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Anuradhapura
La première capitale cinghalaise
Le conservatoire de la foi bouddhique
La légende rapportée dans la chronique du Mahavamsa, veut que ce fût le jour même de la mort du Bouddha historique, au début du Ve siècle avant notre ère, qu'un groupe de disciples débarqua sur l'île de Ceylan. Dans l'épopée du Ramayana, Ceylan est le domaine du démon Ravana, le ravisseur de Sita. Peuplée de tribus australoïdes dont descendent les Veddas d'aujourd'hui, l'île fut effectivement abordée par les Indiens du Nord, au Ve siècle av. J.-C., qui y importèrent, sinon leur langue, au moins l'usage de nombreux termes sanskrits. Ce ne fut cependant qu'à l'issue du ~IIIe siècle que le bouddhisme fut réellement introduit à Ceylan lorsque Mahendra, le fils du grand empereur indien Ashoka, convertit le roi Tissa qui régnait depuis la petite cité d'Anuradhapura. Le roi donna à la petite communauté de moines qui s'était immédiatement formée, un pavillon royal qui deviendrait le monastère Mahavihara. Mahendra fit alors mander sa sœur, Sanghamittā, qui arriva de Gaya, en Inde, avec une relique du Bouddha, une omoplate, qui fut enchâssée dans un stupa, et une pousse de l'Arbre de l'Eveil qui prospère encore aujourd'hui, ce qui en fait peut-être le plus vieil arbre du monde ! Les enseignements bouddhiques furent traduits en langue pali et, lorsqu'au siècle suivant se développa en Inde la nouvelle école bouddhique du Grand Véhicule – le mahayana –, Anurhadapura devint le conservatoire de l'enseignement originel, « l'ancienne école » ou theravada.

Ceylan entre dans l'Histoire
La foi bouddhiste devint rapidement le trait d'union entre le peuple et une monarchie dont le pouvoir était tempéré par l'influence des moines, et une grande période de développement commença au ~IIe siècle, sous la dynastie de Vijaya. La réalisation de grands travaux de maîtrise de l'eau, la construction de grands barrages et de plus de mille kilomètres de canaux d'irrigation donnèrent au royaume une nouvelle prospérité qui lui permit d'étendre son aire d'influence. Cette période fut cependant troublée par l'arrivée d'une nouvelle population venue d'Inde méridionale, les Tamouls qui s'établirent dans le Sud de l'île et disputèrent même le pouvoir au roi cinghalais. Mais la succession des dynasties et les ingérences de plus en plus fréquentes des royaumes d'Inde du Sud ne mirent pas un terme à la prospérité d'Anuradhapura. Au IVe siècle, la ville était enclose d'une enceinte de près de 80 kilomètres de périmètre et elle rivalisait avec les plus grandes métropoles du monde. Cette richesse permit aussi de faire appel aux artistes, sculpteurs, architectes, peintres, médecins, philosophes qui firent d'Anuradhapura, mille ans durant, l'un des plus brillants foyers intellectuels de l'Inde ancienne ; mais, en 993, la conquête par le roi Chola Rajaraja, mit sur le trône une nouvelle dynastie qui transféra sa capitale à Polonnaruwa. Anuradhapura tomba alors dans l'oubli et fut envahi par la jungle. Ce ne fut qu'au XIXe siècle que, redécouvert par les Britanniques, le site fut remis en valeur et que la cité renaquit.

La ville sainte
Dans un décor tropical, la ville s'étend toujours entre les grands réservoirs qui furent creusés au début de notre ère, le Nuwara Wewa et le Tissa Wewa, bordé par les anciens « jardins du Plaisir royal ». La visite du parc historique commence naturellement par une révérence au vieux banian, le Sri Maha Bodhi. Non loin de là subsistent les quarante rangées de quarante piliers du Palais de bronze, le monastère construit par le roi Dutugemunu, et qui comptait, dit-on, mille chambres ornées d'argent et de pierres précieuses. Le site d'Anuradhapura est constellé de stupas de toutes formes et de toutes époques, des dagoba en cinghalais. Le plus ancien et le plus précieux, qui abrite la relique du Bouddha, le Thuparama, fut reconstruit au XIXe siècle, mais le Ruwanweli Seya, le dagoba Abhayagiri et, surtout, le Jetavanarama, le plus grand de Ceylan avec ses 120 mètres de diamètre, rivalisent de majesté à côté d'innombrables édifices plus modestes, mais tout aussi charmants. La maîtrise des sculpteurs du IVe siècle est parfaitement illustrée par le Samadhi Bouddha, représenté dans la position de méditation, qui dégage une remarquable impression de sérénité. On retrouve cette élégance dans les bas-reliefs sculptés dans la roche du temple rupestre Isurumuniya et des élégants bassins qui le jouxtent : frise d'éléphants enjoués, nains bouffons, guerrier au repos assis près de son cheval et, surtout, le célèbre groupe des Amoureux qui s'inscrit dans la plus pure tradition de la sculpture gupta. L'entrée du pavillon Ratna Prasada, le « Palais de gemmes », est toujours gardée par un roi naga de pierre, qui présente le vase d'abondance et une branche fleurie, symbole d'une paix et d'une prospérité millénaire...
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CEY 31 - 11 jours

Les échos les plus lointains du Ramayana évoquent Ceylan comme un univers resplendissant. Cette île enchanteresse continue à fasciner par la profusion de ses couleurs, de ses richesses culturelles, artistiques, ... Découvrir ce voyage
 

 
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