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D'une capitale à l'autre
Au centre de la Birmanie, la vaste plaine semi-aride qui est parcourue par l'Irrawady fut le centre successif de plusieurs Etats, au gré des migrations et des affrontements entre les peuples. Après le déclin du royaume pyu de Sri Kshetra, au sud de la région, puis l'effondrement au XIIIe siècle, sous les coups des invasions mongoles, du brillant royaume birman de Pagan, le centre du pouvoir se déplaça vers le nord, à la limite du plateau montagneux qui couvre la partie orientale de la Birmanie. En 1364, la nouvelle dynastie Shan choisit le site du confluent de la rivière Myintge, sur la rive gauche de l'Irrawady, pour établir sa nouvelle capitale, Ava, ou Ratanapura. Bien qu'Ava ait été capitale à plusieurs reprises jusqu'en 1837 et que les Britanniques faisaient souvent référence à la monarchie birmane comme « la cour d'Ava », il n'en reste aujourd'hui que peu de vestiges, si ce n'est le beau monastère de briques stuquées de Maha Aung Mye Bonzan. Sur l'autre rive du fleuve, Sagaing ne conserve également de son éphémère statut de capitale, de 1760 à1764, qu'un semis de temples et monastères dans un charmant paysage de collines. Toujours dans la banlieue actuelle de Mandalay, empruntant un bateau sur l'Irrawadi, on peut encore découvrir dans le petit village de Mingun les surprenants vestiges d'une gigantesque pagode de brique, inachevée, que le roi Bodawpaya voulait être la plus grande du monde. Suivant le pas lent des chars à bœufs, on découvre encore, dans cette capitale jamais advenue, l'imposante cloche de bronze destinée à la pagode et, surtout, la pagode Myatheindan qui est un remarquable exemple d’une construction symbolique représentant le mont Meru, montagne sacrée de la mythologie hindoue. Enfin, d'Amarapura « l'Immortelle », fondée en 1783 par le roi Bodawpaya, il ne reste, après les incendies et les guerres, qu'un merveilleux pont de teck franchissant le lac voisin, le pont U-Bein...

Le roi Mingoun et Mandalay
Le grand roi Mindon régna de 1853 à 1878. Les Anglais venaient de s'emparer de la Basse-Birmanie et Mindon s'érigea en défenseur du « cœur immortel » de son pays. Roi moderne et progressiste, passionné de technique, administrateur avisé, il voulut recentrer la Birmanie autour d'une nouvelle capitale et fonda Mandalay en 1857. Fervent bouddhiste, il comprit que cette religion était la plus solide armature du pays. Il enrichit d'abord sa capitale de pagodes toutes plus remarquables les unes que les autres. Sur le sommet de la colline, dominant le grand complexe du palais royal, entouré de douves et conçu à l'imitation de la Cité interdite, un immense bouddha debout montre de sa main droite tendue la cité qui doit marquer l'avènement du bouddhisme sur terre. C'est dans cet esprit que Mindon fit construire les sept cent trente stupas du monastère Kuthodaw qui renferment des stèles gravées des écrits du Tipitaka, le canon du Ve concile bouddhique. La plus fréquentée des innombrables pagodes de Mandalay est, cependant, la Mahamuni qui recèle un bouddha assis de quatre mètres de haut que l'on dit être d'une haute antiquité et que les fidèles recouvrent inlassablement de milliers de feuilles d'or.
Mandalay aujourd'hui
Le centre géométrique de cette ville, la seconde de Birmanie, qui compte maintenant plus d'un million d'habitants, reste occupé par l'emplacement du palais royal qui fut, malheureusement, ravagé par les flammes durant la seconde guerre mondiale. Seul un pavillon – le Shwenandaw – qui avait été déplacé à la fin du XIXe siècle, nous donne encore une idée de la véritable dentelle de teck qui constituait les pavillons du palais. Si Mandalay est devenue une ville moderne comportant, autour de son marché, des quartiers coloniaux et des constructions modernes, il suffit de flâner dans la ville et ses faubourgs pour retrouver les aspects les plus traditionnels de la Birmanie. De la longue file des moines vêtus de tissus safran qui reviennent au monastère après leur quête matinale aux modestes logis des pêcheurs de l'Irrawady, ou des nautoniers qui mènent sur le fleuve les radeaux de fûts de teck ou de poteries, des batteurs d'or aux fondeurs de bronze à la cire perdue, des jeunes enfants tressant des fascines de bambou aux tailleurs qui proposent sur les marchés des longis, la jupe traditionnelle portée tant par les hommes que les femmes, Mandalay offre encore au voyageur d'étonnants exemples de traditions vivantes.
Pour visiter Mandalay avec Clio
BI 31 - 16 jours

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