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Rio de Janeiro
Le chef-d'œuvre de Dieu
La plus belle baie du monde ?
La baie d'Along, celles de San Francisco, de Vancouver, de Sydney ou de Naples : quelle est la plus belle baie du monde ? Nombreux sont ceux qui citeront la baie de Rio de Janeiro. La baie de Guanabara, pour lui donner son véritable nom, est si profonde que le navigateur portugais Gaspar de Lemos, qui la découvrit le 1er janvier 1502, pensait qu'il s'agissait d'une rivière et l'appela donc « rivière de Janvier » : Rio de Janeiro. Quel ne dut pas être l'émerveillement d'Amerigo Vespucci, qui était du voyage, devant le paysage extraordinaire de ces pitons granitiques – les morros – pointant au-dessus de douces collines couvertes d'une forêt tropicale. Isolé comme une sentinelle à l'entrée de la baie, le Pain-de-Sucre domine de près de quatre cents mètres la baie et la ville. On y accède aujourd'hui par téléphérique et il n'est pas de meilleur lieu pour apprécier la beauté du site où le vert émeraude des collines contraste avec le bleu profond de l'océan et le blanc éclatant de ses plages de sable fin. Tout aussi impressionnante est la vue s'offrant depuis le sommet du Corcovado qui s'élève à 700 mètres au-dessus de la ville, dominant les plages d'Ipaména et de Copacabana. Le Corcovado est devenu aussi célèbre et emblématique de la ville de Rio que le Pain-de-Sucre depuis 1931, quand fut inaugurée l'immense statue du Christ rédempteur qui la couronne. Œuvre du sculpteur français Paul Landowski et, pour sa structure en béton, de l'ingénieur Albert Caquot, couverte de stéatite blanche, sa silhouette aux bras en croix de trente-huit mètres de haut, semble confirmer la phrase que l'on prête aux Cariocas : «  Dieu est l'artiste, et Rio, son chef-d'œuvre. »

Du bois à l'or
Les Portugais, déçus de ne pas trouver d'or, délaissèrent cette terre nouvelle, ce qui permit aux Français de se lancer dans le grand commerce du « bois de braise », le bois de teinture rouge, le pau-brazil. Les Portugais reprirent cependant leurs droits et, après deux ans de durs combats, chassèrent de Rio les Français en 1567. Le gouverneur Mem de Sá choisit alors de développer la ville sur les hauteurs du Morro do Descando, place forte ceinte de remparts et défendue par une batterie de canons. Les terres alentours furent alloties en immenses exploitations – les sesmarias – qui s'adonnèrent à la culture de la canne à sucre, nouvelle richesse du Brésil qui enrichit les grandes familles aristocratiques. Rio comptait alors 8 000 habitants dont deux tiers d'esclaves noirs et indigènes. Devenue capitale du Brésil en 1763, Rio se transforma en une véritable ville, alimentée en eau par le monumental aqueduc de style romain, l'Arcos, qui demeure aujourd'hui au cœur de la ville. Puis ce fut l'ère de la ruée vers l'or découvert dans le Minas Gerais, suivie de celle du café, du coton et du cacao. En 1822, le Brésil devint un royaume indépendant sous la houlette de Pierre Ier, fils du roi du Portugal Jean VI. Des milliers de maisons furent construites, les rues éclairées et pavées, des fontaines installées. Les quartiers se différencièrent alors et les riches bourgeois se firent construire de magnifiques résidences dans le quartier de São Cristóvão.
A la fin du XIXe siècle, un nouveau miracle se produisit : la mise au point du procédé de transformation du latex de l’hévéa braziliensis en caoutchouc fit la fortune des régions amazoniennes avant qu’elles ne subissent la concurrence du latex malais. Tramways hippotractés, bateaux à vapeur assurant la navette sur la baie, construction du théâtre Saint-Jean et de l'académie des Beaux-Arts, aménagement du célèbre jardin botanique : Rio devint une ville opulente, dont la richesse faisait même tourner la tête des Européens. Offenbach, dans un air célèbre de La Vie parisienne, créée en 1866, fait chanter à l'un de ses personnages : « Je suis Brésilien, j'ai de l'or et j'arrive de Rio Janeiro »...

La mégalopole
Au XXe, les populations plus pauvres occupèrent les collines périphériques qui se couvrirent d'habitations précaires : les favelas. Bien que la capitale eût été transférée, en 1960, à Brasilia, Rio poursuivit sa croissance et dépasse maintenant les dix millions d'habitants. Ville trépidante, exubérante, toute en contraste, on peut passer des plages fréquentées de jour comme de nuit, aux quartiers de style néo-colonial, traverser la floresta da Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde, en plein cœur de la ville. A l'émerveillement né de ces visions hors du commun, il faut encore ajouter l’extraordinaire richesse de la vie populaire, faite d'exubérance qui atteint son paroxysme lors du célèbre carnaval, mais toujours empreinte de cette poésie irréductible qui transparaît dans les écrits de Jorge Amado ou de Paulo Coelho.
Pour visiter Rio de Janeiro avec Clio
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