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Polonnaruwa
Cité de granit à l’ombre du Bouddha
Accrochée à la péninsule indienne comme une perle au cou d'une jolie femme, Ceylan, Sri Lanka – « La Resplendissante », pour la nommer sous son nom actuel – offre une multitude de sites qui révèlent l’influence indienne sur l’île. Polonnaruwa fait partie de ces endroits – comme Angkor – qui reflètent parfaitement l’apogée de la civilisation qui les a vus naître. On ressort fasciné de cet ensemble de temples, palais et sculptures d’une éblouissante qualité, où la jungle, après l’abandon du site, a, peu à peu, repris ses droits, et que le patient ouvrage des archéologues a rendu à sa beauté première.

Le prestige d’une capitale

Polonnaruwa rayonna pendant trois siècles, du XIe au XIIe, sur Ceylan, se transformant en une admirable cité, témoignage de l’un des grands moments de la civilisation cingalaise. Succédant à la dynastie des Chola venus de l’Inde, Vijaya Bahu Ier entre victorieux dans la ville primitive en 1070. La capitale est cependant l’œuvre de deux grands souverains, Parakrama Bahu Ier (1153-1186) et Nissamka Malla (1186-1196). Ce sont eux qui font de Polonnaruwa une merveille architecturale avec ses palais, ses monuments et ses jardins. A la mort du second, une grave période de troubles voit de nouvelles incursions des Tamouls et des querelles de succession interne. Au milieu du XIIIe siècle, Vijaya Bahu IV (1270-1272) réussit à regagner sa capitale. Il s’emploie à remettre en état les systèmes d’irrigation, à restaurer les sanctuaires et à redonner à la ville un dernier lustre avant la chute finale, qui se produit à la fin du siècle, quand la capitale est transférée dans le Sud-Ouest de l’île. Polonnaruwa, abandonnée, s’enfonce dans l’oubli.

Des merveilles à foison

Etendue sur une superficie considérable, Polonnaruwa renferme dans son périmètre une multitude de bâtiments très divers, d’où émergent quelques chefs-d’œuvre emblématiques. A l’entrée de la cité, le visiteur est accueilli par l’altière statue en ronde bosse de Parakrama Ier, érigée non loin du bassin d’irrigation qu’il créa et qui, en raison de ses dimensions, est appelé la Mer du roi. Un peu plus loin, le grand palais dresse toujours une partie de ses sept étages initiaux. Sa salle du Conseil, à laquelle on accède par un porche majestueux, s’élève selon trois paliers dont la surface diminue au fur et à mesure de leur élévation. Le soubassement est orné de frises très vivantes de lions, d’éléphants et de ganas (nains). On arrive bientôt au pied de la fameuse terrasse de la Relique de la Dent (du Bouddha bien sûr) qui supporte quelques-unes des constructions les plus intéressantes. Une tour pyramidale, haute de six étages, s’apparente aux temples-montagnes d’Angkor et était sans doute le quartier des Cambodgiens. Trois édifices aux noms presque semblables retiennent surtout l’attention. Le premier, l’Hatadage ou la « maison des Soixante Reliques » est un sanctuaire destiné à abriter la dent du Bouddha. Vestibule et cella de plan carré sont ornés de reliefs sculptés d’une grande finesse de détail. Le deuxième, le Vatadage, est le plus précieux des trois et un des plus beaux monuments de ce type au Sri Lanka. Cette « chambre circulaire des Reliques » se compose de deux terrasses rondes. Des escaliers de pierres sculptées, flanqués des gardiens du temple et d’une « pierre de lune », seuil semi-circulaire rappelant par sa forme l’astre nocturne, mènent à une plate-forme où s’élève un dagoba, l’équivalent cingalais du stupa indien. L’ensemble, admirable de proportions et de raffinement, fait forte impression. Enfin, l’Atadage, avec ses très beaux piliers ouvragés, complète la série. Avant de quitter la terrasse, il faut encore s’attarder dans le Thuparama, la « maison des Images ». De plan hindou, il abrite dans sa cella une statue de l’Eveillé, qu’un toit voûté en forme d’arche abrite des ardeurs du soleil. On change d’atmosphère en découvrant le Gal Vihara ou reliquaire de la Pierre noire, qui est peut-être le site le plus émouvant de Polonnaruwa. C’est en tout cas le plus grand ensemble rupestre du pays et un des hauts lieux, toujours vivants, de la ferveur bouddhiste. Deux statues gigantesques, dégagées en ronde bosse du granit, ressortent du lot de sculptures. Debout, fermement campée sur ses pieds, la première, haute de sept mètres, a les bras croisés sur la poitrine. Certains y reconnaissent Ananda, le disciple du Bouddha, ou alors le Maître lui-même, dans l’attitude de « celui qui se lamente sur les souffrances des autres ». Le traitement des boucles des cheveux ainsi que le piédestal orné de fleurs de lotus fait pencher la balance pour cette identification. Vient ensuite le majestueux Bouddha Parinirvana, figure emblématique de Polonnaruwa. Il déploie ses quatorze mètres au pied d’une falaise de granit, d’un gris éléphant. Allongé sur le côté droit, la tête appuyée sur un oreiller qui porte le symbole de la roue de vie, il semble davantage plongé dans un profond sommeil que dans la mort, magnifique illustration du nirvana atteint par le maître, au prix de successives « extinctions volontaires de soi ». C’est cette image, toute de sérénité, que l’on emporte en quittant Polonnaruwa.
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