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La Grande Muraille de Chine
Trois mille ans d'histoire
Une légende
Longtemps, on affirma que la grande muraille de Chine était le seul ouvrage humain visible depuis la lune ! Les scientifiques ont mis fin à cette légende, mais il n'en reste pas moins que cette « huitième merveille du monde » est la plus gigantesque réalisation humaine de tous les temps. Intimement liée à l'histoire de l'empire du Milieu, la Grande Muraille n'est pas l'œuvre d'une période précise et sa construction s'est réalisée en plusieurs étapes échelonnées sur plus de deux mille ans.

La Chine face aux « barbares »
Terre de vieille civilisation, la Chine vit apparaître les premiers bourgs agricoles dès le Ve millénaire avant notre ère. Le IIe millénaire fut celui de la naissance de cités-palais assurant leur maîtrise sur le pays grâce à un armement de bronze, et qui évoluèrent ensuite en petites seigneuries inféodées au « roi-guerrier » de la dynastie des Tchéou. C'est au cours de cette période que l'on constata les premières réquisitions massives de paysans pour la réalisation de grands travaux : irrigation et aménagement de champs en terrasses. La capitale de ce premier « empire » se situait à Hao, non loin de la Xi'an actuelle, mais la cité fut pillée dès 771 par les populations nomades venues de l'Ouest, des « barbares » étrangers à la civilisation chinoise. Les seigneuries, devenues plus puissantes, entrèrent en lutte entre elles – période appelée des « Royaumes combattants » par les historiens chinois – mais durent aussi faire face aux incursions de plus en plus fréquentes des peuples prototurcs des plateaux steppiques qui bordaient la Chine au nord et à l'ouest. Ils les appelaient les Hioung Nou, c'est-à-dire les démons ! S'ils utilisaient encore des armes de bronze, ils disposaient d'une archerie montée très efficace et multipliaient les pillages. Pour défendre leur territoire, les princes chinois, employant les techniques déjà utilisées pour les remparts des villes, construisirent alors des fortins et des murailles en terre battue sur les voies de passage les plus menacées.

Le Premier Empereur
Trois Etats se partageaient alors l'hégémonie sur la terre jaune, l'Etat de Ts'i, dans le Chantoung oriental, l'Etat Tch'ou sur le bas Yang-tsé et le royaume de T’Sin, dans le pays du lœss au nord-ouest. La puissance de l'armée de ce dernier, aguerrie par les contacts fréquents avec les barbares, permit à son roi de soumettre l'ensemble du monde chinois de l'époque à son autorité : en 221 av. J.-C., Ts'in Che Houang Ti –  « premier empereur, originaire de Ts'in » – en devint le maître absolu, pivot du ciel et de la terre. Pour assurer son pouvoir, il démantela la noblesse féodale et organisa une stricte hiérarchie du pouvoir. Chef militaire avant tout, il lutta contre les « barbares », mais sans réellement réussir à les vaincre. Ce fut alors qu'il entreprit de relier les fortifications discontinues en un seul ouvrage continu : la Grande Muraille. Il mobilisa plus de 300 000 soldats et paysans pour édifier un mur de défense doté de tourelles communicant entre elles par des signaux de fumée, reliant les zones naturellement escarpées qui ne furent dotées que de quelques tours de guet, tandis que les points de passage, « les passes », étaient flanqués d'impressionnants ouvrages de défense.

Terre, pierre, brique et... hommes
Longue de dix mille li, soit cinq mille kilomètres, la muraille fut édifiée, selon les ressources locales, en terre battue, parfois renforcée de bois et de lits de roseaux, de pierres ou de briques, crues ou cuites. Mais une muraille n'est rien sans les hommes pour la défendre, et le Premier Empereur, avant les Romains, trouva la solution : il donna aux vétérans de son armée des terres près de la muraille, en faisant des soldats-paysans âpres à défendre leur bien. Après la mort de l'Empereur, sous la dynastie des Han, la muraille joua parfaitement son rôle et la route de la soie put se développer sous sa protection, mais elle ne put jamais arrêter les grandes armées bien organisées, et les Mongols de Gengis Khan, dix siècles plus tard, n'eurent aucune peine à la franchir.

La seconde muraille
Sous la dynastie mongole des Yuan, la Grande Muraille, qui ne présentait plus aucun intérêt pour eux, fut délaissée, mais, à partir du XIVe siècle, sous les Ming puis les Ts'ing, elle fut fortement renforcée, atteignant sur ses principaux tronçons la hauteur de 8 mètres pour une épaisseur à la base de 6,5 mètres, dotée d'un parement de pierre, de tours de guet et d'échauguettes et d'un chemin de ronde, défendue par plusieurs centaines de milliers de soldats. Renforcée et restaurée au XVIIe siècle, ses tronçons préservés restent encore très impressionnants aujourd'hui.
Pour découvrir la Grande muraille avec Clio
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