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Angkor Thom
Entre mystère et fascination
Angkor
Avec ses vastes esplanades, ses cours, ses galeries pourtournantes, ses innombrables et gracieuses sculptures et l'harmonie de l'ordonnancement de ses édifices autour du temple central qui s'élève comme une pyramide cruciforme dont les tours d'angle renforcent l'aspect altier, le temple d'Angkor Vat représente certainement l'achèvement de l'architecture khmère classique. Si le visiteur s'émerveille devant tant de perfection, c'est l'envoûtement et le mystère qui le saisiront lorsqu'il abordera le complexe d'Angkor Thom et le temple du Bayon qui en occupe le centre géométrique. Il est en effet constellé de dizaines de tours sculptées d'immenses visages. L'expression énigmatique, impénétrable, de ces visages tous identiques paraît exprimer tout à la fois détachement, impassibilité, bienveillance, compassion, dans un regard qui semble traverser la réalité du monde pour regarder au-delà de l'horizon. S'agit-il du portrait du roi Jayavarman VII ou du bodhisattva de la compassion universelle, Avalokiteshvara ?

La cité de Jayavarman VII
Angkor Thom ne se résume pas au seul temple du Bayon, il s'agit d'une ville royale, au centre de l'immense cité qu'était Angkor aux XIIe et XIIIe siècles, au cœur d'une région patiemment aménagée, drainée et irriguée par un système complexe de réservoirs et de canaux et dont la production agricole faisait la richesse. Mais, de cette cité, il ne reste aujourd'hui que les temples construits de pierre et quelques maigres vestiges des palais et des quartiers d'habitation qui étaient de matériaux plus périssables. Depuis la fin du IXe siècle, la dynastie khmère avait élu le site d'Angkor pour capitale. La ville était organisée selon un schéma inspiré de la cosmologie hindoue, avec des temples-montagne symbolisant le mont Méru, et vouée conjointement aux divinités Shiva et Vishnou, souvent intimement liées sous la forme composite de Hari-Hara. Progressivement, un culte fut rendu au roi et à la divinité en une forme fusionnelle, le devaraja, le dieu-roi. Mais lorsqu'en 1177, la ville fut prise et pillée par les Chams, ennemis héréditaires des Khmers, nombreux furent ceux qui crurent que les dieux les avaient abandonnés. Le prince Jayavarman, qui avait été évincé du pouvoir tenu par l'usurpateur Tribhuvanadityavarman et qui s'était réfugié dans la clandestinité, parvint à chasser les Chams et à monter sur le trône en 1181. Il était alors âgé de 61 ans, mais, bien qu'atteint de la lèpre, il allait encore régner une trentaine d'années, période qui est considérée comme l'apogée de la puissance d'Angkor. Faisant raser une partie du centre de la cité, n'épargnant que le temple du Baphuon, œuvre de Udayadityavarman II (1050-1066), il fit édifier avec une hâte incroyable, une nouvelle ville royale, enclose dans un mur d'une douzaine de kilomètres, comportant le palais royal, une vaste esplanade, bordée de la terrasse des éléphants et de la terrasse du roi lépreux, remarquablement sculptées. Le chemin qui menait à la ville était une allée bordée de naga sculptés, se référant aux anciennes légendes de fondation remontant à l'époque du royaume de Chen-La et au mythe hindouiste du barattage de la mer de lait.

Le Bayon
Temple bouddhiste mahayaniste, palladium de la cité, temple dynastique et mausolée de Jayavarman VII, le Bayon est un édifice massif, à la silhouette confuse, hérissé de quarante-sept tours portant les cent soixante-dix-sept visages du dieu-roi, fascinant, mais loin de la pureté architecturale des autres monuments d'Angkor. Le décor sculpté du Bayon est, en revanche, d'une facture remarquable. Une longue frise, véritable livre d'Histoire, illustre, avec beaucoup de vivacité et de réalisme, les combats menés par les Khmers contre les Chams, source inépuisable d'enseignement pour les historiens, agrémentés de petites scènes de la vie quotidienne. Jayavarman VII, fervent bouddhiste, était cependant tolérant vis-à-vis de l'hindouisme, mais il n'en était pas de même de sa femme Jayarajadevi et ce fut certainement sous son influence que furent sculptées des représentations d’un éléphant, emblème du bouddhisme, piétinant le taureau Nandi, la monture de Shiva... Si les fils de Jayavarman VII poursuivirent son œuvre, l'avènement de Jayavarman VIII en 1243 s'accompagna d'une forte réaction shivaïte : les statues bouddhiques furent retaillées en linga et le taureau piétina cette fois l'éléphant...
En 1431, sous la pression des Thaïs, Angkor fut abandonné. C’en était fini de l'Empire khmer et, si Angkor Vat fut encore entretenu par des moines, la ville de Jayavarman fut abandonnée à la jungle...
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