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Le désert d'Atacama
La richesse d'un désert
Le pays de l'extrême
Au nord du Chili, la province d'Antofagasta, avec 350 kilomètres d'est en ouest, occupe la partie la plus large de ce pays filiforme. Le voyageur qui se rend, par avion, à Antofagasta ou Calama, ne peut qu'être surpris par cet espace totalement aride – le désert d'Atacama – qui borde l'océan Pacifique et monte progressivement à l'assaut de la cordillère des Andes vers les hauts plateaux étagés entre 2 000 et 4 500 mètres d'altitude, dominés par les cônes altiers aux neiges étincelantes des grands sommets volcaniques du Llullaillaco (6 739 m), du Licancábur (5 915 m) et de l'Ojos del Salado (6 892 m). La position de l'Atacama sous le tropique du Capricorne, sur la façade ouest du continent sud-américain longée par les eaux froides du courant de Humboldt, en fait, avec le Tanezrouft saharien, le désert le plus aride du monde. Seules les zones alimentées par des nappes phréatiques descendues des Andes ou le long du Rio Loa, le seul fleuve exoréique de la région, portent un peu de végétation, acacias épineux et herbes ichu et tola qui permettent le pâturage des lamas. Combinée avec l'altitude du plateau andin, la sécheresse de l'atmosphère lui donne un air d'une transparence exceptionnelle. Il n'est certainement pas de meilleur endroit au monde que la petite ville de San Pedro de Atacama pour contempler la voûte céleste et admirer la Voie lactée. Les astronomes ne s'y sont pas trompés qui ont installé, à 5 640 mètres d'altitude, sur les hauteurs du Cerro Toco, le plus haut télescope du monde.

Des paysages naturels à couper le souffle
Si désert rime souvent avec monotonie, ce n'est pas le cas du désert d'Atacama. La chaîne côtière, la cordillère Domeyko et les hauts plateaux furent, lors des périodes plus humides, profondément entaillés par les torrents en canyons aux flancs abrupts, les quebradas, dont les grès et calcaires prirent, sous l'effet de l'oxydation en milieu désertique, des teintes ocre, rouges, violettes qui leur donnent un aspect grandiose : au soleil couchant, la plus célèbre d'entre elles, la vallée de la Lune, offre un spectacle surréaliste. Au cœur de la région, un vaste bassin d'effondrement, empli ensuite de sédiments d'origine glaciaire, forme une dépression où vinrent se jeter durant des millénaires les eaux des torrents descendants des Andes. Leur évaporation conduisit à l'accumulation d'immenses dépôts salins : le Salar d'Atacama. Efflorescences de sel d'une blancheur insoutenable, concrétions salines, y alternent avec des laisses d'eau saumâtre où réussissent à proliférer des algues microscopiques qui font la provende des flamants roses.

Lagunes et geysers
Sur les hauts plateaux, à plus que 4 000 mètres d'altitude, les lagunas sont des dépressions où se rassemble l'eau de fonte des neiges qui, sous le bleu profond du ciel, prend des teintes irréelles. Au nord du grand salar, la géologie offre aussi un autre spectacle impressionnant, celui des quelque quatre-vingts petits geysers du plateau d'el Tatio qui, entre vapeurs et fumerolles, projettent leurs jets d'eau bouillante chaque matin au lever du soleil sous le regard inquiet des vigognes.

A la marge du monde inca
Malgré un milieu naturel très hostile, l'Atacama fut le siège d'une culture spécifique, différente de celle des Aymaras et des Diaguitas dont les domaines s'étendaient au nord et au sud de la région. Ce ne fut qu'en 1958 que le père jésuite Gustave Le Paige découvrit le site de Tulor qui atteste que, trois mille ans avant notre ère, une communauté d'Indiens atacamais se livrait à une agriculture soignée, à l'élevage des lamas et, surtout, à un important commerce caravanier avec les régions côtières. Plus tard, les Atacamais, pour se défendre des agressions des Aymaras, habitèrent des cités fortifiées telles que la pukara de Quitor, perchée non loin de la rivière San Pedro, qui fut ensuite occupée par les Incas qui, au moment de la plus grande expansion de leur empire, imposèrent leur suzeraineté sur la région de l'Atacama. En 1540, le siège et la prise de Quitor par les conquistadors Fransisco de Aguirre et Pedro de Valdivia sonnèrent le glas du peuple atacamais.

Des richesses inestimables
Trois modestes cités, trois oasis, rassemblent la quasi-totalité de la population de l'Atacama, mais la région est sans conteste l'une des plus riches du Chili grâce à ses ressources minérales. Si, longtemps, les grands salars n'étaient exploités que pour le sel, le XIXe siècle fit du Nord du Chili le plus important fournisseur de nitrates du monde. Depuis le début du XXe siècle, la gigantesque mine à ciel ouvert de Chuquicamata exploite les plus grands gisements mondiaux de minerais de cuivre.
Aujourd'hui, c'est le salar d'Atacama qui revient au premier plan, grâce à ses ressources en lithium – plus d'un quart des réserves mondiales –, métal hautement stratégique dont la demande est en pleine explosion pour la fabrication des batteries de nouvelle génération qui équiperont les automobiles électriques du futur.
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