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Le monastère de Shaolin
Berceau du Zen et des arts martiaux
Berceau du Zen et des arts martiaux
Au pied du pic du Centre
Situé dans la province actuelle du Henan, dans le comté de Dengfeng, le monastère est niché dans un cadre idyllique au pied du massif du pic du Centre (Songshan), à une centaine de kilomètres de Luoyang, ancienne capitale impériale de la Chine.

Cette montagne, qui appartient à la géographie sacrée du taoïsme et de la Chine impériale, a toujours attiré de nombreux adeptes issus de toutes les traditions spirituelles du pays. Placé au centre d’un quadrilatère imparfait formé par les pics des quatre autres points cardinaux du territoire de la Chine ancienne impériale, le pic du Centre a toujours été considéré par les Chinois comme la demeure d’un dieu local que des pèlerins sont venus honorer. Au début du IVe siècle, on comptait, au pied du massif, 72 monastères bouddhiques ou taoïstes qui accueillaient moines et pèlerins.

C’est vers la fin du Ve siècle que des moines bouddhistes choisirent d’édifier dans cette région déclarée sacrée, le monastère de Shaolin. Constitué à l’origine d’un simple temple entouré de cellules de moines, Shaolin s’agrandit au fil des siècles et jouit d’une haute réputation sous la dynastie des Tang (du VIIe au Xe siècle). Le terme shaolin, qui signifie littéralement « temple de la forêt du mont Shaoshi », se réfère au nom de l’un des monts du massif du pic du Centre, et à Lin, la forêt adjacente au complexe religieux. Toutefois, il est plus souvent communément appelé « temple de la Jeune Forêt », car shao signifie également jeune.

Naissance du bouddhisme Zen
Avant d’être le foyer du kung fu, le monastère de Shaolin fut le lieu de prédilection d’un personnage hors du commun qui allait profondément marquer l’histoire du bouddhisme, notamment en Chine, au Japon, en Corée et au Vietnam : le moine indien Bodhidharma, fondateur de l’école bouddhique Chan plus connue sous son appellation japonaise de Zen.
Bodhidharma serait venu de l’Inde vers l’an 527 afin de rencontrer à Nankin, à sa demande, l’empereur Wu des Liang (502-549). L'entrevue avec le Fils du Ciel étant demeurée sans lendemain, Bodhidharma se rendit au monastère de Shaolin, récemment établi au centre de la Chine. Pendant neuf ans, il demeurera en méditation profonde dans un ermitage de montagne au-dessus du monastère afin de parachever l’Eveil. Il est dit qu’il médita constamment face à la roche afin de ne pas être distrait par les apparences extérieures. C’est pourquoi, aujourd’hui, au Japon, les moines et laïcs rattachés à l’école Soto Zen méditent face à un mur.

Après avoir atteint l’Eveil, Bodhidharma quitta son ermitage pour enseigner aux moines du monastère de Shaolin, fondant ainsi l’école du bouddhisme Chan qui, rattachée au Grand Véhicule, se répandra progressivement dans l'Empire du Milieu. Quelques siècles plus tard, les Japonais, les Coréens et les Vietnamiens viendront en Chine étudier les techniques propres à cette école afin de les introduire dans leurs pays respectifs. Au Japon, elle deviendra l’école Zen – traduction du mot Chan signifiant « méditation » – connue pour mettre l’accent sur cette pratique, sans pour autant négliger l’étude et les rituels. C’est pourquoi le monastère de Shaolin est tout particulièrement visité aujourd'hui par les bouddhistes japonais qui viennent chaque année par milliers rendre hommage au premier patriarche du Zen, Boddhidharma (Daruma en japonais).

Du bol de moine au bâton de combat…
Tous les amateurs d’arts martiaux connaissent le nom de Shaolin. C’est au sein de ce monastère que se forgèrent, voici 1 400 ans, des techniques de combat particulières qui furent popularisées aux yeux du grand public dans les années soixante-dix par le cinéma de Hong Kong. On ne connaît pas avec précision la date à laquelle les moines de Shaolin se mirent à pratiquer les arts martiaux, mais on sait qu’au début du VIIe siècle, ils participèrent activement à la défense de leur monastère contre des brigands. En effet, cette période de l’histoire de la Chine correspond à une époque troublée au cours de laquelle villages, communautés et individus devaient se défendre pour échapper au pillage et aux violences. Les moines de Shaolin, adeptes de la concentration méditative et de la maîtrise de l’énergie du Qi, surent alors développer un style d’art martial particulier – différent de ceux déjà existants en Chine –, en vue de protéger leur vie et leur monastère. Par la suite, la technique dite de « Shaolin » se répandra à travers le pays.
Aujourd’hui, après les vicissitudes de la Révolution culturelle, le monastère de Shaolin est à nouveau en activité et sa tradition martiale est désormais présentée et transmise au-delà des frontières de la Chine.
Pour visiter Shaolin avec Clio
CH 31 - 18 jours

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