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Le bouddhisme au « Pays du matin calme »
Venue certainement de Mandchourie et de Chine septentrionale, la population coréenne s'installa dans la péninsule à l'âge du bronze pour y fonder le royaume mythique de Choson, le « Pays du matin calme ». La Corée entra effectivement dans l'Histoire lorsqu'au IIIe siècle, après une période de domination chinoise, elle vit s'épanouir trois royaumes : Koguryo, Paekche et Silla. Après bien des affrontements, l'unité du pays fut réalisée sous l'égide du royaume de Silla, en 668, et le grand roi Munmu établit sa capitale à Kyongju, inaugurant ainsi plus d'un siècle de stabilité politique et de prospérité. Si l'on retrouve des indices prouvant des influences locales du bouddhisme chinois en Corée dès le IIIe siècle de notre ère, ce ne fut qu'au VIe siècle que le bouddhisme commença réellement à s'implanter et que se multiplièrent les monastères dans les montagnes et collines de Corée, sur les lieux que la tradition chamanique autochtone avait désignés comme « magiques ». Si le bouddhisme connut rapidement une grande audience populaire, il fut cependant mal perçu par l'aristocratie et persécuté jusqu'au jour où, en 527, un grand officier de la cour fut décapité pour avoir adopté la foi nouvelle. Mais, lors de son exécution, il jaillit de sa blessure une fontaine de lait ! Devant ce miracle, le roi de Silla et sa cour se convertirent à la foi nouvelle. Dès lors, protégé par le pouvoir politique, le bouddhisme coréen entra dans une phase de grande effervescence intellectuelle, établissant ses propres écoles dans les monastères de montagne, multipliant les relations avec les sages chinois et donnant l'impulsion décisive à l'implantation du bouddhisme au Japon.

Un double sanctuaire
En 751, Kim Daeseong, premier ministre du roi Seongdeok, entreprit la réalisation, sur les pentes du mont sacré Toham où se trouvait un modeste temple du VIe siècle, d'un double sanctuaire dédié à la mémoire de ses parents dans sa vie présente et de ses parents dans ses vies antérieures : la grotte de Seokguram et le temple de Bulguksa, qui comptent maintenant parmi les hauts lieux de l'art bouddhique mondial.

La grotte Seokguram
La tradition bouddhique en Inde aussi bien qu'en Chine privilégiait les grottes pour abriter les statues monumentales du Bouddha, mais les flancs de la montagne granitique Taham n'offraient aucune grotte naturelle. La grotte de Seokguram est donc une grotte entièrement artificielle, un espace couvert d'un dôme, réalisé selon une technique unique. Les 360 blocs de granit qui forment la rotonde y sont assemblés en utilisant les méthodes employées pour l'assemblage du bois, par tenons, mortaises et chevilles de pierre et figurent, à l'intérieur, une fleur de lotus. Symbole de l'accès au nirvana, la grotte abrite une statue du Bouddha en méditation, assis sur une fleur de lotus, les yeux mi-clos dirigés vers la mer. Cette statue, qui est considérée comme l'un des sommets de l'art bouddhique, est entourée de bas-relief figurant des bodhisattvas, tandis que le corridor qui précède la rotonde est flanqué des huit divinités protectrices et des quatre rois gardiens.

Le temple de Bulguksa
Le nom de Bulguksa signifie « Terre du Bouddha » et le temple se voulait la représentation de la terre de félicité en ce bas monde. A quatre kilomètres à l'ouest de la grotte, Bulguksa est un complexe de trois temples et deux pagodes construits sur des terrasses de granit auxquelles on accède par un escalier et deux ponts de pierre. La pagode de Sakyamuni – Seokgatap – ne porte pas de décor, mais séduit par l'élégance de ses proportions, tandis que la pagode Dabotap « aux nombreux trésors », construite en 751, présente un toit surmonté d'une ombrelle de pierre d'une grande complexité et finement sculptée qui atteste la maîtrise des artistes coréens du VIIIe siècle. En revanche, les trois sanctuaires sont des bâtiments de bois. Détruits en 1592 lors de la tentative d'invasion japonaise de Toyotomi Hideyoshi, ils furent restaurés et agrandis par la dynastie Choseon qui régnait alors sur le pays. Le sanctuaire central de Shakyamuni, qui symbolise le monde du Bouddha terrestre, est complété par deux halls dédiés à Avalokitehvara, le bodhisattva de la compassion universelle et à Vairocana, le bouddha du Grand Eveil. Tous sont représentés par de remarquables statues de bronze doré qui traduisent la longue tradition du travail du métal en Corée, depuis le début de notre ère. A côté du complexe principal, empruntant le pont du Lotus et le pont des Sept Trésors, on atteint le Geungnakjeon – le paradis de l'Ouest – dédié au Bouddha Amitabha, très vénéré en Corée, qui promet le paradis à tous ceux qui invoquent son nom...
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