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Salvador de Bahia
Baroque et sensuelle
C'est l'âme du Brésil que l'on peut saisir à Salvador de Bahia, car la grande puissance émergente célébrée par les financiers et les investisseurs ne peut se résumer à ses seules performances économiques. Faite d'héritages portugais, amérindiens et africains, riche de ses excès baroques et des débordements festifs du carnaval, une autre manière d'être au monde se dévoile ici. Dans cette grande métropole du Nordeste, le voyageur curieux est, certes, ébahi par le dynamisme contemporain du Brésil, mais il est aussi séduit par le magnifique patrimoine réuni dans la première capitale de l’ancienne colonie portugaise. Il y découvre aussi, en y flânant, de jour comme de nuit, l’atmosphère si particulière de cette ville où la sensualité se mêle aux rires et aux couleurs, où danse et musique entretiennent un climat de fête perpétuelle.

Salvador, capitale économique du Nordeste

Avec son agglomération de 3,5 millions d’habitants, le troisième port du Brésil occupe l’entrée de la fameuse « Bahia de todos os Santos ». Il regroupe l'un des plus importants complexes pétrochimiques du pays, de grandes usines d’automobiles, des entreprises d'informatique, une université fédérale prestigieuse, un grand aéroport international et constitue, après Rio de Janeiro, le deuxième pôle touristique du pays. Salvador apparaît donc comme une capitale économique et culturelle et il n’est peut-être pas nécessaire de passer par São Paulo pour apprécier la formidable énergie qui émane aujourd'hui du géant sud-américain.

Salvador, les trésors du baroque

Pendant deux cents ans, entre le milieu du XVIe et le milieu du XVIIIe siècle, Salvador, perchée sur son haut rocher – un horst granitique dressé à l’entrée de la baie –, a été la ville la plus peuplée, la plus riche et la plus vivante du Brésil. Tous les grands seigneurs laïcs ou religieux vivaient dans la capitale de la colonie, dont la richesse résidait dans la production des plantations de canne à sucre qui l'entouraient, mais aussi dans l'extraction de l'or, des diamants et des pierres précieuses découverts dans le sous-sol de l'arrière-pays. C’est à Salvador que débarquèrent, au cours de ces deux siècles, les dizaines de milliers d’esclaves africains dont le travail permit à la grande cité d'établir sa fortune. Ingénieurs, architectes et artistes, venus d’abord du Portugal puis nés ensuite dans la colonie, bâtirent des églises et des monastères sculptèrent des statues de saints ou des décors de chaires, réalisèrent de somptueux habits sacerdotaux ou des chefs-d’œuvre d'orfèvrerie. C'est grâce à ces générations d'artistes que l'on peut s'extasier devant le ruissellement d'or de l’église Saint-François-d’Assise et que l'on peut admirer des dizaines d’autres sanctuaires, dispersés dans une ville où ils seraient, dit-on, aussi nombreux que les jours de l’année.
Salvador est, par ailleurs, riche de nombreux musées, notamment celui d’art sacré ou ce musée Carlos Costa Pinto qui fait découvrir à ses visiteurs le luxe et le raffinement qui accompagnaient l'existence de l’aristocratie sucrière des XVIIe et XVIIIe siècles.
Mais il convient d'ajouter le musée afro-brésilien dont le fonds permet de mieux cerner la part qui revient à l'Afrique dans l'identité si particulière de la métropole du Nordeste.

Salvador l’Afro-Brésilienne religieuse, païenne, festive

La Capoeira, cette danse-lutte des Africains, le Candomblé et ses divinités, ses « orixas » ses « terreiros », lieux de ses cultes, l’Umbanda, cette religion propre au Brésil qui mêle éléments catholiques, indiens et surtout mythologie et panthéon africains font que Salvador apparaît comme le lieu par excellence de tous les métissages. Ces diverses pratiques ont été longtemps le masque des cultes, jadis interdits mais pratiqués aujourd’hui par la majorité des habitants qui les intègrent à leur foi catholique. Immense fête populaire, le carnaval prend ici l'importance d'un symbole sacré et des groupes de musique « Axé », – liée aux rites du candomblé et née à Salvador dans les années quatre-vingt – rythment et accompagnent les danses, les rires et les chants de la foule des participants. Un carnaval dont on peut imaginer qu'il se prolonge toute l'année, tant la musique, la danse et la fête apparaissent comme des expressions spontanées de ce peuple doux, rieur et sensuel.
Une sensualité originaire d’Afrique, mais aussi d’Orient, ce dont témoignent les épices fortes et nombreuses d’une gastronomie qui peut surprendre le voyageur, qui aurait tort de passer à côté d’un délicieux vatapa mariant le lait de coco aux crevettes, au gingembre et à l'huile de palme ou de ne pas se laisser tenter par un « acarajé », ce beignet vendu dans les rues par de superbes Bahianaises vêtues de blanc.
Pleinement entrée dans la modernité que révèlent ses nombreux gratte-ciel, Salvador demeure, dans le même temps, la ville où se reproduit au quotidien une fête baroque et colorée, surgie d'une histoire originale qui correspond à une part de l'identité brésilienne.
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