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La capitale de la Birmanie (aujourd’hui Myanmar), en dépit de la taille imposante qu’elle a atteinte et de la modernité qui la gagne progressivement après des décennies d’assoupissement, se décline toujours en deux teintes aux reflets étincelants. L’or éclatant de ses pagodes, dont la prestigieuse Shwedagon, la plus spectaculaire, et le safran des robes des moines, omniprésents dans la ville. Ces couleurs vives et chaudes sont à l’image du peuple birman : hospitalier et chaleureux, caractères que les récents bouleversements politiques et l’ouverture à la démocratie laissent enfin éclater au grand jour.

La jeune capitale d’un pays ancien
Quand, en 1752, Alaungpaya restaure une dynastie birmane après que le pays a été divisé pendant des décennies, il marque symboliquement sa prise de pouvoir : il fait de la presqu’île de Rangoon sa capitale. Après la prestigieuse Pagan, dont les vestiges éblouissants s’élèvent dans la plaine centrale, après Mandalay, couverte de temples et de pagodes, la petite ville se prépare un destin national qu’elle a maintenu jusqu’à nos jours. Ses origines sont pourtant anciennes et religieuses. Ce sont celles, cinq siècles avant le Christ, d’une simple colline abritant un site hindou fréquenté par les marchands venus de la côte d’Orissa. Un site bouddhique n’y est attesté qu’au début du IIe millénaire. Dagon est alors un lieu de pèlerinage qui ne s’anime qu’au moment de la grande foire annuelle, avant que la prestigieuse pagode ne s’élève en son centre au XIVe siècle. Alaungpaya est le premier à fortifier un établissement urbain, en 1757, après avoir reconquis le delta de l’Irrawaddy sur les Môns, au terme d’une lutte de huit siècles. Il le rebaptise Yangon, ce qui signifie « la fin de la guerre », ce même nom que la capitale a retrouvé aujourd’hui. Un port est aménagé, qui devient vite le lieu des premiers échanges commerciaux avec les Européens. Quand les Britanniques, dans leurs conquêtes asiatiques, en font leur centre administratif, Rangoon ne compte que 10 000 habitants. Un siècle plus tard, elle a multiplié sa population par cinquante. Aujourd’hui, elle compte 5 millions d’habitants et elle ne cesse d’étonner par son profond mélange de tradition et de modernité. Dans ses vieux habits hérités de la colonisation, parfois décrépits, parfois fraîchement repeints, la capitale du XXIe siècle est bien vivante et se transforme. Elle bruisse des cris des rabatteurs pour taxis collectifs, de ceux des vendeurs d’eau qui cognent leur gobelet métallique contre le seau. Elle s’enflamme des couleurs chatoyantes des longyi, le vêtement traditionnel birman. Elle respire les odeurs des spécialités culinaires vendues à tous les coins de rue, dans une perpétuelle animation. Chaque ruelle introduit dans un monde différent, avant qu’une pagode ne vous offre un silence respectueux…

Des pagodes
La pagode Sule, avec son stupa doré, semble une Shwedagon en réduction. Elle aussi abrite de précieuses reliques offertes, dit l’histoire, par le roi de Ceylan, deux siècles après le nirvâna du Bouddha. La pagode de Botagaung, située près du Strand, l’agréable artère qui est comme la vitrine de Rangoon sur le fleuve, présente la particularité d’être creuse, avec six salles formant une étoile autour du sanctuaire central, et de renfermer un cheveu de l’Eveillé. Toutes deux dressent comme une couronne éclatante à la gloire de la Shwedagon.

La Shwedagon, un monde en soi
C’est la merveille de Rangoon et la fierté de tous les Birmans. Comment rester insensible face à cet ensemble monumental d’escaliers et de terrasses qui partent à l’assaut d’un stupa gigantesque, irradiant ses ors sombres dans le soleil couchant ? La légende veut que la pagode primitive ait été élevée pour abriter huit cheveux du Bouddha. L’histoire, elle, se confond avec les luttes qui opposèrent Môns et Birmans pour le pouvoir sur le delta du fleuve. La fonction royale imposait la protection du bouddhisme. Ainsi, à partir du XIVe siècle, le stupa primitif ne cessa-t-il d’être embelli par les rois. Régulièrement, sa taille fut augmentée, jusqu’à atteindre plus de cent mètres de nos jours ; régulièrement, il fut redoré, jusqu’à acquérir cette chaude patine un peu mate. Il a reçu aussi un hti en or, l’ombrelle qui sert d’ornement terminal, avec ses centaines de clochettes qui tintinnabulent dans le vent. Rien n’est plus impressionnant que l’approche du stupa par un des quatre escaliers qui permettent au visiteur de gravir la colline sur laquelle est bâti l’ensemble, et d’accéder ainsi à la vaste plate-forme rectangulaire où il trône. Les détails de sa structure sont tous symboliques. Sa base, octogonale, est entourée de soixante-quatre pagodons. Trois terrasses s’y superposent, dont la première est cernée de soixante-quatre petits stupas et de quatre plus grands. Viennent alors la grosse cloche, le turban, un bol à aumônes renversé, une fleur de lotus puis une partie imitant le bourgeon d’un bananier. L’ombrelle, surmontée d’une girouette, est encore dominée par un globe en or incrusté de plus de quatre mille diamants, rubis et saphirs : ultime dévotion sous le sceau d’une insigne richesse. Il ne reste plus qu’à se laisser prendre par l’atmosphère quasiment magique de la Shwedagon, au milieu des bonzes et des offrandes, dans le son des cloches et l’odeur des parfums capiteux.
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BI 31 - 16 jours

Ancien fleuron de l'Empire des Indes britannique, la Birmanie devenue indépendante a renoué avec une Histoire longue et complexe qui vit les Birmans venus du Nord s'imposer aux nombreuses minorités – ... Découvrir ce voyage
 

 
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