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Le palais d'Eté
Le dernier rêve impérial
Un jardin de paradis
La dynastie mandchoue des Ts'ing (Qing), qui régna de 1644 à 1911, vit l'apogée de l'Empire chinois qui atteignit alors sa plus grande extension. Il intégrait en effet à cette époque le Tibet, la Dzoungarie, la Mongolie et la Mandchourie... L'empereur K'ien-long (Qianlong), qui était reconnu comme un poète et un calligraphe de talent, sensible à toutes les formes d'art, désira offrir à sa mère, Hiao Cheng Hien (Xiaoshengxian), une résidence résumant à elle seule toutes les beautés architecturales et paysagères que la Chine avait élaborées au fil de son histoire millénaire. En 1750, au cours de la quinzième année de son règne, il choisit un emplacement, au nord-ouest de la Cité interdite, où se trouvaient déjà plusieurs palais impériaux, et fit d'abord aménager le jardin des Ondes claires en agrandissant le lac Kunming qui – bordé au nord d'une petite éminence désignée sous le nom de colline de la Longévité – avait été creusé au XIIIe siècle pour assurer l'approvisionnement en eau de la ville.

Les guerres de l'opium
Au début du XIXe siècle, l'immuable empire du Milieu connut cependant une confrontation inédite avec les puissances occidentales qui, depuis la révolution industrielle, avaient atteint un stade de développement technique et une puissance militaire sans commune mesure avec ce qui était connu auparavant. La Chine des Ts'ing, société sclérosée en proie à la multiplication des révoltes, minée par la constitution de puissantes sociétés secrètes, tenta bien de redresser la situation, mais lorsque le gouverneur de Canton interdit l'importation par les Britanniques de l'opium indien et ferma son port aux Occidentaux, ceux-ci imposèrent leur volonté par la force. Ce fut au cours de la seconde guerre de l'Opium, en 1860, qu'un corps expéditionnaire franco-anglais pilla et incendia une première fois le palais d'Eté, ce qui conduisit Victor Hugo à s'interroger à propos de ceux qui, lors de cet épisode, devaient être considérés comme les véritables « barbares ».

L'impératrice douairière
En 1861, quand mourut l'empereur Hien-Foung (Xián Fēng), la régence fut partagée entre l'impératrice en titre et Ts'eu-hi (Cixi), concubine préférée du défunt empereur et mère de l'héritier du trône. Lorsque ce dernier mourut à l'âge de 19 ans, Ts'eu-hi, portant le titre d'Impératrice douairière, réussit à faire monter sur le trône Kouang-su (Guangxu), le fils de sa sœur, et à évincer tous ceux qui tentèrent de s'opposer à son pouvoir. Elle tint dès lors d'une main de fer les rênes du pays. Dès 1886, elle décida de reconstruire le palais d'Eté, sa résidence préférée. Détournant les fonds de l'Etat destinés à l'armée et à la modernisation de l'agriculture, elle fit aménager le somptueux Yiheyuan, le « jardin où l'on cultive la concorde ». Sur la colline, dominant le lac, elle fit construire trois palais reliés par de longs passages couverts : le pavillon du Bonheur de la longévité, où résidait Ts'eu-hi, le pavillon des Ondes de jade pour l'Empereur Kouang-su, et le Yiyun pour ses concubines. Pour atteindre le palais de la Dissipation des nuages, Ts'eu-hi aimait emprunter le Long Corridor, dont la toiture vernissée reposait sur une splendide charpente. La décoration en fut assurée par les meilleurs artistes du temps, qui réalisèrent 14 000 peintures dans le style de Suzhou, figurant des paysages dignes des plus belles estampes, des fleurs et des oiseaux, des portraits d'écrivains célèbres, tandis que les poutres étaient décorées de 500 représentations de grues, symboles de la longévité.

Un paysage enchanteur
Sur les rives du lac se multiplient les pavillons au nom évocateur, tels que le Kiosque pour écouter les rossignols, le palais de la Dissipation des nuages qui abrite le trône de Tseu-hi, orné de neuf dragons sculptés, des pavillons tout de bronze patiné, le tout dominé de 41 mètres par la tour octogonale de la Fragrance du Bouddha. Le remarquable pont aux Dix-Sept Arches mène à l'un des îlots artificiels qui parsèment le lac, tandis que le somptueux Bateau de marbre, construit en 1755, devait symboliser la pérennité de la dynastie. Las, la révolte des Boxers, déclenchée en 1898, conduira à une nouvelle intervention conjointe de huit pays. Européens, Américains, Russes et Japonais, s'en donnèrent à cœur joie pour piller à nouveau le palais d'été, qui fut cependant restauré en moins de deux ans... En 1908, disparaissait avec Ts'eu-hi le dernier rempart de l'Empire et, en 1912, le petit empereur P'ou-yi (Puyi) abandonnait son trône pour laisser place à la République. Un temps abandonné, le palais d'Eté fut ouvert au public dès 1924 à l'instigation de Sun Yat Sen, mais ce n'est guère que depuis une trentaine d'années que, parfaitement restauré, le palais d'Eté est redevenu le lieu de passage obligé de tous les voyageurs visitant Pékin.
Pour visiter le palais d'Eté avec Clio
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