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Le Reichstag
Au cœur de l'histoire du XXe siècle
Le Reichstag de Guillaume II

Quand, peu de temps après être monté sur le trône impérial en 1888, Guillaume II, déterminé et autoritaire, limogea l'inflexible chancelier Bismarck, il inaugurait une nouvelle politique, celle qui devait donner à l'Allemagne, déjà forte d'une économie florissante et d'une puissance industrielle considérable, le rang de grande puissance mondiale. Cette volonté, appuyée par le haut commandement de l'armée prussienne, ne s'accommodait guère de la démocratie et si les représentants des vingt-cinq Etats siégeant au Bundesrat votaient encore les lois, conformément à la constitution de 1871, le Reichstag, assemblée élue au suffrage universel représentant le peuple allemand, n'avait que l'initiative indirecte des lois... c'est-à-dire pratiquement aucun pouvoir. Cependant, Guillaume II ne fit pas interrompre les travaux de construction d'un imposant édifice, destiné à recevoir l'Assemblée du peuple qui avait été initiés en 1882 par son grand-père Guillaume Ier.


L'œuvre de Paul Wallot

Achevé en 1894, le bâtiment du Reichstag est l'œuvre de l'architecte allemand Paul Wallot, fervent disciple du courant néo-Renaissance qui fleurissait alors à Francfort où il avait fait ses premières armes. Wallot avait opté pour une synthèse de ce style qu'il affectionnait avec une façade ornée d'un portique néoclassique. Les colonnes corinthiennes portant un fronton armorié donnait une majesté supplémentaire à ce puissant édifice de 137 mètres de largeur, doté de six étages, qui s'éleva en bordure de la Sprée, à quelques encablures de la porte de Brandebourg et de l'emblématique avenue Unterdenlinden. Cette fin de XIXe siècle était fort sensible aux nouvelles prouesses techniques permises par l'industrie en plein essor, et Paul Wallot couronna son édifice d'une coupole moderne de fer et de verre, surmontée d'un lanternon à l'italienne qui culminait à soixante-quinze mètres au-dessus de ce qui est aujourd'hui la place de la République. En 1916 fut ajoutée sur le fronton, au grand dam du peu démocratique Guillaume II, la mention Dem Deutschen Volke (« Au peuple allemand  ») coulée, dit-on, avec le bronze de canons pris aux Français.


Le Reichstag de la république

Après la fin des combats en 1918, l'Allemagne fut saisie d'une fièvre révolutionnaire menée parallèlement par les groupes communistes des spartakistes et le puissant Parti social-démocrate allemand. Ce fut le chef de file de ce dernier, Philipp Scheidemann, qui proclama le 9 novembre 1918, depuis une fenêtre du Reichstag, la République allemande, coupant ainsi l'herbe sous le pied du leader communiste, Karl Liebknecht. Après l'abdication de Guillaume II et les dures répressions qui mirent fin au climat insurrectionnel, la « République de Weimar » constitua, treize ans durant, la première réelle expérience démocratique de l'Allemagne, au cours de laquelle les représentants du peuple siégeant au Reichstag détinrent, malgré les remous et les crises, l'essentiel du pouvoir.


L'incendie de 1933

La crise économique des années trente laissa la république désemparée face à la montée des extrémismes. A peine le parti nazi avait-il été appelé à former un gouvernement par le vieux président Hindenburg que le Reichstag flambait. Un jeune communiste néerlandais fut accusé de ce forfait, qui fut peut-être perpétré par les nazis eux-mêmes, mais Hitler profita de cet événement pour asseoir sa dictature. Dès lors, le Reichstag ne fut plus qu'un décor vide consacré à la propagande nazie. En 1945, le bâtiment fut le théâtre de la dernière résistance acharnée des jeunesses hitlériennes face à l'avancée soviétique : le Reichstag n'était plus qu'une carcasse fumante...


Réunification et renaissance : le Reichstag de Norman Foster

En partie restauré en 1970 – sans la coupole, ôtée en 1954 – pour devenir musée historique, le Reichstag regagna son prestige lorsqu'après la réunification de l'Allemagne, Berlin retrouva, en 1991, son statut de capitale et qu'il fut décidé qu'y siégerait l'assemblée du Bundestag. La réhabilitation du bâtiment fut confiée à l'architecte britannique Norman Foster qui choisit de le surmonter d'un dôme de verre doté d'un miroir cylindrique conçu pour refléter la lumière dans la salle des séances et d'un aménagement intérieur résolument moderne. Durant une partie des dix années que durèrent les travaux, l'édifice fut « emballé » de toiles argentées par l'artiste bulgare Christo. Si, depuis 1999, le Bundestag y siège régulièrement, le bâtiment du Reichstag est aussi devenu l'une des grandes attractions touristiques de Berlin et il ne faut pas manquer de prendre l'ascenseur qui conduit à la terrasse de la coupole pour découvrir une vue exceptionnelle sur le Tiergarten et la Sprée.
Pour visiter le Reichstag avec Clio
AL 100 - 4 jours

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