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Cuba
Un paradis tropical, une île rebelle
Etirée sur 1 200 kilomètres d'est en ouest, du cap Maïsi au cap San Antonio, la plus grande île des Antilles s'étend sur un peu plus de 100 000 kilomètres carrés et abrite un peu moins de douze millions d'habitants. Riche de son héritage hispanique et de sa population métissée, elle incarne, face à ce puissant voisin que sont les Etats-Unis, la volonté d'indépendance d'une Amérique latine soucieuse d'affirmer son identité dans le nouvel ordre du monde.

Une terre tropicale aux paysages variés

Proche de la Floride, d'Haïti, de la Jamaïque et du Mexique, Cuba est entourée d'îles et d'archipels dont l'accès est rendu difficile par les bancs de récifs coralliens. Les îles de Sabana-Camaguey, dites aussi les « Jardins du roi », de Cayo Romano ou de la Jeunesse (l'ancienne île des Pins) forment un milieu insulaire original et bien préservé. Le relief accidenté et pittoresque de Cuba commande la répartition des principales régions naturelles. La Sierra de Los Organos à l'ouest, celle de l'Escambray au centre, enfin l'imposante Sierra Maestra qui s'élève, à l'est, à près de 2 000 mètres, dominent plaines littorales et plateaux calcaires creusés de galeries souterraines. Baies rocheuses, plages de sable, ensembles coralliens et littoraux marécageux alternent tout au long des 5 700 kilomètres de côtes, baignées au nord par le Gulf Stream. Caractérisé par ses hivers doux et ses étés chauds et humides, le climat de Cuba en fait un petit paradis tropical apprécié des nombreux touristes qui fréquentent l'île. La forêt, riche à l'origine de nombreuses essences précieuses, persiste dans les régions montagneuses, mais elle a depuis longtemps cédé la place aux plantes cultivées – canne à sucre, tabac, café – qui ont fait, au cours des derniers siècles, la fortune du pays.

Une histoire riche, mais tourmentée

C'est en octobre 1492 que Christophe Colomb découvre Cuba, dont Sébastien de Ocampo est le premier à faire le tour, confirmant ainsi, en 1508, qu'il s'agit bien d'une île. Conquise à partir de 1511 par Diego Velasquez – au détriment des paisibles Tainos –, elle sert ensuite de base arrière à la conquête des terres riveraines du golfe du Mexique. D'abord installée à Santiago, l'autorité coloniale se déplace ensuite à La Havane, qui devient rapidement le port le plus fréquenté des Amériques, alors que le développement de la culture sucrière impose le recours à une main d'œuvre servile africaine, victime de la traite atlantique mais appelée à prendre une part majeure dans la formation ethnique d'un peuple cubain rapidement métissé. La christianisation accompagne la colonisation et l'Eglise joue évidemment un rôle de premier plan dans la naissance d'une société coloniale originale, dominée par les planteurs. La révolte des Noirs de Saint-Domingue (Haïti) profite à la grande île voisine, qui échappe alors aux soubresauts révolutionnaires et voit se développer les cultures d'exportation, en même temps que la population augmente rapidement. Le mouvement d'émancipation qui aboutit, au début du XIXe siècle, à l'indépendance des territoires de l'empire espagnol d'Amérique, n'affecte pas Cuba, et ce n'est que progressivement qu'émerge le mouvement national incarné par José Marti, tué au début de la guerre d'indépendance de 1895-1898. Une indépendance chèrement acquise grâce à l'intervention américaine, mais qui fait que Cuba change simplement de maître pour devenir une colonie économique du puissant voisin, une situation contre laquelle se dressera le mouvement castriste, parvenu au pouvoir en janvier 1959.

Un patrimoine précieux, trop souvent méconnu

Avec des auteurs tels que José Marti, Nicolas Guillen ou Alejo Carpentier, Cuba a pris toute sa part dans le riche foisonnement de la littérature latino-américaine, mais l'île abrite aussi un riche patrimoine monumental, hérité d'une histoire qui l'a longtemps vue s'imposer comme l'un des fleurons de la Hispanidad. La Havane conserve un art colonial que le voyageur peut découvrir lors de la visite du couvent de San Francisco ou de celui de Santa Clara. Avec leurs sanctuaires, c'est aussi un urbanisme particulier que révèlent les villes telles que Cienfuegos et Santiago où la maison de Diego Velasquez réveille le souvenir des conquistadores. Mais c'est aussi le passé économique de l'île que l'on découvre dans les anciennes plantations telles que l'Iisabelica où des Français cultivaient le café au XVIIIe siècle. Plus près de nous, la demeure d'Ernest Hemingway nous rappelle le Cuba des années cinquante. Sous le régime castriste, l'île demeure longtemps isolée mais conserve son identité particulière, marquée à la fois par son passé hispanique et son ouverture au monde de l'Afrique atlantique.
 

 
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