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Bantea Srei
La citadelle des Femmes
Le royaume d'Angkor
Héritier du lointain royaume de Fou-Nan qui, le premier, entreprit le drainage des terres amphibies du moyen Mékong, puis du royaume de Chen La, qui fut marqué par une forte influence culturelle et religieuse indienne, la dynastie d'Angkor naquit réellement lorsque le souverain Jayavarman II installa, en 802, sa capitale à Angkor, non loin du grand lac Tonlé Sap. La réalisation de grands travaux de drainage et d'irrigation permit au nouveau royaume de produire plus de denrées qu'il n'était nécessaire pour nourrir sa population et il connut une prospérité sans égale dans le monde du Sud-Est asiatique. Dès le Xe siècle naquit une véritable structure urbaine et chacun des souverains, qui étaient pratiquement assimilés à des démiurges, fut divinisé – avec le titre de devaraja ou Roi de la montagne. Ils édifièrent des temples qui étaient dédiés à une divinité du panthéon indien, le plus souvent Shiva ou, à certaines périodes, à Vishnou ou au Bouddha, et qui étaient en même temps temples dynastiques. Construits en grès rouge sur des soubassements de latérite, inspirés dans leur architecture des temples hindous, mais aussi des constructions locales antérieures en bois, les prasat, qui élancent vers le ciel leurs toitures en étages superposés, atteignirent à Angor Vat ou Angkor Thom des dimensions imposantes. Cependant, leur beauté repose avant tout sur l'élégance et le raffinement de leur décor sculpté, véritable chef-d'œuvre des artistes khmers.

Banteay Srei
Situé à 25 kilomètres des temples d'Angkor, le temple d'Içvarapura, connu sous son nom moderne de Banteay Srei (la « citadelle des Femmes ») ne fut découvert dans la jungle qu'en 1914 par un officier du service géographique français, le lieutenant Marec, qui signala la présence de remarquables sculptures en haut-relief représentant, comme à Angkor, des apsaras, ou danseuses célestes. Henri Parmentier, l'archéologue auquel on doit la fondation de l'Institut de préservation d'Angkor, en fit une première étude dès 1916. Cependant, ce fut un fait divers qui attira particulièrement l'attention sur ce temple. En effet, en 1923, André Malraux, encore jeune homme, séduit par la beauté de ces apsaras, découpa et emporta quatre d'entre elles qui furent remises en place après qu'il eut été arrêté à Phnom Penh ! Dès 1924, l'Ecole française d'Extrême-Orient commença à dégager le temple et à en effectuer l'anastylose. Le déchiffrage des inscriptions permit d'en retracer l'histoire.

Une double naissance
Dédié à Shiva sous l'appellation de Tribhuvanamaheśvara, le « seigneur suprême des trois mondes » et abritant un linga, le temple d'Içvarapura est le seul de l'ensemble d'Angkor qui n'ait pas été l'œuvre d'un souverain. Achevé en 967, il avait été édifié à l'initiative de Yajnavaraha, un riche conseiller du roi Rajendravarman II qui fut aussi le précepteur du futur roi Jayavarman V. Au cours du XIe siècle, il fut largement remanié et agrandi. Au nord de l'axe principal fut ajoutée une série de gopuram consacrés à Vishnou. Il fut confié ensuite, en 1119, au brahman Divakarapandita qui le dédia à nouveau exclusivement à Shiva.

Le joyau de l'art khmer
Abandonné à la fin du XIVe siècle, comme la plupart des temples angkoriens, Banteay Srei fut remarquablement restauré par l'équipe d'Henri Marchal. Loin des grandioses réalisations royales, la taille modeste de ce complexe et l'équilibre de ses masses architecturales en font l'une des créations les plus parfaites de l'art khmer. La délicatesse inégalée de ses sculptures est en partie due à la nature du grès rose – un quartz arénite – qui combine une grande résistance à l'érosion et une texture fine et régulière permettant aux sculpteurs de le tailler « comme on travaille le bois de santal ». Les frontons historiés, les rinceaux et les merveilleuses apsaras ne creusent guère la pierre que de quelques centimètres et, cependant, les artistes ont su leur donner un relief saisissant, tout en courbes élégantes. Les centaines de mètres de frises qui décorent les murs d'enceinte, les galeries qui longent la voie processionnelle, les frontons des gopuram et le temple, illustrent le panthéon hindouiste dans la tradition indienne. Shiva et sa monture, le taureau Nandi, y côtoient Indra, monté sur un éléphant tricéphale, le dieu Ganesh, et Vishnou, représenté sous la forme de Narahimsa, le dieu Lion, vainqueur des asuras (démons). Une scène figure l'enlèvement de Sita, l'épouse de Rama, par le démon des forêts Viradha. Quant au fronton de la porte ouest, l'un des plus remarquables, représentant l’épisode du Mahabharata où les asuras Sunda et Upasunda se disputent l'apsara Tilottama, il est aujourd'hui l'un des joyaux du musée Guimet.
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