Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Pindaya
Et le bouddhisme birman
Au pays des robes safran
S'il est un pays dans le monde où le bouddhisme semble omniprésent, c'est bien la Birmanie. Dans ce pays où 89 % de la population est bouddhiste, partout dans les villes comme les villages, on peut voir le matin la longue file des moines en robes safran qui vont en quête des aumônes de riz qui constitueront leur unique repas de la journée. Immense dôme doré ou simple stupa, chaque sommet de colline est couronné d'une pagode, chaque foyer possède sa petite statue du Bouddha, dans l'angle le plus sacré de la maison. Les jeunes Birmans ont pratiquement l'obligation de séjourner au moins deux fois quelques mois dans un monastère et l'on estime le nombre de moines, permanents ou temporaires accueillis par les monastères à près de huit cent mille... plus que le nombre de jeunes sous les drapeaux !

L'école des Anciens
L'enseignement de Gautama Siddharta, le Bouddha historique qui vécut à la charnière des VIe et Ve siècles av. J.-C. se répandit d'abord en Inde, puis, peu après le règne du grand empereur Ashoka, se diffusa vers Ceylan avant d'être adopté par les Môns du royaume de Dvaravati, situé dans le Sud de la Birmanie actuelle. Se référant aux premiers écrits bouddhiques – les Tipitaka – rédigés en langue pali, les Môns se maintinrent à l'écart de l'évolution qui vit naître, au début de notre ère, le courant mahayana – le « Grand Véhicule » – qui mettait l'accent sur le rôle d'intercession de bodhisattva sauveurs. Fidèles essentiellement aux quatre saintes vérités fondamentales du bouddhisme primitif – la Vérité de la douleur (duhkha), la Vérité de l’origine de la douleur, la Vérité de la cessation de la douleur et la Vérité de la Voie qui mène à la cessation de la douleur –, ils sont désignés sous le nom de theravada, école des Anciens où, par leurs détracteurs hinayāna ou « petit véhicule ».

Anavratha
Installé depuis un siècle au cœur de la Birmanie, dans la plaine de l'Irrawadi, le peuple birman s'était constitué un royaume prospère à Pagan lorsqu'en l'an 1056 leur grand roi Anavratha fut converti au bouddhisme theravada par Shin Arahan, un bonze Môn. Le souverain Môn de Tathön lui ayant refusé de lui procurer un exemplaire du Tipitaka, Anavratha s'empara de son royaume et de ses ministres, artisans, moines et savants qu'il amena à Pagan. L'adoption de l'écriture Môn, la construction des premières grandes pagodes allaient donner au royaume de Pagan un nouvel éclat.

L'art bouddhique birman
La rencontre entre les traditions artistiques des Pyu, qui avaient précédé le royaume de Pagan, des Chinois du Nan Choa, puis des Môns, influencés par l'art cinghalais, et plus tard des Thaïs, a donné naissance à un art spécifique qui s'exprime à travers de remarquables peintures murales, mais surtout dans la sculpture en bronze à la cire perdue.

Pindaya
Au cœur de l'Etat Shan, la petite cité de Pindaya est dominée par une haute falaise calcaire dont la paroi recèle plusieurs grottes naturelles, et la plus grande d'entre elles, Shwe OO Min, renferme plus de huit mille bouddhas, dorés à la feuille pour la plupart, une forêt de statues et un véritable musée ! Selon la légende, le nom de Pindaya signifierait : « J'ai eu l'araignée ». En effet, une araignée géante se serait emparée de sept princesses qu'elle aurait enfermées dans la grotte. Un prince, armé d'un arc et de flèches, tua l'araignée et épousa la plus jeune des princesses... On ignore encore pourquoi la grotte devint un sanctuaire bouddhique. Les travaux du grand historien birman Than Tun ont montré, par l'étude du style des statues, que la grotte ne servit à cet usage qu'à partir du milieu du XVIIIe siècle. Les statues les plus anciennes remontent à l'époque de la dynastie Konbaung (1752-1885), celle du troisième empire birman. La présence d'un certain nombre de statues dont le style ressort du bouddhisme mahayana permet d'émettre la supposition que la grotte ait pu, à l'origine, servir de cachette pour les statues vénérées par une secte du grand véhicule qui aurait été persécutée. Le lieu est toujours révéré et, chaque année, des fidèles, et même certains touristes, apportent de nouvelles statues. De l'entrée de la grotte, on admire le magnifique paysage de la verdoyante vallée de Pindaya et du lac Pone Ta Loke. Le village a conservé, grâce au tourisme, son activité traditionnelle de fabrication de papier à base de fibres de mûrier, servant à fabriquer des ombrelles traditionnelles. Et pourquoi ne pas profiter d'un passage dans cette région où prospèrent les arbres fruitiers pour goûter le savoureux « vin de prune » local ?
Pour visiter Pindaya avec Clio
BI 31 - 16 jours

Ancien fleuron de l'Empire des Indes britannique, la Birmanie devenue indépendante a renoué avec une Histoire longue et complexe qui vit les Birmans venus du Nord s'imposer aux nombreuses minorités – ... Découvrir ce voyage
Chronologie de la Birmanie
La Birmanie
De Pagan au Myanmar

Généralement réduites à la chronique des difficultés rencontrées par une célèbre dissidente, les informations relatives à la Birmanie diffusées par les ...
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter