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Syrie, mosaïque de l'histoire
Didier Trock
Agrégé de géographie

Longtemps le mystère plana sur les cités englouties du désert. Il alimentait l'imaginaire des Bédouins qui les peuplaient de djinns et autres démons et faisait rêver les Occidentaux de palais enchantés gardant, enfouis sous le sable, la mémoire du luxe alangui de l'Orient. Malgré le passage de Tavernier en 1630, ce ne fut qu'au XVIIIe siècle, exactement le 14 mars 1751, que les explorateurs anglais Wood et Dawkins apportèrent la preuve que les ruines insérées dans la modeste cité de Tadmor étaient en fait celles de Palmyre. Leur publication en 1753 des Ruines de Palmyre, autrement dite Tedmor au désert révéla au public la réalité de cette ville fabuleuse et permit à l'Abbé Barthélemy de déchiffrer en deux jours l'alphabet palmyrénien. Dès lors les découvertes se multiplièrent ; souverains et peuples jusqu'alors confinés dans la légende allaient gagner une dimension historique. La Syrie entrait dans le monde de l'archéologie par la grande porte.

En cette fin du XXe siècle, la magie de Palmyre reste intacte ; elle est même certainement plus forte encore. Patiemment les archéologues ont dégagé des milliers de tonnes de sable et redressé les immenses colonnes surmontées de chapiteaux au décor exubérant et pourtant si élégant. Le village blotti à l'intérieur même de l'enceinte sacrée du temple de Bêl fut déplacé. Au-delà de l'émerveillement devant la splendeur de la cité, resurgit pour le voyageur attentif la civilisation de Palmyre, originale bien que riche d'emprunts aux cultures hellénistique et romaine, qui a également intégré l'apport des Arsacides dominant alors la Perse. La magnificence de la cité est encore aujourd'hui présente dans la luxuriance majestueuse des colonnades et la richesse des temples dédiés aux divinités les plus diverses ; on comprend alors comment, sous l'égide de la reine Zénobie, Palmyre osa défier la toute-puissance de l'Empire romain.

La Syrie antique

La Syrie était alors un des fleurons de cet empire. Le massif calcaire était parsemé d'opulentes villae produisant le blé que les empereurs prodiguaient à la plèbe romaine, et surtout un vin et une huile d'olive de renom. Aujourd'hui on retrouve, dans un paysage redevenu sauvage, les étonnants vestiges des quelque quatre cents bourgs, tel Sergilla, auxquels était dévolu le rôle de marchés d'échange de ces précieuses denrées. Mais la richesse de la Syrie suscitait les convoitises des pays voisins, en particulier du puissant Empire persan, qu'il fût aux mains des Parthes ou ensuite des Sassanides. Les Romains avaient souvent fort à faire pour maintenir leur souveraineté. N'est-ce pas là que Crassus, qui cherchait la gloire d'une victoire, rencontra le destin qu'avaient filé pour lui les Parques : la défaite et la mort ? Plutôt que de multiplier les légions, Rome préféra, pour défendre ses frontières, établir une tutelle souple et bienveillante sur de petits États de la région de l'Euphrate : la diplomatie romaine venait d'inventer les « États-tampons », dont Palmyre était le plus prestigieux. Ces princes et roitelets qui prospéraient à la tête de peuples souvent semi-nomades tiraient leur puissance de l'extraordinaire flux commercial qui transitait alors à travers la Syrie.

Voie de passage et centre de redistribution à la croisée des chemins reliant l'Orient extrême au monde méditerranéen et, par-delà le golfe d'Aqaba et la mer Rouge, la péninsule Arabique et l'océan Indien, le couloir syrien voyait transiter les produits les plus précieux du temps : cèdres du Liban, aromates et encens de l'Arabie heureuse, épices d'Orient, soieries de Chine, bois précieux de la côte du Coromandel ou peut-être même du Mozambique, lapis-lazuli du Badakhchan, métaux d'Anatolie ou du Zagros.

