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La nécropole des Ming
Demeures d'éternité
A 45 kilomètres au nord de Pékin, sur une des voies principales qui mènent à la célébrissime Grande Muraille, les treize tombeaux de treize empereurs de la dynastie des Ming sont dispersés sur un espace – clos jadis – de près de 18 kilomètres carrés. Cette merveilleuse nécropole de Zhisan Ling, en chinois, s'élève dans un amphithéâtre naturel répondant aux conditions exigées par les géomanciens, et constitue un des sites incontournables de toute visite de la capitale de la Chine.

La dynastie des Ming (1368 - 1644)

La dynastie des Ming représente, aux yeux de l'étranger, une période d'éclat de la civilisation chinoise. Il est vrai qu'elle s'impose après la domination des Mongols qui n'ont pas bonne presse en Occident, ce qui n'est pas le cas en Chine. Quoi qu'il en soit, à partir de 1350, le pouvoir échappe de plus en plus au khan mongol. Cette crise, très grave, se termine par l'arrivée des Ming qui imposent leur domination pendant près de trois siècles, de 1368 à 1644. L'établissement de la dynastie est la date symbolique de la prise de Pékin par Taizu, le fondateur des Ming, qui poursuivra sa conquête de tout le pays pendant une quinzaine d'années, tout en établissant sa capitale à Nankin. Il réorganise le pays, administrativement et économiquement, notamment en creusant des canaux et en lançant de vastes opérations de reboisement, jetant ainsi les bases de la prospérité future. Il s'intéresse aussi à la législation civile et pénale, en promulguant le fameux Code des Ming, en usage jusqu'à l'écroulement de l'empire en 1911.
Au siècle suivant, Chengzu contribue au prestige de la dynastie, lorsqu'il engage une politique de grands travaux, rénovant le grand canal, voie essentielle pour l'économie chinoise. Les deux faits marquants de son règne restent cependant le transfert de la capitale à Pékin et l'expansion maritime chinoise en direction de l'océan Indien. Le temps des Ming voit la Chine devenir une grande puissance navale, grâce aux jonques de haute mer qui jouent le même rôle que la caravelle en Occident. Ce ne sont pourtant pas les échanges économiques qui intéressent les autorités, mais la volonté diplomatique d'imposer une présence chinoise sur l'ensemble des mers du Sud-Est asiatique.
Après des décennies de stabilité, l'ère Wanli (1573-1619) constitue la dernière grande période des Ming. L'empire noue des relations avec les Occidentaux, comme le rappelle le séjour, à la cour, du père jésuite Matteo Ricci. Il apporte avec lui livres, peintures à l'huile et horloge, et s'émerveille devant le développement en Chine de productions artisanales de haute qualité, comme les soieries et les porcelaines, qui atteignent alors leur apogée. La dynastie des Ming est emportée en 1644, un peu plus de vingt ans après la mort de Wanli. L'endettement des campagnes, devenu chronique, provoque un soulèvement général. Les Mandchous, venus du Nord, en profitent pour prendre Pékin, et adopter le titre dynastique de Qing.

L'allée des Âmes

On accède à la nécropole par une succession d'allées, de portes et de pavillons, qui permettent de préparer le visiteur à l'accès aux tombeaux. La partie la plus spectaculaire est la Voie sacrée qu'il est plus juste de traduire par voie des Esprits ou allée des Âmes. Elle est bordée de statues, érigées en 1435 pour les âmes des morts de lignage royal. On croise douze paires de statues en marbre, représentant des animaux accroupis et debout : lion, xie chi (animal mythique), chameaux, éléphants, qi ling (animal mythique) et chevaux. A leur suite se dressent six effigies géantes de personnages essentiels de l'empire : deux mandarins militaires, deux civils et deux hauts lettrés.

Les tombeaux

En Chine, aujourd'hui comme hier, il faut beaucoup d'audace pour déranger le sommeil des morts, surtout d'empereurs aussi redoutables de leur vivant. Aussi, pendant longtemps, seul le tombeau de Dingling avait été dégagé et fouillé et était ouvert à la visite. Depuis peu, celui de Changling l'est aussi.
Le tombeau de Chanling abrite la dépouille de l'empereur Yongle, mort en 1424. Le plan en est traditionnel : une porte d'accès monumentale débouche sur une première cour, au fond de laquelle une seconde porte ouvre sur une cour plus vaste et la salle des Faveurs éminentes. Celle-ci, d'une impressionnante majesté, occupe une triple terrasse en marbre. Elle était réservée au culte, devant la tablette funéraire de l'empereur. Une troisième cour est fermée par la tour de la Stèle. En arrière, un gigantesque tumulus (340 mètres de diamètre et 1 kilomètre de pourtour) entouré d'un mur d'enceinte servant aussi de chemin de ronde, recouvre les chambres funéraires. Un judicieux éclairage met en valeur le parfait appareillage des murs et des voûtes, et répand une atmosphère en phase avec les mystères de l'éternité.
Le tombeau de Dingling est le lieu de repos de l'empereur Wanli, mort en 1620, le dernier grand souverain Ming. Le plan de son mausolée est identique à celui de Yongle, preuve, par-delà les siècles, de la force de la tradition chinoise. Une fois sous le tumulus, on emprunte un itinéraire fort bien conçu, permettant de suivre les archéologues dans leur progression, avec la difficile ouverture des portes de marbre, et la découverte inattendue d'un véritable palais souterrain. La salle funéraire abrite les cercueils massifs de Wanli et de ses deux épouses, et de très beaux coffres qui renfermaient le trésor. En Chine, le culte des ancêtres fait partie des traditions les plus sacrées. Il n'en est pas de meilleure illustration que la visite de la nécropole des Ming.
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