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Le Kunsthistorische Museum de Vienne
Magnifique héritage des Habsbourg
Inauguré le 17 octobre 1891 par l’empereur François-Joseph, le Kunsthistorische Museum abrite de prestigieuses collections d’œuvres d’art, accumulées entre le XVIe et le XIXe siècle par les princes de la dynastie des Habsbourg. A la différence d’autres grands musées, il ne prétend pas offrir à ses visiteurs une vision exhaustive de l’histoire de l’Art, mais, fidèle à l’esprit de ses illustres fondateurs, perpétue la tradition des anciens cabinets de curiosité. Edifié en même temps que le musée des Sciences naturelles auquel il fait face selon un plan symétrique, il contient quantité de chefs-d’œuvre, souvent sans équivalent dans d’autres collections. En même temps, certaines écoles majeures n’y sont pas ou à peine représentées. Ici, peu de maîtres français ou anglais, encore moins de primitifs italiens, mais parmi les plus beaux tableaux de l’école vénitienne du XVIe siècle, du Baroque italien, de l’école flamande du XVIIe siècle, sans oublier les primitifs allemands et flamands, autant de merveilles qui consacrent définitivement le Kunsthistorische Museum comme l’un des plus beaux temples de l’art européen.

Un édifice bâti sur le Ring

Le Kunsthistorische Museum fait partie des majestueux édifices conçus dans la seconde moitié du XIXe siècle pour border le tout nouveau Ring, ce boulevard circulaire destiné à entourer le centre historique de Vienne. S’il fut dessiné dans un style néo-renaissant avant tout par Gottfried van Semper, il doit sa décoration intérieure à Karl Hasenauer qui en confia l’exécution aux meilleurs artistes du temps, notamment à Gustav Klimt. Au terme de vingt ans de travaux, fut ainsi révélé au public un écrin architectonique digne des trésors princiers, eux-mêmes partagés entre la collection égyptienne et orientale, les antiquités grecques et romaines, la glyptothèque, les objets d’art, le cabinet des médailles et, surtout, l’incomparable galerie de peinture.

Une histoire commencée il y a cinq cents ans

L’histoire des collections impériales remonte à Maximilien Ier (1459-1519) qui, le premier parmi les Habsbourg, s’attacha à réunir des œuvres d’art. Par la suite, l’archiduc Ferdinand II de Tyrol (1529-1595), fils de l’empereur Ferdinand Ier, rassembla au château d’Ambras, près d’Innsbruck, pas moins de mille portraits de personnages illustres. On y trouve déjà des pièces exceptionnelles à l’exemple du portrait de Charles IX de François Clouet ou des Portraits d’un courtisan d’Henri VIII et de sa femme par Hans Holbein. Pour autant, le choix des œuvres demeure conditionné par des préoccupations généalogiques et c’est seulement avec l’avènement de Rodolphe II (1552-1612) que l’emportent les critères stylistiques. Car c’est en esthète que ce monarque mélancolique et sensuel fonde à Prague, en son château de Hradcany, l’un des plus riches cabinets d’art du temps. Aujourd’hui encore, le Kunsthistorische Museum de Vienne s’enorgueillit de posséder, grâce à lui, douze tableaux de Bruegel, dont les Chasseurs dans la neige et plusieurs œuvres majeures de Dürer, comme le Martyre des dix mille chrétiens. La guerre de Trente Ans porta cependant un coup fatal aux collections de Rodolphe, dont les tableaux furent, pour la plupart, détruits ou emportés par les Suédois en 1648.

La passion de la collection

C’est l’archiduc Léopold-Guillaume (1614-1662), gouverneur des Pays-Bas et frère de l’empereur Ferdinand III, qui renoua avec la passion de la collection propre à sa lignée et constitua, avec environ 1 400 tableaux, le véritable noyau du futur Kunsthistorische Museum. En 1649, l’exécution de Charles Ier d’Angleterre fut suivie à Anvers de la mise en vente de ses œuvres d’art, et Léopold-Guillaume en profita pour se procurer un très grand nombre de tableaux vénitiens du XVIe siècle, dont la célèbre Jeune Fille à la fourrure de Titien. Mais il se passionna aussi pour les peintres flamands : ceux de son temps comme Rubens, David Teniers le Jeune, ou encore les primitifs tels Van Eyck, von der Goes, Memling. De retour à Vienne, ces trésors accumulés furent installés dans le palais du Stallburg. L’héritier de cette précieuse pinacothèque, l’empereur Léopold Ier (1640-1705), l’enrichit à son tour d’œuvres majeures – notamment les portraits d’infants de Vélasquez et la Vierge à la prairie de Raphaël – à la faveur de ses mariages successifs avec Marguerite-Thérèse d’Espagne, puis avec une princesse de Médicis, à l’origine du transfert d’un grand nombre d’œuvres florentines.

Au XVIIIe siècle, Charles VI incarna par excellence la figure du prince collectionneur, mais c’est sous le règne de Marie-Thérèse que furent acquis la Vierge au rosaire du Caravage et le retable de saint Ildefonse de Rubens, ancienne propriété des jésuites dont l’ordre venait d’être supprimé. En monarque éclairé, Joseph II ouvrit les collections au public après les avoir déplacées au Belvédère, et l’on doit ensuite à François-Joseph la fondation du Kunsthistorische Museum, dans le cadre d’aménagements urbains conçus à la gloire de la Vienne impériale. Au début du XIXe siècle, Napoléon fit, certes, emporter en France près de quatre cents tableaux, dont quarante ne furent jamais rendus à l'Autriche, mais en dépit des guerres et de l’instauration d’un nouveau régime en 1918, le Kunsthistorische Museum n’a jamais cessé d’incarner le goût des Habsbourg, les différents conservateurs s’étant toujours appliqués à cultiver, par leur politique d’acquisitions, l’esprit des anciennes collections.
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