Dix mille ans d'histoire

L'Antiquité fut certes une des périodes les plus brillantes de la Syrie, mais elle s'appuyait sur une histoire vieille de plus de dix mille ans. La présence humaine y est attestée très tôt par une industrie paléolithique qui remonte à un million d'années. L'évolution préhistorique semble cependant connaître une brusque évolution à la fin de la dernière période glaciaire, vers 10 000 ans avant J.-C. La fertilité des vallées arrosées par l'Oronte, l'Euphrate ou le Ghabbur, des oasis nées de la présence d'une source comme Palmyre, a facilité l'implantation de communautés sédentaires – parmi les premières de l'histoire de l'humanité – inaugurant le mécanisme fascinant qui donna naissance à la civilisation. Les premiers groupes organisés prospérèrent dans de modestes établissements, pratiquant vraisemblablement encore le semi-nomadisme. Mais, dès le huitième millénaire, apparurent les premiers signes d'une révolution fondamentale : l'homme ne dépend plus entièrement de la nature. La Syrie fut l'un des premiers foyers de diffusion de l'agriculture et de l'élevage. Sédentarisation et mise en culture engendrèrent de nouvelles structures sociales et formes d'habitat. Les meules de pierre, les lames de faucille au tranchant lustré par la coupe des céréales, les premières céramiques peintes, les cornes de caprinés finement sculptées attestent de l'éclosion de cette civilisation. C'est aussi à ce moment que semble apparaître – peut-être à la faveur d'échanges avec le plateau anatolien – l'une des formes de culte fondamentales du néolithique qui associe la divinité féminine de la fécondité, sous la forme de la déesse-mère et le symbole masculin du taureau – plus tard rapporté au dieu Baal.

Les premiers États

Au IVe millénaire, l'influence des grandes civilisations urbaines nées en Mésopotamie permit le développement de vigoureux foyers de culture en Syrie. Ebla et Mari, au cœur des courants commerciaux, devinrent des centres prospères qui s'arrogèrent de vastes zones d'influence avant d'attiser la convoitise de l'empire d'Akkad. On se prend à rêver devant les lions de cuivre qui défendaient l'entrée du palais de Mari ou le regard extatique de la déesse au vase jaillissant, surgie de la nuit des temps, qui fait maintenant le prestige du musée d'Alep. Qui ne serait ému en découvrant les vestiges du palais royal d'Ebla, qui retrouvèrent la lumière après cinq mille ans d'oubli, faisant revivre la ville blanche, illuminée de soleil, qui voyait affluer en longues caravanes tous les trésors du monde connu, soigneusement enregistrés et comptabilisés sur les tablettes d'argile ? Ces villes connurent leur apogée aux deuxième et troisième millénaires. Mais les grandes vagues de migrations, infiltrations pacifiques parfois mais plus souvent encore brutales conquêtes guerrières, marquèrent la fin de bien des vieilles cités-États, mais aussi la naissance d'autres centres de civilisation, apportant chacun de nouveaux traits de génie. Les Amorrites et les Cananéens s'immiscèrent dans les luttes impérialistes qui opposaient l'Égypte aux puissances mésopotamiennes et anatoliennes…

L'alphabet

En marge du heurt violent qui vit le pharaon Ramsès II affronter les Hittites à la bataille de Qadesh, de petits États vivants et prospères se développaient en Phénicie et les nécessités de la communication commerciale firent naître, à Ougarit, un alphabet, prototype de ceux qui se développèrent autour du Bassin méditerranéen, de la Grèce antique à Rome. Hérodote en témoigne : « Ces Phéniciens, venus avec Cadmos…, introduisirent chez les Grecs beaucoup de connaissances, entre autres celle des lettres que les Grecs, autant qu'il me semble, ne possédaient pas auparavant… ». À Ougarit, l'histoire était au rendez-vous de ce jour sombre du XIIe siècle avant notre ère, lorsqu'une invasion subite ravagea la ville et qu'un écolier affolé, qui tentait d'échapper à la mort, perdit dans sa course folle son abécédaire, pieusement exhumé par les archéologues comme le plus précieux des joyaux.

Des royaumes aux empires

Comme le mouvement lent et sans fin des norias de l'Oronte, les royaumes, emportés par la roue du destin, connaissent l'apogée puis le déclin. La fin du deuxième millénaire reste mal connue. Les plus puissants des États voisins de la Syrie s'affrontent dans de sanglantes luttes pour l'hégémonie. Tour à tour l'Empire hittite, le royaume de Mitanni, les Kassites de Babylone s'épuisent mutuellement. Rebelles à toute domination étrangère, les farouches tribus des montagnes profitent de ces occasions pour effectuer de meurtrières razzias dans les plaines. Les pasteurs nomades – les Araméens en particulier – se mettent en mouvement à la recherche de terres à assujettir… Sur les ruines des États disparus se constitue en Assyrie une puissante machine de guerre qui se lance à la conquête de cette partie du monde. La Syrie fut alors soumise à une exploitation telle que le roi de Damas prit la tête d'une coalition de petits royaumes araméens des confins syriens et il fallut toute l'énergie du souverain assyrien Sargon II pour le faire rentrer dans le rang. Après les Assyriens et Babyloniens, ce furent les Achéménides qui englobèrent à leur tour le Levant dans leur empire, mais cette fois la Syrie, administrée scrupuleusement par les satrapes, pacifiée et enrichie par le commerce, put enfin prospérer à nouveau.

L'intervention de l'Occident

Jusqu'alors le monde occidental, grec en particulier, n'avait fait qu'effleurer l'Asie, se cantonnant aux franges littorales de l'Égée. Après le choc des guerres médiques, la conquête d'Alexandre, puis l'intégration dans l'Empire séleucide fit de la Syrie le trait d'union entre Orient et Occident. Un général d'Alexandre, Seleukos Nikator, s'assure la mainmise sur le domaine asiatique. La Syrie devint rapidement, après la perte du plateau iranien, le cœur de l'Empire séleucide et adopta la culture grecque. Les villes prospérèrent, et Seleukos donna même à l'une d'elles le nom de sa femme : Apamée. L'architecture hellénistique y alliera le génie grec à une pointe d'exubérance orientale. Penseurs et philosophes en firent leur terre d'élection, fondant des écoles qui connurent leur heure de gloire à l'époque romaine.

Carrefour des arts et de la pensée

La « pax romana » fit en effet de la Syrie une province d'autant plus prospère qu'elle bénéficia naturellement de la sollicitude d'empereurs tels Héliogabale qui fut, avant d'accéder à l'imperium, grand prêtre du dieu solaire d'Emèse – l'actuelle Homs – ou Philippe l'Arabe, natif de Shabba dans le massif du Hauran. La tradition architecturale grecque, le savoir-faire des Romains, les apports des ingénieux architectes arméniens se combinèrent pour donner naissance à un dense réseau urbain. Villes tournées vers le commerce comme Bosra, villes de garnison comme Resafa ou Doura Europos, villes prestigieuses comme Apamée, centres administratifs comme Damas ou Alep, chacune d'elles est tournée vers l'extérieur, les peuples les plus divers s'y côtoient et les échanges intellectuels y sont intenses. Elles attestent la coexistence, au début de notre ère, des cultes les plus divers : les synagogues voisinent avec les églises et temples des divinités honorées dans tout le monde alors connu. La confrontation des courants de pensée hérités de la Grèce avec le foisonnement spirituel de l'Orient suscita une réflexion qui déboucha sur les spéculations de l'école néoplatonicienne à la fin du IIe siècle après J.-C., avec des maîtres comme Jamblique ou Numenius d'Apamée. Le christianisme, revenu vers l'Orient après avoir transité par Rome, fut passé au crible des outils intellectuels qui s'y étaient forgés, et les spéculations parfois ésotériques qui s'y attachèrent conduisirent au développement de la science théologique, mais aussi à la naissance de courants hérétiques à l'origine des querelles christologiques du IVe siècle.

La Syrie byzantine

Le monde antique se recentrant alors autour de Constantinople, la Syrie fut intégrée à l'Empire byzantin. Le christianisme devint religion officielle et ses adeptes sortirent de la clandestinité. La foi était partout présente : en témoignent les nombreux reliquaires et objets liturgiques, les eulogies retrouvés dans les villes mortes de la région d'Alep. Le voyageur peut y suivre toutes les phases de l'évolution des premières églises, de la simple maison particulière – dont une pièce aménagée pour le culte reçoit un autel et un bêma – aux premières basiliques édifiées spécifiquement pour le culte chrétien – comme celle de Qalb Lozeh. La Syrie fut une des terres d'élection du mysticisme ; l'imposante basilique de Saint-Siméon est toujours là pour rappeler cette étrange pratique adoptée par les ascètes syriens qui choisissaient de vivre au sommet d'une colonne et le stylitisme, forme ostentatoire d'érémitisme, proliféra durant plus d'un siècle. Les mosaïques révèlent la complexité des interactions entre les mondes temporel et spirituel, avec une spontanéité orientale qui toujours se libère de la rigueur des canons byzantins. Mais déjà l'emprise de l'Empire byzantin s'affaiblissait. Après les ravages de Chosroés II, le Sassanide, l'Orient fut submergé par le déferlement des tribus guerrières de l'Arabie, sous la nouvelle bannière du principe fédérateur de l'islam.

Le califat des Omeyyades

Lorsque la première phase de la conquête islamique fut achevée et que le monde musulman se structura en entité politique, le siège du califat fut établi à Damas et les descendants de Moawiyya, empreints de la nostalgie de la vie nomade, firent édifier les multiples joyaux architecturaux qui parsèment le désert. Maintenant perdu dans la steppe aride, Qasr el Hayr el Sharqi était au centre d'un vaste complexe agricole né d'une savante technique d'irrigation. Il faut imaginer le calife venant y résider quelques jours pour contrôler son domaine ou s'y livrer aux joies de la chasse, accompagné de sa cour de hauts dignitaires aux vêtements de brocart – image bien éloignée de celle que nous nous faisons des rigueurs de l'islam. Yazid Ier, le second calife omeyyade, était connu pour être grand buveur de vin corsé de musc, tandis que Walid Ier, plus rigoureux, ne buvait qu'un jour sur deux ! Le moraliste Isham ne s'autorisait que la beuverie du vendredi soir, après la prière…

La vie des califes était égayée de représentations musicales, de jeux sportifs et de compétitions – courses de chevaux où l'on vit même participer la fille du calife Isham, jeux de polo, combats de coqs et tournois d'échecs. À Damas, centre de la première véritable civilisation urbaine du monde musulman, le développement des quartiers de commerce spécialisés allait donner naissance aux souks, qui sont encore aujourd'hui les plus riches d'Orient.

De la tolérance à l'affrontement

La dynastie des Omeyyades fut également maîtresse d'œuvre de la grande mosquée de Damas, restée inégalée. Décorée de mosaïques qui se veulent à l'image du paradis, elle est le symbole de l'extraordinaire foisonnement religieux du Levant : le temple du dieu syrien Haddad, assimilé ensuite à Jupiter Damascène, devint l'église Saint-Jean-Baptiste avant d'être un lieu sacré de l'islam : au jour du Jugement dernier, Jésus y descendra des cieux. Naturellement la tolérance religieuse fut parfois battue en brèche. Dès l'époque byzantine, les subtiles querelles théologiques sur la nature exacte du Christ engendrèrent divisions et affrontements entre partisans du monophysisme et du nestorianisme. Ensuite, la cohabitation des chrétiens, des juifs et des musulmans de tendances diverses fut parfois difficile, même si Jean Damascène, considéré parfois comme le dernier Père de l'Église, fut au service du calife Yazid Ier. Sous les Omeyyades, les « infidèles » étaient bien tolérés à condition qu'ils fussent ahl al Khitab – des « hommes du livre », expression désignant les communautés unies autour de la foi en un livre saint (Bible, Torah ou Avesta) – et surtout qu'ils payassent régulièrement la capitation frappant les non musulmans. Lorsque Damas perdit le siège du califat au profit de Bagdad, elle resta cependant un puissant foyer intellectuel et nombre de soufis vinrent y suivre l'enseignement des maîtres les plus prestigieux, qui aiguisaient leur dialectique dans des joutes intellectuelles subtiles et courtoises avec les théologiens de Byzance. Cependant elles cédèrent la place à des affrontements bien plus âpres : le temps était venu des croisades.

Les croisades

L'Occident connaissant un accroissement de sa puissance, les ambitions des féodaux les conduisaient à de continuelles guerres intestines. La destruction du Saint-Sépulcre par le calife fatimide al Hakim en 1009 et les entraves apportées au pèlerinage vers Jérusalem firent alors germer l'idée de diriger l'énergie des princes vers une noble cause. Le signal en fut donné en 1095, au concile de Clermont ; Robert de Normandie, Godefroy de Bouillon, Baudouin de Flandres, Bohémond de Tarente et son neveu Tancrède, Raymond de Saint Gilles s'élancèrent à la tête de milliers d'hommes pour délivrer les lieux saints. Le sort des armes fut d'abord favorable aux Francs qui se taillèrent de puissants fiefs mais, sous l'impulsion de Saladin, la Syrie devint le cœur de la résistance puis de la reconquête musulmane. Le rêve s'est souvent ancré dans nos livres d'écoliers sur la puissance immobile du Crac des Chevaliers. Ces imposantes forteresses, intactes, gardent dans le silence du désert le souvenir du fracas des armes, des assauts des templiers bardés de fer contre les armées mobiles de Saladin, des chants de victoire et de l'amertume des défaites. La Syrie est cependant restée, même à cette époque, un foyer intellectuel brillant et Damas abrita, sous la protection des Ayyoubides, une cohorte de penseurs et scientifiques du plus haut niveau. Les madrasas s'y multiplièrent, inaugurant un style à cour centrale bordée de deux ou quatre iwans, inspiré de l'architecture persane. L'enseignement coranique y était dispensé aussi bien que celui de la médecine ou des sciences.

La domination ottomane

Après deux siècles troublés par les luttes entre les dynasties locales et le pouvoir affaibli des mamelouks d'Égypte, après les ravages causés par les invasions mongoles des Gengiskhanides et de Tamerlan, le Levant s'endormit sous la pesante domination ottomane. Lors de la conquête de 1516, Sélim Ier divisa la Syrie en trois sandjaks, gouvernés par des pachas turcs, révocables par le sultan, qui n'avaient pour souci que de s'enrichir le plus rapidement possible… avant d'être destitués. L'affaiblissement du pouvoir central à Istanbul permit aux pachas de se comporter en véritables roitelets, tel le pacha Ahmed al Jazzar, surnommé « le boucher », à la fin du XVIIIe siècle. Dans une société aussi étroitement contrôlée, la créativité syrienne fut pratiquement étouffée et l'identité du pays survécut essentiellement à travers ses traditions artisanales. L'intervention des troupes égyptiennes d'Ibrahim Pacha, fils de Mehmet Ali, donna aux puissances occidentales une occasion d'ingérence. Le mouvement de renaissance nationale apparut à la fin du XIXe siècle. Les emprunts aux organisations nationalistes occidentales et le développement de la pensée musulmane en Syrie permirent d'instaurer les prémices des futurs États nationaux.

Ainsi, découvrir la Syrie est le gage d'une extraordinaire plongée dans le temps, l'occasion de retrouver, à travers son riche patrimoine, une histoire qui a marqué les hommes. La vie contemporaine a hérité de ce passé et aujourd'hui le peuple syrien, ouvert et tolérant, industrieux et commerçant, garde précieusement ses vertus traditionnelles d'hospitalité sans détour.

Didier Trock
Octobre 1998
 
Bibliographie
Les Croisades Les Croisades
René Grousset
Collection Quadrige
PUF, Paris, 1994

Terre sainte romane Terre sainte romane
Paul Deschamps
Zodiaque, Paris, 1990
Indispensable pour préparer la visite des monuments de l’époque des croisades.
L'Orient ancien L'Orient ancien
B. Hrouda
Bordas, 1991

Catalogue de l'exposition "Syrie, mémoire et civilisation" Catalogue de l'exposition "Syrie, mémoire et civilisation"

Institut du Monde Arabe, Paris, 1993

La civilisation de l'Islam classique La civilisation de l'Islam classique
Dominique Sourdel et Janine Sourdel
Arthaud, 1993

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