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La Hanse
Gothique en rouge et rose
Durant plus de trois siècles, près de deux cents cités de l'Europe septentrionale ont estimé développer suffisamment d'intérêts économiques communs pour intégrer une guilde – la Hanse – chargée de réguler leurs échanges. Cette empreinte hanséatique peut encore aisément se percevoir aujourd'hui dans l'unité architecturale de ces villes, basée sur une utilisation remarquable de la brique. Ainsi, visiter Lübeck, Brême ou Hambourg avec Clio, c'est se donner les meilleures chances de comprendre ce monde complexe, tout en admirant le génie constructeur des hommes.

La poussée vers l'est et la naissance de la Hanse
Dès le XIe siècle, suivant en cela le grand mouvement d'expansion européen, la colonisation allemande des marches du Nord se met en place. Ce Drang nach norden und Osten, qui se poursuivra longtemps et dans des directions très variées, pousse bientôt vers les territoires bordant la mer Baltique. C'est au centre précis de cet espace maritime, à Visby, capitale de l'île de Gotland, qu'en 1161, des marchands allemands, pour contrer l'influence de leurs « collègues » scandinaves, décident de s'unir en une guilde, « hanse » en ancien haut allemand. C'est aussi le temps où, sous l'impulsion du duc de Saxe Henri le Lion, le Mecklenbourg et la Poméranie se couvrent de villes (Lübeck, Schwerin, Wismar...). Les conditions sont réunies pour un essor commercial important. Progressivement, de nombreuses villes, dont la fortune repose sur les échanges, notamment celles en contact avec la mer du Nord, cherchent à s'agréger à la guilde pour bénéficier en son sein de protections juridiques et de monopoles commerciaux. Ainsi, la Hanse se transforme. Lübeck, alliée à Hambourg, prend la tête de cette nouvelle Hanse, plus puissante, qui va s'employer à assurer la sécurité des biens et des personnes et le contrôle du commerce en mer du Nord et en Baltique.

L'apogée et le déclin
En 1356, l'hôtel de ville de Lübeck accueille la première assemblée plénière de la guilde, véritable point de départ de trois siècles de règne sans partage des marchands hanséatiques. Pourtant, la force de la Hanse ne repose pas sur des structures solides, mais sur la puissance propre des villes qui la composent, et des protections qu'elle a réussi à arracher aux Etats européens. Les cités de la Hanse et leurs nombreux comptoirs, de Novgorod à Londres, de Bruges à Bergen, sont, avant tout, des marchés où s'échangent fourrures, cire, ambre, blé, sel et bois, cuivre et fer. Le relais des foires, notamment de Champagne, font transiter ces produits très loin de la Baltique, jusqu'à Constantinople. Bientôt, les flots septentrionaux se couvrent des navires hanséatiques, les kooge effilées, puis les caravelles plus souples et plus rapides.
Mais, déjà, les temps changent. Au début du XVIe siècle, le basculement du grand commerce international vers les relations transatlantiques, dominées de plus en plus par les Anglais et les Hollandais, puis l'introduction de la Réforme qui divise les villes en deux camps opposés, annoncent des temps plus sombres. Le coup de grâce, précédé d'une lente agonie, viendra de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Les circuits commerciaux, complètement désorganisés, laissent une Hanse moribonde qui ne tarde pas à disparaître.

De la brique considérée comme un matériau d'art
Ce qui frappe lorsque l'on parcourt les villes hanséatiques, c'est l'omniprésence de la brique. Dans ces contrées, dépourvues de carrières de pierres, on dispose par contre d'une argile de qualité. Notre voyage en Allemagne du Nord suit en partie la route du Backsteingothik ou gothique de brique.
La spécificité du matériau employé, une brique allant du rouge le plus vif à des nuances de mauve, lui donne sa principale caractéristique : l'absence de sculptures extérieures, tellement constitutives du gothique de pierre d'inspiration française. Les façades des églises sont de hautes parois percées de rares ouvertures, comme à Sainte-Marie de Lübeck ou à Saint-Nicolas de Wismar. Pourtant, toute décoration n'est pas exclue. Les murs sont structurés par le contraste de couleurs entre les briques rouges, plus claires, les briques émaillées, plus sombres, et de fines lignes de plâtre blanc. Le sommet de cet art est atteint dans le Holstentor. Cette porte fortifiée du XVe siècle est chérie des Lübeckois, avec ses briques émaillées qui resplendissent au soleil. L'architecture de brique ponctue les centres historiques de Schwerin, de Lünebourg, de Brême ou de Wismar, tout comme le vaisseau plein d'équilibre de l'abbatiale de Bad Doberan, un des joyaux cisterciens d'Allemagne. Et elle donne cette atmosphère unique qui se dégage de Lübeck, où les bras de la Trave enlacent les quais hérissés de frontons pointus ou galbés. Enfin, à Hambourg, dans les impressionnants entrepôts de la Speicherstadt, élevés au début du siècle dernier quand la ville était le troisième port du monde, c'est à une sorte de survivance de la Hanse que nous pourrons toucher.
L'Allemagne hanséatique avec Clio
AL 34 - 6 jours

La Hanse évoque les puissants navires qui, de Londres à Novgorod, transportaient au XIVe siècle drap anglais, épices des Indes, ambre, fourrure et cire de Königsberg, fer et bois de Suède. ... Découvrir ce voyage
 

 
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