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Etchmiadzin
Capitale sirituelle de l'Arménie
Un dimanche à Etchmiadzin
Cœur d'Etchmiadzin, la place Komitas, du nom du grand musicologue arménien, est bordée par une esplanade où s'élève la structure moderne du monument aux victimes des massacres de 1915. Elle s'ouvre sur un vaste parc ombragé où, l'été, les habitants d'Etchmiadzin aiment à flâner sous les frondaisons. Chaque dimanche matin, cependant, une foule tranquille emprunte la grande allée qui mène à la cathédrale, siège de l'Eglise apostolique arménienne. La plus grande des églises du pays n'est pas imposante, mais retrouve dans sa sobriété et la chaleur de son tuf volcanique aux nuances ocre et dorées, le charme des ces innombrables petites églises à l'architecture délicate qui parsèment l'Arménie. Cependant, le voyageur qui vient ici pour la première fois, s'étonne de ne voir qu'une petite partie des fidèles entrer dans la cathédrale, les autres se rangeant de part et d'autre de l'allée qui mène, dans l'axe du portail, jusqu'à la porte de Tiridate. Plus loin, se dresse le Catholicossat, sobre édifice du XVIIe siècle, en parfaite harmonie avec la cathédrale. Soudain, le silence se fait. Deux haies de prêtres portant chasuble noire et étole rouge, suivis de moines encapuchonnés, se forment le long de l'allée. Le Catholicos de tous les Arméniens sort enfin de son palais pour aller, en sa cathédrale, célébrer la messe en arménien classique – le grabar – selon la liturgie de saint Grégoire l'Illuminateur, rythmée par les chants splendides des moines et d'un chœur de jeunes filles coiffées d'un foulard de dentelle blanche, le balancement des encensoirs et scandée par la fermeture et l'ouverture de l'immense rideau rouge frappé d'une croix pattée sur champ de rinceaux à feuilles courbes, qui isole le chœur de la nef lors de la consécration.

Ici est descendu le Fils unique
Nouvelle capitale de l'Arménie, fondée au IIe siècle par le roi Vagharshak, la ville de Vagharchapat était le lieu d'un important pèlerinage à un temple consacré à la déesse persane Anahita. La légende veut que Grégoire l'Illuminateur qui, après avoir été longuement persécuté, avait fini par convertir le roi Tiridate IV au christianisme, vît apparaître Jésus à l'emplacement où il devait édifier la première basilique du royaume. La ville prit alors le nom d'Etchmiadzine : « Ici est descendu le Fils unique ». Modeste basilique voûtée, la cathédrale de saint Grégoire fut agrandie et adopta le plan cruciforme au Ve siècle, puis fut dotée d'une coupole de pierre sur pendentifs au VIe siècle, qui repose sur quatre imposants piliers. Le campanile fut ajouté bien plus tard, au XVIIe siècle. La cathédrale est au centre d'un vaste complexe monastique qui comporte le catholicossat, une école, des réfectoires, dont une partie est aujourd'hui un musée où vaisselle liturgique en métal précieux, habits sacerdotaux richement brodés, tapis, sculptures, témoignent de la richesse de l'art arménien.

Sainte Hripsimé et sainte Gayaneh
Ces deux églises d'Etchmiadzin, dédiées à la jeune vierge romaine Hripsimé et à l'abbesse Gayaneh, qui subirent le martyre pour s'être refusées à Tiridate avant sa conversion, sont deux chefs-d'œuvre caractéristiques de l'architecture arménienne du VIIe siècle, par l'élégance de leurs proportions, la sobriété de leurs façades.

Zvarnotz
A quelques kilomètres d'Etchmiadzin, le voyageur ne doit pas manquer de visiter les vestiges de la cathédrale de Zvarnotz. Détruite par un séisme au Xe siècle, elle avait été édifiée au milieu du VIIe siècle à l'initiative du Catholicos Nersès III, dit « le Bâtisseur ». S'il n'en subsiste aujourd'hui que les fondations, quelques voûtes et colonnes, des chapiteaux aux sculptures fines et variées, cela suffit pour se rendre compte de l'originalité de cet édifice qui se démarquait complètement de l'architecture de son temps. Edifiée sur un podium circulaire, haute d'une quarantaine de mètres, elle adoptait le plan d'une croix inscrite dans une structure sur trois niveaux, circulaire à l'intérieur et polyédrique à l'extérieur. Sa coupole sur pendentifs était contrebutée par des demi-coupoles, tout comme la quasi-contemporaine Sainte-Sophie de Constantinople. On dit d'ailleurs que l'empereur byzantin Constan II Heraklius voulait qu'une église du même type fût construite à Constantinople, mais l'architecte mourut pendant le voyage...
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