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Le lac Inlé
Un microcosme unique
La « Suisse birmane »
Pays tropical d'Asie du Sud-est, à la frange du monde indien, la Birmanie offre des paysages contrastés, mais si la vaste plaine de l'Irrawadi qui constitue l'axe méridien majeur du pays connaît des périodes de chaleur parfois étouffante alternant, au rythme des moussons, avec des épisodes de pluie torrentielle, il est une région dont le climat est proche de l'idéal. Les territoires qui se situent dans la partie est de la Birmanie sont appelés « plateau » Chan, mais il s'agit, en fait, de hautes collines dont l'altitude se situe globalement entre 800 et 1 200 mètres. La température y est donc modérée par l'altitude et on n’y connaît pas de période de grande sécheresse. Couverte d'une végétation sempervirente où la forêt alterne avec de vertes prairies et les rizières, le l’Est du plateau Chan fut surnommé la « Suisse birmane » par les Britanniques qui venaient y chercher un climat reposant après les touffeurs de Rangoon.

Le pays des Chan
Toute la péninsule indochinoise fut le théâtre, pendant plus d'un millénaire, de migrations de peuples venus des régions montagneuses du Sud de la Chine. Si, dès la première moitié du Ier millénaire, des peuples tibéto-birmans vinrent s'installer, à côté des Môn, dans la plaine de l'Irrawadi, ce fut au XIIIe siècle que, chassés du Yunnan, les Chan, apparentés par leur langue aux Thaï, descendirent la vallée de la Salouen et vinrent occuper la région qui porte maintenant leur nom. La cohabitation avec les autres peuples de Birmanie ne fut pas toujours pacifique et les Chan affrontèrent à plusieurs reprises l'ethnie dominante des Birmans aussi bien que les Kachin des hautes montagnes du Nord.
Agriculteurs industrieux, ils entretiennent soigneusement les terrasses irriguées qu'ils ont aménagées à flanc de colline où ils produisent riz , maïs et arachide, mais, malgré les recommandations des agronomes, pratiquent aussi la culture sur brûlis du thé et du café. De nombreux arbres fruitiers, surtout des pruniers, apportent également un complément de ressource tandis qu'une partie de la population se livre à un artisanat de haute qualité : poterie, laque et sculpture sur bois.

Les Intha du lac Inlé
La région ouest du plateau Chan recèle un véritable joyau de la nature, le lac Inlé. Situé à 880 mètres d'altitude, il draine l'eau d'un vaste bassin versant qui s'écoule ensuite par la rivière Nam Pilu, mais sa profondeur n'est que de quelques mètres. Le peuple Intha, de l'ethnie Cham, choisit de s'installer et de vivre, non seulement sur ses berges, mais aussi sur le lac même ! Bien sûr, il n'est pas exceptionnel en Asie de voir des maisons de bois et de bambou construites sur pilotis, mais les Intha du lac Inlé sont pratiquement les seuls, avec, peut-être, les Uros du lac Titicaca au Pérou, à aménager des jardins flottants sur les eaux du lac, montant et descendant au gré des variations de niveau. Ancré sur des bambous plantés dans la vase, un tapis fait de racines et d'algues tressées piège le limon en suspension dans l'eau et forme progressivement un véritable radeau sur lequel prospèrent courges, tomates, pommes de terre, soja, produits d'une culture hydroponique avant la lettre !

La vie sur le lac Inlé
Malgré les problèmes récents d'eutrophisation, les eaux du lac Inlé restent très poissonneuses et la pêche y est une activité majeure, mais, là aussi, les Intha font preuve d'originalité. Les pêcheurs se déplacent sur des barques qu'ils manœuvrent d'une manière unique au monde : debout sur une jambe à l'arrière de leur barque, ils godillent à l'aide d'une rame unique autour de laquelle ils enroulent l'autre jambe. Ils attrapent les poissons à l'aide d'une nasse conique qu'ils posent sur le fond de vase. L'élégance de leurs mouvements, le graphisme de la nasse, font des pêcheurs du lac Inlé l'une des images les plus marquantes pour le voyageur et pour... l'amateur de photographie ! Chaque jour, des centaines de barques chargées de légumes, de poulets ou canards vivants, de barils de lessive, de vêtements, de balais, de récipients en plastique... souvent menées, de manière classique, cette fois, par les femmes, convergent vers l'un des villages sur pilotis pour l'effervescence d'un marché flottant qui a gardé tout son charme traditionnel. Les Intha sont pratiquement tous bouddhistes, du courant Théravada, et la plus importante île du lac abrite l'imposante pagode Phaung Daw U Kyaung, qui renferme cinq petites statues du Bouddha que l'on dit avoir été rapportées de la péninsule malaise, au XIIe siècle, par le roi Alaungsithu. Objet d'une constante dévotion, elles sont aujourd'hui informes, tant elles ont été recouvertes de feuilles d'or par les fidèles. Chaque année, elles sont, au cours d'une grande procession, menées sur la barque sacrée, vers la petite ville de Nyaung Shwe, où était autrefois le siège royal.
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