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A qui veut aborder la Bulgarie sans risque, avec toutes les chances de percevoir l'essence d'un pays attachant, on ne saurait souhaiter meilleure entrée en matière que Sofia. La capitale offre les clefs qui permettent ensuite de pénétrer plus avant dans le pays. Il ne faut pas se fier à ce qui, en elle, rappelle l'Occident : son histoire, comme la vie de ses habitants, a vite fait de révéler qu'elle confine à l'Orient dont elle fut longtemps la porte...

Thrace, romaine, ottomane et... bulgare
Situé sur la grande diagonale qui, de Vienne et Belgrade à Istanbul, relie l'Europe au Proche-Orient, le bassin de Sofia a toujours bénéficié de sa position de carrefour. Pourtant, un mystère demeure quant à l'origine de la ville : pourquoi la tribu thrace des Serdes a-t-elle choisi d'édifier sa capitale dans la plaine, loin d'un cours d'eau, et non sur les contreforts du mont Vitocha qui, l'hiver, offre à la ville l'horizon neigeux de sa calotte ? L'explication coule de source, si l'on ose dire... le cœur vivant de la Serdica antique, ce sont ses eaux thermales ! Les Romains, experts en la matière, ne s'y trompent pas : ils savent en profiter pour équiper la ville d'un remarquable système d'adduction d'eau qui est à l'origine de sa renommée. Dans la foulée, ils la dotent de tout ce qui constitue une cité romaine digne de ce nom : temples, basilique, thermes bien sûr. Trajan lui décerne le titre d'Ulpia puis, au IIIe siècle, Aurélien en fait la capitale de la Dacie inférieure.
Sa prospérité est telle que, au moment de consacrer définitivement la fracture entre Orient et Occident, Constantin hésite, dit-on, à la choisir pour seconde Rome. Plus tard, il faut toute l'autorité de Justinien pour établir de nouveau sur la région, malmenée par les avancées des Goths, le pouvoir de l'Empire byzantin. Au VIe siècle, le grand empereur ordonne l'érection d'une église qui, à l'instar de celle de Constantinople, célèbrera la gloire de la sagesse divine. Sainte-Sophie est née et, huit siècles plus tard, elle donnera son nom à la ville.
Conquise par les Slaves bulgares, Serdica passe tout un long Moyen Age dans un rôle relativement secondaire. A peine a-t-elle enregistré son nom nouveau de Sofia que les troupes du sultan ottoman la submergent et la conquièrent.
Ville turque, Sofia n'est plus qu'une capitale provinciale d'un empire qui s'étend du Danube à l'Euphrate et au Nil. Pourtant, peu à peu, le sentiment national bulgare vient à bout des résistances turques : en 1878, devenue capitale d'une Bulgarie nouvelle, Sofia entame une ascension qui ne s'est pas démentie depuis, malgré les vicissitudes de l'histoire du XXe siècle.

Des trésors à dénicher
Dominant un vaste espace aéré au centre de la ville, les coupoles dorées de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski illuminent l'horizon et ne peuvent échapper à l'attention de personne : c'était le vœu des autorités bulgares qui en décidèrent l'édification au lendemain de la première guerre mondiale. Il s'agissait de doter le pays d'un édifice dont les dimensions et les matériaux rehausseraient le prestige du petit Etat balkanique. Effet réussi ! Malgré une certaine lourdeur, le bâtiment s'est imposé au point de faire aujourd'hui partie intégrante de la silhouette de la capitale bulgare et il renferme des trésors. Une crypte accueille en effet les plus belles œuvres qu'ait produites l'art religieux en Bulgarie. Visages émaciés, fonds d'or, tendresse un peu raide : les icônes médiévales rayonnent...
Tout à côté de la cathédrale, Sainte-Sophie rappelle qu'elle a transmis jadis son nom à la ville tout entière. Tout, dans son architecture, rappelle qu'elle est une des plus vénérables églises paléochrétiennes des Balkans. Trois nefs, une abside et un narthex, une coupole haute et large à la croisée du transept : très tôt, en Bulgarie, le plan en croix latine fait son apparition, en provenance de l'Asie Mineure. Quelques pas vers l'ouest suffisent pour atteindre le périmètre de l'antique Serdica thrace et romaine. Rien d'étonnant, alors, à ce que, au milieu d'une cour intérieure banale, on découvre les murs de briques et la coupole solide de la rotonde Saint-Georges. Elle a été bâtie au IVe siècle, lors de l'embellissement de l'Ulpia Serdica romaine. Son histoire se révèle très mouvementée. Un temps thermes romains ou martyrium, elle devient église sous les Byzantins puis mosquée sous les Ottomans. Les archéologues modernes ont dénombré pas moins de cinq couches de fresques superposées sur ses murs intérieurs, preuve d'une intense dévotion courant jusqu'au XIVe siècle.

Sage, mais vivante !
Il ne faut pas trop se laisser abuser par le nom de la capitale bulgare ou par la raideur un peu statique de ses monuments officiels éclectiques, tantôt viennois, néo-byzantins, staliniens ou de verre et d'acier. La vie est ailleurs. Dans les marchés, irisés de tomates, pastèques et poivrons. Dans les parcs, où, sous les frondaisons à peine tendres, les Sofiotes viennent profiter des premières lumières du printemps, dans l'agitation des cafés où les interjections des clients laissent transparaître une longue présence orientale faite de contacts directs et chaleureux. C'est bien là, au cœur de Sofia la faussement sage, que la complexe histoire bulgare, façonnée par tant de brassages nourriciers, trouve sa cristallisation la plus pure.
Pour visiter Sofia avec Clio
BUL 32 - 12 jours

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