Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Dazu
trésors de la sculpture chinoise
Au cœur du Bassin Rouge
Entouré de montagnes escarpées atteignent 6 à 7000 mètres, drainé par Yang Tsé, le Bassin Rouge ou Sichuan (Sseutchouan ou "Pays des quatre rivières") fut toujours le lieu de refuge ou le conservatoire de la civilisation chinoise lors des temps de troubles, tels ceux qui contraignirent, au VIIIe siècle, l'empereur Tang, Minghuang, menacé par la rébellion du général An Lushan, à venir s'y réfugier en 755. Il fut naturellement suivi par sa cour et par les artisans et artistes qui étaient à son service et dépositaires du savoir-faire de la Chine centrale et orientale. Le contact avec les traditions du Sichuan donna naissance à un foyer artistique de premier ordre qui connut son apogée au XIIe siècle, notamment sous le règne de l'empereur Gaozong (Kao-tsong), au moment où la figure du bodhisattva Avalokiteçvara – Guanyin en Chine – dominait l'imagerie religieuse. C'est au coeur de cette région, à quelque 80 kilomètres de la métropole ultra-moderne de Chongqing, que se nichent, cachées dans une étroite gorge, que, du VIIe à la fin du XIXe siècle se sont succédé des artistes d'une étonnante virtuosité qui ornèrent les parois de la montagne de dizaines de milliers de sculptures.

Dazu
Découvertes pendant la Deuxième Guerre mondiale et demeurées inaccessibles aux touristes jusqu'aux années quatre-vingt, les grottes de Dazu (Ta-tsou) n'ont fait l'objet d'un rapport scientifique qu'en 1959 . Elles témoignent avant tout du dernier grand élan de ferveur bouddhique dans la Chine des Song. L'abondante statuaire dispersée dans cette région (près de cinquante mille œuvres) traduit en effet l'intention du clergé bouddhique de gagner l'adhésion du peuple en offrant à ses regards, à la place du panthéon traditionnel de divinités abstraites auxquelles il était habitué, des figures plus proches de lui, évoquant les travaux et les jours des villageois du temps. Mais ce prodigieux décor de pierre révèle par ailleurs les tendances syncrétiques de l'époque qui témoigne d'une fusion entre bouddhisme, taoïsme et confucianisme, les trois "religions officielles" de la Chine. Enfin, l'originalité de Dazu réside dans "l'humanisation" des figures divines ou princières : dans la conception nouvelle qui prévaut sous les Song, les figures religieuses traditionnelles, censées exprimer une dignité intemporelle, coexistent avec de véritables scènes de genre valorisant la vie quotidienne.

Beishan
Les sculptures se répartissent dans un rayon de vingt kilomètres autour de Dazu, mais seuls deux ensembles principaux sont ouverts public, ceux de Beishan et de Baodingshan. La colline de Beishan commença à être ornée durant les dernières années de la dynastie des Tang et fut sculptée encore durant deux siècles et demi, jusqu'à la fin des Song du Sud. Le joyau de Beishan est la grotte n°136, dite de "la Roue de l'Univers", avec ses deux bodhisattvas montés respectivement sur un éléphant et un lion.

Le mont Baoding
Le "Mont du Trésor", une profonde vallée en forme d’U, offre une unité de style due au fait que ses treize imposants groupes de sculptures polychromes, illustrations de sutras bouddhiques ont essentiellement été réalisées de 1176 à 1249 à l'initiative du célèbre bonze Zhao Zhifeng qui y attira les plus grands artistes de tout le pays. L'œuvre la plus spectaculaire est le grand bouddha couché de trente et un mètres de long figurant l'entrée du bienheureux dans le Nirvana. Un dragon à neuf têtes crachant l'eau purifiant le petit prince Cakya Muni, une représentation du "Roi-Lumière-Paon", l'une des manifestations du Bouddha suprême Vairocana, les "Trois Preux d'Huayan", l'Avalokitesvara aux 1007 bras tous différents, la roue de la Loi que Mara tient entre ses dents, ou les représentations de l'enfer de Yama constituent autant de trésors de la grande sculpture chinoise. Cependant il est des scènes plus modestes d'une grâce et d'une beauté touchante telles la niche des Buffles et des Vachers, la jeune joueuse de flûte, la paysanne hilare gardant ses poulets, ou la rencontre de deux ivrognes... Chacune de ces scènes est commentée par de grands panneaux couverts d'idéogrammes qui sont pour les historiens une source irremplaçable pour la connaissance de l'histoire du bouddhisme ésotérique en Chine.
Partir en voyage avec Clio
CH 51 - 13 jours

Malgré l’immense barrage édifié sur son cours, le Yang Tsé Kiang se fraye toujours un spectaculaire passage à travers les monts avant de déboucher sur la vaste plaine qu’il fertilise de ses limons : il ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter