Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Le temple du Ciel
Garant de l'harmonie du monde
Le fils de l'auguste Ciel
Aujourd'hui encore, la pensée et la société chinoise restent ancrées sur des traditions qui remontent à l'aube de cette civilisation, comme l'atteste l'appel encore fréquent, pour la construction des gratte-ciel modernes, au fēeng shui, la géomantique traditionnelle. Durant des millénaires, la pensée chinoise, confortée par les doctrines de Confucius et de Siun-tseu, fit des rites la pierre angulaire de la conservation de l'ordre, tant naturel que social. A la charnière des deux, axe du monde reliant la terre-mère et le ciel divin, se trouvait l'empereur, le fils du Ciel, et c'est à lui, maître du temps et du calendrier, qu'incombait de célébrer les rites primordiaux qui rythmaient les saisons, capitaux pour la survie du monde et des hommes.

Le culte du ciel
Il permet au souverain de faire concorder l'ordre humain et l'ordre céleste en assurant la symétrie entre le temps et l'espace. A l'origine, le suzerain devait se rendre, aux quatre saisons, aux quatre portes du royaume pour accorder les saisons et les mois (Est = vert = printemps, sud = rouge = été, ouest = blanc = automne, nord = noir = hiver). Dès l'époque des Han, pour éviter le déplacement incessant dans le royaume, les quatre orients sont représentés par les quatre faces d'un tertre sacré – tai – de forme carrée, comme la terre, divisé en neuf parties, comme les neuf provinces ancestrales de la Chine, auquel on accède par trois escaliers par face, comme les douze mois de l'année et les douze signes zodiacaux du ciel. Sur l'autel circulaire qui le surmontait, l'empereur venait, à chaque solstice, sacrifier un veau pour honorer le ciel comme son « père/mère », l'associant ainsi à une sublimation du culte des ancêtres royaux.

Le sacrifice de la terre
Pour assurer le maintien de « l'Ordre parfait », le souverain se devait aussi d'honorer la terre nourricière. L'acte le plus important était le labourage impérial. L'empereur traçait trois sillons avec une charrue en forme de dragon : geste inaugural indispensable pour désacraliser le sol à l'aube du printemps. Il devait ensuite prier le « dieu du sol » dynastique, pour l'harmonie garante de bonnes récoltes. A l'automne, il le remerciait pour les bonnes moissons et clôturait la saison agricole de l'empire.

Le temple du Ciel
A la fin du XIVe siècle, le culte du sol qui pouvait être pratiqué par les vassaux devint l'apanage de l'empereur et, en 1420, la dix-huitième année du règne de l'empereur Ming Yongle, fut aménagé, à quelques kilomètres au sud-est de la Cité interdite, le complexe du temple du Ciel. Ce vaste parc de 270 hectares, ceinturé de deux enceintes concentriques et planté de cèdres, s'ouvre à l'ouest par la porte occidentale de l'Auguste Ciel. Lorsque l'empereur la franchissait, il se rendait d'abord dans le palais de la Purification – Zhai gong – entouré d'une double muraille et d'un fossé pour l'isoler du monde extérieur. Il gagnait ensuite le grand axe qui marque le centre du temple du Ciel, un sentier surélevé en briques de 360 mètres de long sur 30 mètres de large, le pont de l'escalier Rouge. Au sud, survivance du tertre originel, l'autel du Ciel – Yuan qiu tan – construit en 1530, est formé de trois terrasses circulaires dallées de marbre blanc, en retrait les unes par rapport aux autres, auquel on accède par quatre escaliers, aux quatre horizons, s'ouvrant chacun par un portique à trois ouvertures, et entouré d'une balustrade à 360 colonnes, pour rester conforme à la symbolique ancestrale. Au sud, le temple des Moissons abondantes – Quinain dian – est l'une des créations les plus parfaites de la conception monumentale chinoise par l'élégance et la sobriété de son architecture. De plan circulaire, reposant sur une triple terrasse de marbre, sa triple toiture étagée repose sur trois rangées de colonnes de bois, reliées par des entretoises dans la plus remarquable tradition de la charpenterie chinoise. A l'origine, les trois toits étaient de trois couleurs – vert, jaune et bleu, de bas en haut – mais, lors de la restauration effectuée en 1751 par l'empereur Qian long, ils furent couverts de tuiles vernissées bleues. Entre les deux temples, la demeure du seigneur du Ciel – Huang Qiongyu – qui reprend, sur un seul étage, la silhouette du temple des Moissons, servait à abriter les précieuses tablettes du seigneur du Ciel entre les cérémonies et celles des empereurs défunts. Le temple du Ciel fut – Ô sacrilège ! s'exclamèrent les confucianistes – ouvert au public quelques années après la proclamation de la République, le 1er janvier 1912, après avoir été, durant 490 ans, le pivot symbolique du pouvoir impérial.
Pour visiter le temple du Ciel avec Clio
CH 31 - 18 jours

Notre circuit classique pour découvrir l'une des plus grandes et des plus anciennes civilisations du monde. A la visite des deux des plus grandes cités de Chine, Pékin et Shanghai, emblèmes futuristes ... Découvrir ce voyage
CH 37 - 7 jours

Pékin concentre dix siècles d'Histoire de la Chine et les plus précieux témoignages d'une civilisation grandiose qui manifeste aujourd'hui sa puissance recouvrée. Vous retrouverez la grandeur impériale ... Découvrir ce voyage
CH 51 - 13 jours

Malgré l’immense barrage édifié sur son cours, le Yang Tsé Kiang se fraye toujours un spectaculaire passage à travers les monts avant de déboucher sur la vaste plaine qu’il fertilise de ses limons : il ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter