face au levant, fut dégagé en 1853 par Auguste Mariette. Encore une fois, le Sphinx reste l'objet d'interrogations : représente-t-il le dieu Harmakhis « l'Horus dans l'horizon » ? Son visage est-il celui de Khéops ou de Khephren ?

Les complexes funéraires
Focalisés sur ces « mystères » les égyptologues ont longtemps négligé d'étudier les abords des pyramides, mais, depuis quelques dizaines d'années, les découvertes se sont multipliées, révélant un vaste complexe funéraire. On découvrit ainsi plusieurs pyramides satellites, sépultures des reines, et leurs chapelles de culte, les tombes des fils et filles des pharaons, celles de prêtres et d'administrateurs, les imposants mastabas de grands vizirs, tous sources d'informations inestimables sur l'histoire de l'Ancien Empire.

La barque solaire
L'une des plus spectaculaires découvertes fut faite en 1954 lorsque l'on découvrit, démontée dans une fosse recouverte d'épaisses dalles de pierre près de la face sud de la pyramide, une barque royale – barque solaire destinée à transporter l'âme du pharaon défunt vers le domaine du dieu Rê. Il fallut dix ans de travail pour réassembler ce navire de quarante-trois mètres de long, pesant quarante tonnes, pratiquement intacte après quarante-cinq siècles ! On découvrit ainsi l'habileté des anciens Egyptiens, qui utilisèrent le bois de cèdre du Liban dans une technique de « bordé premier », l'assemblage étant assuré par des chevilles de jujubier « épine du Christ » et des ligatures de cordage de chanvre servant aussi de calfatage. Peut-être servit-elle à acheminer, depuis la capitale de Memphis, le corps embaumé du souverain défunt ? Quatre autres fosses furent aussi repérées, dont l'une, découverte en 1987, contenait encore une barque solaire, actuellement en cours d'étude pour une éventuelle exhumation.


Le parcours éternel du soleil, le dieu Rê, du levant au couchant, symbolisait le chemin de la vie pour les Egyptiens anciens. Les pyramides qui éclataient autrefois comme un miroir au soleil avec leur revêtement de calcaire blanc, ne seraient-elles pas autant l'évocation de la splendeur de la vie que l'éternel voyage de la mort ?
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