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Le lac Tonlé Sap
Un phénomène unique au monde
Une mer intérieure dans l'Asie du Sud-Est

A une vingtaine de kilomètres d'Angkor, l'immense et exceptionnel complexe emblématique de la civilisation khmère, le Tonlé Sap (littéralement « Grand Lac ») est une des merveilles naturelles d'Asie. Par sa superficie, il constitue le plus grand réservoir d'eau douce du Sud-Est asiatique, et une ressource indispensable pour les populations qui vivent sur ses berges. Le lac tire son nom d'une petite rivière d'à peine 100 kilomètres de long, qui prend souvent l'aspect d'un petit canal, et qui le relie au seigneur des fleuves de la région : le Mékong. Naviguer sur cette vaste étendue liquide, s'arrêter dans les villages de pêcheurs qui se sont établis sur ses rives, admirer le patient travail des paysans qui cultivent le riz, les pieds dans l'eau et la tête sous un chapeau qui les protège du chaud soleil du Cambodge : c'est là une approche indispensable à qui veut saisir dans toute sa quotidienneté la vie du peuple cambodgien, si attachant.


Un système hydraulique unique au monde

La rivière Tonlé Sap est le lieu d'un phénomène unique en son genre. Durant six mois de l'année, elle inverse son cours pour remonter vers le nord. En effet, au printemps, les eaux de fonte de l'Himalaya, couplées aux pluies saisonnières, augmentent à tel point le cours du Mékong qu'une partie de ce surplus finit par se déverser dans la rivière, coulant alors de l'aval vers l'amont !
Recevant progressivement ces eaux, le lac commence à s'étendre. A la fin de la saison humide, il couvre jusqu'à dix fois son périmètre initial et atteint une profondeur de douze mètres. Il occupe alors près d'un septième du territoire cambodgien (1,5 millions d'hectares). A partir de novembre, quand arrive la saison sèche, le courant s'inverse à nouveau. Le lac se vide alors progressivement, comme se viderait une baignoire dont on aurait retiré la bonde pendant quelque temps. En février, la superficie a considérablement rétréci et ne couvre plus qu'un cinquième de sa surface maximale, soit 300 000 hectares. Un tel mode de crue et de décrue offre trois avantages majeurs. En premier lieu, il limite de façon naturelle les inondations dans le delta du Mékong, au Vietnam. Ensuite, il est à l'origine d'une part plus que substantielle de la production rizicole au Cambodge. Enfin, il crée pendant une demi-année la zone de pêche intérieure la plus riche au monde, avec pas moins de dix tonnes de poissons au kilomètre carré. On estime que pas moins de quatre millions de personnes seraient tributaires du lac pour gagner leur vie et se nourrir et que, bien que le Cambodge bénéficie d'une large ouverture côtière sur le golfe du Siam, trois quarts des poissons pêchés dans le pays proviendraient du Tonlé Sap. Face à ces modifications de superficie spectaculaires, certaines espèces se sont adaptées, tel le poisson-chat « marchant » qui peut survivre plusieurs heures à l'air libre. De février à mai, la pêche est l'activité quasi unique des habitants du lac. Pour éviter les conflits, les terrains sont divisés en parcelles et loués. Quand les eaux se retirent, elles laissent une campagne environnante recouverte d'une couche de boue humide, riche en alluvions, idéale pour la riziculture. Les paysans y plantent alors une espèce de riz spécifique au Tonlé Sap, à tige haute (jusqu'à 6 mètres !) et à croissance rapide. Elle pousse en eaux profondes, en suivant la montée du flot, protégeant ainsi ses grains de l'humidité.


Une vie traditionnelle

Sur la rivière, les villages s'égrènent régulièrement. Ils sont faits le plus souvent de maisons sur pilotis, parfaitement adaptées à la variation de la hauteur de l'eau, dans lesquelles s’entassent des familles entières, qui, lors du passage d'un bateau, sortent à l’extérieur pour saluer les visiteurs de la main. D’autres familles, plus modestes, habitent simplement sur de petits bateaux décorés d’énormes yeux sur la coque avant. Chacun vaque à ses occupations quotidiennes, faisant la nourriture, le lavage de ses vêtements et sa toilette directement dans l’eau brunâtre du lac. On croise également des pêcheurs qui tentent d’attraper leur repas du soir avec leurs énormes filets qu'ils lancent sans se lasser. Les heures passent, et ce sont pourtant toujours les mêmes sourires et les mains qui se lèvent pour saluer. La vie semble rythmée par l’eau et tout ce qui s’y passe. Tout à coup, on débouche sur l'immense étendue liquide. De petites maisons apparaissent ici et là. Ce sont les maisons-flottantes de Tonlé Sap. Non pas des bateaux-maisons cette fois, mais bien de vraies maisons, et des commerces installés à la surface du lac. Des gens y vivent et se déplacent en barque pour rejoindre leurs voisins. Aujourd’hui, les habitations sont là, dans quelques jours elles seront probablement ailleurs. C’est ainsi que, jour après jour, la vie s'écoule sur le Tonlé Sap, la vie d'hommes et de femmes vivant en harmonie avec un cours d’eau puissant, s’adaptant à celui-ci plutôt que d’essayer de le modifier pour l’adapter à leurs besoins.
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