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Le palais de Changdeokgung (Unesco)
Une résidence royale au cœur d'un jardin
Métropole géante animée par une activité permanente, Séoul renvoie, au premier abord, l’image du « dragon » asiatique à l'économie florissante qui inonde le monde de ses produits de haute technologie. Mais la capitale coréenne a su aussi préserver, au milieu de son agitation incessante et de ses tours arrogantes, des îlots de calme, propices à la méditation. Le palais royal de Changdeokgung en est un, avec ses pavillons dissimulés dans la nature soigneusement harmonisée d’un grand jardin. Renvoyant à l’apogée de la dynastie Choson, il a, par son importance historique, la délicatesse de son architecture et la splendeur toute mesurée de son jardin, mérité de prendre place sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La dynastie Choson

L’histoire de la Corée est marquée par une succession de dynasties qui ont toutes apporté leur pierre à l’édification d’un pouvoir unifié et dynamique. Au XIVe siècle, le royaume de Corée va pourtant rencontrer de sérieuses difficultés en raison des invasions mongoles, des incursions japonaises – les Japonais ont depuis longtemps rêvé de dominer la péninsule coréenne – et de troubles politiques intérieurs. En 1392, le pouvoir s’effondre, permettant l’émergence d’une dynastie promise au plus bel avenir : la dynastie Choson. Les nouveaux maîtres du pays prennent d’emblée une décision forte et lourde de conséquences : Hanyan, aujourd’hui Séoul, jusque-là une ville provinciale parmi d’autres, devient la nouvelle capitale, et le lieu de résidence privilégiée des rois. Ils vont transformer le visage de la cité, la dotant de tous les bâtiments destinés à affirmer la puissance de la dynastie. Les rois sont aussi très actifs dans de nombreux domaines : réformes politiques et économiques se succèdent, le néoconfucianisme devient l'idéologie officielle. Le pays connaît cinq cents ans de paix et de prospérité et un véritable apogée culturel, notamment dans la littérature, l’architecture, et les arts décoratifs. Le palais royal de Changdeokgung en est le plus parfait exemple.

Un ensemble palatial

Plus qu’un palais unique, Changdeokgung désigne un complexe de vaste superficie, composé de différents pavillons, d’étangs, de forêts, de parterres de fleurs. Construit en 1405, il a été maintes fois rénové et embelli suite à des incendies ou à la dramatique incursion japonaise de 1592. A l’origine, il n’était pas destiné à devenir résidence officielle, mais à servir de palais d’été où la famille royale pourrait oublier quelque peu la rigoureuse étiquette de la cour. On y pénètre par la porte Injeongmun, qui ouvre sur une vaste cour au centre de laquelle se dresse le pavillon principal, l’Injeongjeong. Ce bâtiment servait autrefois de lieu de cérémonie pour l’accès au trône, avant de devenir la demeure essentielle des souverains des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce rôle prépondérant induit que le pavillon a été particulièrement soigné lorsque le pouvoir dut le restaurer. L’intérieur est un espace lumineux parfaitement équilibré, aux couleurs à dominante jaune. Le plafond s’orne de beaux motifs insérés dans des caissons, tout en harmonie avec le trône royal qui constitue l’essentiel du mobilier. La cour privée de la salle du trône est fermée par une galerie couverte qui permet de s’abriter en toute saison. Non loin de là, le regard ne peut être qu’attiré par la toiture en tuiles bleues vernissées de la petite salle d’audience, du plus bel effet lorsque le soleil est de la partie. C’est là que furent reçus les premiers diplomates étrangers quand le pays s’ouvrit sur le monde.

Un jardin secret

Au nord du pavillon principal, la merveille de Changdeokgung, le Biwon ou jardin secret, fait partie des plus beaux espaces naturels urbains de Corée, ce qui n’est pas peu dire quand on connaît la dévotion que porte à la nature le peuple coréen. Préservé autant que possible dans son état brut, il constitue un havre de paix comme il en existe peu dans le monde. Aménagé en même temps que le palais proprement dit, il servait alors de lieu de repos à la famille royale. Celle-ci pouvait s’y divertir en privé, y organiser des banquets champêtres ou des concours de poésie très prisés des lettrés de la cour. Tout en déclivités naturelles ou artificielles, le parc est un immense espace parsemé de fontaines, de bosquets aux senteurs affirmées, de sources murmurantes, et de pavillons aux tailles et formes variées. Se promener dans ce lieu est un enchantement perpétuellement renouvelé, surtout quand l’automne empourpre les feuillages et que l’air prend une limpidité cristalline. Au creux du jardin, le Yongyong-dang (1828) semble être la version coréenne du « hameau de la reine » de Versailles. Ici comme là-bas, les souverains pouvaient vivre comme de simples mortels. Le pavillon reproduit strictement une maison noble de Séoul, où hommes, femmes et domestiques occupaient des quartiers bien distincts. Dans cet espace, le roi pouvait se mettre à la place de ses sujets afin de mieux comprendre son peuple et, partant, de mieux le diriger. Au milieu des arbres tricentenaires aux parures aériennes, on découvre des lieux aux noms évocateurs, comme le « ruisseau aux eaux de jade », onde rafraîchissante dont le doux gazouillis fait écho à celui des oiseaux...
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CO 50 - 13 jours

La Corée constitue pour le voyageur d'aujourd'hui un lieu de découverte d'autant plus fascinant qu'elle apparaît de prime abord énigmatique. Nous vous invitons à pénétrer avec nous cette terra incognita ... Découvrir ce voyage
 

 
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