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Pagan
La cité aux mille pagodes
Pyus, Môns et Birmans

La vaste plaine de l'Irrawaddy qui forme l'axe majeur de la Birmanie est bordée, au nord, par les monts des Kachin qui atteignent 6 000 mètres mais ne forment pas une barrière infranchissable. L'histoire de la Birmanie ancienne est celle d'une série de migrations de peuples, certainement venus des confins chinois du Yunnan, qui s'installèrent dans le bassin du fleuve. Ainsi, au début de notre ère, les Pyu, population de langue tibéto-birmane, qui fondèrent des petites principautés urbaines, dont la plus prestigieuse fut Sri Ksetra.
Au sud se trouvaient les Môn, cousins des Kmers autour de la cité de Thaton, puis, plus tard à Pegu. De culture évoluée, les Môn étaient bouddhistes, essentiellement de l'école du Grand Véhicule et élevaient des stupas dans la tradition architecturale indienne.
Dès le IIe siècle, des tribus birmanes s'étaient infiltrées dans l’Arrimaddana, la région fertile de Pagan. Ils entrèrent en contact avec les Mons et adoptèrent leur écriture et les rudiments du bouddhisme et de l’hindouisme.
Au début du IXe siècle, près du confluent de l’Irrawaddy et de la Chindwin, se forma l’embryon de ce qui devint l’un des royaumes les plus brillants de l’histoire birmane : le royaume de Pagan, connu également sous son nom indien d’Arimaddanapura, peuplé de Pyu et de Chan.

La naissance du royaume de Pagan

Ces populations birmanes formaient une confédération de dix-neuf villages, vénérant chacun leur propre génie tutélaire, ou Nat. En 849, selon la tradition, les dix-neuf villages se rassemblèrent en une seule cité et choisirent de vénérer un seul Nat commun, sous la forme d’un couple divin situé sur le mont Popa. Cependant, le bouddhisme Mahayana se répandit rapidement, particulièrement sous sa forme tantrique.
Sous le règne du chef Pyinbya, les dix-neuf villages s’enfermèrent dans une enceinte unique de brique, pour former l’ébauche d’un Etat. Au début du XIe siècle, le pouvoir, aux prises avec des querelles de succession, rencontra bien des difficultés pour s’affermir, jusqu’à l’avènement d’Anawratha en 1044. Personnage semi-légendaire, il est cependant le véritable fondateur de l’hégémonie birmane. La puissance de son royaume reposait certainement d’abord sur une meilleure maîtrise de l’irrigation, capitale dans cette région sèche de la plaine de l'Irrawaddy. Anavratha réussit à conquérir le royaume Môn de Thaton, devenant ainsi le premier souverain à régner sur l'ensemble de la Birmanie. Il déplaça la famille royale à Pagan, ainsi que tous leurs artisans et les érudits Môn. C'est ainsi qu'il rencontra le moine Shin Arahan qui le convertit au bouddhisme du theravada, le Petit Véhicule. Naturellement, Anavrahta imposa sa croyance à son peuple. Il noua également des relations avec le roi Vijayabāhu de Ceylan qui lui envoya une réplique de la dent du Bouddha.

Les « dix mille pagodes »

La conjugaison d'une période, exceptionnelle dans l'histoire de la Birmanie, de paix intérieure, d'une grande prospérité économique et de cette foi nouvelle se traduisit rapidement par une floraison architecturale, et l’on vit Pagan s’orner de près de cinq mille édifices religieux, faisant suite à la première pagode de Shweizigon, où est conservée la réplique de la dent du Bouddha. De nos jours, il subsiste encore huit cents de ces monuments, stupas et temples. L’architecture en fut largement influencée par l’exemple de Tathön, avant de prendre des caractéristiques birmanes spécifiques. Les stupas présentent souvent la particularité d’être juchés sur d’immenses socles à gradins, et les toits passent progressivement de la forme d’obus à celle de cloche. Les temples sont généralement supportés par une pyramide à gradins, référence à la montagne divine de Meru, centre du monde dans la conception cosmologique indienne. Les plans en sont variés, mais présentent toujours un couloir de circumambulation. Après la mort d’Anawratha, ses successeurs réalisèrent des sanctuaires de plus en plus colossaux où se mêlent des techniques héritées des Pyu, tel l'arc à claveaux, des décors inspirés de Ceylan, des formes empruntées au Bengale ainsi que des décorations et peintures de style khmer. Mais dépenses somptuaires, querelles de sectes et difficultés de succession affaiblirent le royaume de Pagan à la fin du XIIe siècle et celui-ci ne put résister longtemps aux coups portés par les Mongols. En 1287, Temür Oldjaitu, petit-fils de Koubilaï et futur empereur, s'empara de Pagan et ravagea la cité, mais en épargnant les stupas puisqu'il était bouddhiste. Soumis aux Mongols, les rois de Pagan abandonnèrent la ville, marquant ainsi la fin des deux « siècles d'or » de la Birmanie qui nous ont laissé un joyau architectural hors du commun.
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