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Le Yang Tsé kiang
fleuve aux mille facettes
Le long fleuve
Chang Jiang, « le long fleuve », tel est le nom sous lequel les Chinois désignent le plus long fleuve d'Asie que les Occidentaux connaissent plutôt sous l'appellation de fleuve (kiang) Yang Tsé qui se réfère à l'ancien fief du clan Yang. Dans les livres de géographie plus anciens, il est cependant désigné sous le nom de fleuve Bleu que lui ont donné les jésuites au XVIIe siècle, même si ses eaux, chargées de limon, ont la même couleur que celles du fleuve Jaune, le Hoang Ho, qui draine le Nord de la Chine. Était-ce par souci de symétrie avec le fleuve Rouge indochinois ? En fait, le fleuve change quatre fois de nom au cours de son long trajet de 6 300 kilomètres vers la mer de Chine.

Le Totuo
C'est dans le grandiose décor de pics himalayens couronnés de glaciers et de neiges éternelles, en bordure des hauts plateaux tibétains, que naît le Totuo. Torrent impétueux, il descend alors vers l'est en empruntant une large vallée glaciaire ponctuée de nombreux lacs. Grossi des eaux de nombreux autres torrents et de son premier affluent, le Dangqu, il ne peut cependant poursuivre son chemin vers le Sichuan en raison de l'obstacle que constituent les puissantes chaînes montagneuses du Gongga.

Du Tongtian au Jinsha
Devenu le Tongtian, « le fleuve qui traverse le paradis », le fleuve se fraye alors un chemin vers la province du Yunnan et dévale vers le sud entre des sommets qui frisent les 5 000 mètres d'altitude. Il porte alors un nouveau nom : Jinsha ou « rivière des sables d'or ». Sur près de mille kilomètres se succèdent d'impressionnantes gorges où le flot bouillonne furieusement au plus profond de défilés vertigineux. Aucune route, aucun sentier ne peut longer la rivière et les villages demeurent perchés sur le plateau. Arrivé non loin de la montagne du Dragon de jade, enjambé par un pont suspendu construit sous les Ts'ing, le fleuve pouvait enfin être franchi au village de Shigu qui, après avoir été un point de passage de la route de la soie, est entré de nouveau dans l'Histoire quand il fut traversé par l'armée de Mao Tsé toung au cours de la Longue Marche. Sur 250 kilomètres, le fleuve avait coulé presque parallèlement et à proximité immédiate du Mékong et de la Salouen, mais au lieu de poursuivre vers le sud, une spectaculaire courbe le conduit vers le nord où il reprend sa course folle dans les gorges du Saut du tigre, l'une des attractions majeures de la province de Lijiang. Quand il débouche enfin dans le Sichuan à Yibin, il n'est plus qu'à quelque trois cents mètres d'altitude.

Le Chang Jiang
Le « Grand fleuve » traverse alors calmement les paysages de collines du Bassin rouge qui fut, à de nombreuses reprises au cours de l'Histoire, le cœur profond de la Chine traditionnelle et un refuge face aux invasions extérieures. A Chongqing, il reçoit l'apport du Jialing, mais le Bassin rouge est fermé à l'est par la chaîne des Wu Shan. C'est alors que le Yang Tsé, d'un gigantesque trait de scie, tranche les montagnes par les Trois Gorges dans lesquelles il s'enfonce de plus de 500 mètres. Longtemps, cette portion du cours du fleuve, coupée de rapides, fut un obstacle à la navigation où les bateaux devaient être hâlés à la force des bras. Depuis quelques années, la construction, contestée, du grand barrage d'Yichang, le plus grand du monde, en élevant le niveau de l'eau de plus de cent mètres, a sensiblement modifié le paysage. Au-delà du barrage, le Yang Tsé n'est plus qu'à 40 mètres d'altitude et doit encore parcourir 1 600 kilomètres.

La grande plaine du Hubei
Chargé d'une masse considérable de sédiments arrachés à la montagne, le Yang Tsé s'est progressivement élevé sur son propre lit, parfois difficilement contenu par ses levées naturelles. Traversant l'une des régions les plus peuplées de Chine, ses crues se sont parfois révélées catastrophiques, malgré le rôle de bassin de régulation naturel joué par le lac Dongting. De Wuhan à Nankin, passant non loin des montagnes sacrées des Huangshan dont les pics embrumés ont été immortalisés par les plus grands peintres chinois, il traverse une région qui est l'un des greniers du pays et abrite un tiers de la population chinoise, et atteint enfin son delta aux mille bras dont le principal dépasse deux kilomètres de largeur et 40 mètres de profondeur ! Ce fut au débouché de cette artère vitale de la Chine sur le domaine maritime que naquirent et prospérèrent des cités comme Nankin, un temps capitale du pays, Suzhou, la ville de la soie et des jardins et, naturellement, Shanghai, la vitrine de la Chine du XXIe siècle.
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CH 51 - 13 jours

Malgré l’immense barrage édifié sur son cours, le Yang Tsé Kiang se fraye toujours un spectaculaire passage à travers les monts avant de déboucher sur la vaste plaine qu’il fertilise de ses limons : il ... Découvrir ce voyage
 

 
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