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Saint Étienne de Hongrie ou l'ancrage des Magyars à l'Ouest
Marie-Madeleine de Cevins
Maître de conférences à l'université de Rennes 2
Mille ans avant l'entrée de la Hongrie dans l'Union européenne, le chef des tribus magyares baptisé sous le nom d'Étienne (v. 980 -1038) choisit d'amarrer définitivement son peuple à la chrétienté occidentale. Cette orientation, que ses successeurs arpadiens ne remirent jamais sérieusement en cause, plaçait déjà la Hongrie en position de rempart de l'Occident.

Les voyageurs français qui se rendent en Hongrie y sentent comme un subtil parfum d'Orient. Il émane tant des paysages – dominés par la puszta, prolongement naturel de la steppe eurasiatique –, que d'une capitale ponctuée de coupoles et de bains turcs, ou encore d'une langue aux sonorités exotiques. Pourtant, les Hongrois d'aujourd'hui n'apprécient guère qu'on range leur pays parmi ceux d'« Europe de l'Est ». Pour eux, cela fait plus d'un millénaire qu'ils appartiennent au monde occidental, l'occupation turque puis les quarante années de régime communiste ne constituant que de courtes parenthèses à l'échelle de la longue durée. Faut-il leur donner raison ? Parties des confins de l'Oural comme les autres peuples finno-ougriens, les tribus magyares avaient pénétré sur le continent européen par migrations successives, étalées sur plusieurs siècles. Elles les menèrent toujours plus avant vers l'ouest, jusqu'à leur implantation dans le bassin des Carpates à partir de 895 (Honfoglalás). Ils ne le quitteront plus : ils avaient trouvé là un espace adapté à leur mode de vie d'éleveurs itinérants, relativement peu peuplé et facile à contrôler, une fois vaincus les derniers représentants de la Pannonie carolingienne, vers 910. Ils continuèrent pendant trois quarts de siècle à lancer leurs incursions de pillage, poussant jusqu'à la péninsule Ibérique. Mais, avant même la cuisante défaite de trois de leurs chefs contre Otton le Grand en 955, près d'Augsbourg, ils s'étaient tournés vers d'autres ressources, plus sédentaires, telles que l'agriculture et l'artisanat. De profonds changements commençaient ainsi à s'opérer dans la société hongroise. La fin des razzias, qui se prolongèrent jusqu'en 970 en direction de Byzance, accéléra cette évolution.

Les Hongrois au Xe siècle

L'activité dominante des Hongrois était traditionnellement l'élevage des chevaux – qui procurait à la fois le lait, la viande et les montures – associé à celui des moutons et des bœufs. Il nécessitait de constants déplacements à la recherche de nouveaux pâturages (surtout l'été), ce qui allait de pair avec des habitations légères, des tentes de feutre puis de modestes maisons faites de bois et de torchis et à demi enfouies dans la terre. Ils pratiquaient l'agriculture comme activité complémentaire depuis la seconde moitié du VIIIe siècle, du temps où ils obéissaient au chef de l'empire des Khazars, le khagan, qui dominait une large partie de la steppe nord-caucasienne. L'organisation politique et sociale du peuple hongrois reposait sur la domination des chefs de clans et, à l'échelon supérieur, de la tribu (au nombre de sept, selon la tradition). Plus tardivement, à partir du milieu du IXe siècle environ, deux princes (le kende, prince sacré, et un autre prince de rang inférieur à vocation militaire, le gyula) exercèrent une autorité fédératrice sur l'ensemble des tribus et des clans, là encore sur le modèle khazar. Ils s'entouraient d'une escorte armée qui constituait une sorte d'aristocratie militaire, tandis que la masse des hommes libres se consacraient aux tâches pastorales ou agricoles, aidés de captifs étrangers tombés en servitude. Les incursions de pillage accrurent au fil du temps l'indépendance des chefs tribaux, au détriment de l'autorité du prince sacré. Au milieu du Xe siècle, le gyula régnait en maître sur le tiers oriental du bassin carpatique, en particulier la Transylvanie.
Les croyances ancestrales des Hongrois dérivaient du chamanisme des peuples du nord de l'Eurasie. Elles avaient évolué, au voisinage des Khazars, vers un monothéisme dont témoigne le mot hongrois Isten, « Dieu » ; il désignait chez les Khazars une divinité unique, dont descendait le prince sacré. Pendant leurs incursions de pillage puis après leur installation en Transdanubie, les Hongrois découvrirent le christianisme. L'heure n'était pas encore à la conversion. Sauf à l'est du bassin carpatique où, à la demande du gyula, des missionnaires partis de Byzance baptisèrent le prince et son entourage vers 950.

Les jalons posés par le prince Géza

Descendant du conquérant Árpád, qui avait mené les tribus magyares dans leur future patrie, le prince Géza prit la tête de la fédération hongroise vers 970. Il succédait à Taksony, son père, qui régna une quinzaine d'années en tentant de jouer la carte orientale. Non pas byzantine – il avait trop peur de la puissance du géant grec – mais russe (en s'alliant avec le prince de Kiev) et petchénègue, un peuple qu'il accueillit dans le bassin des Carpates et au sein duquel il prit femme. Pourquoi ne se tourna-t-il pas plutôt vers l'ouest ? Le souvenir de l'humiliation du Lechfeld (en 955) était encore vivace, sans parler des accrochages avec le duc de Bavière à propos de leurs frontières communes.
Géza opéra dès son avènement un revirement spectaculaire. Voulait-il s'acquérir par là les bonnes grâces de l'empereur germanique, se démarquer du gyula de Transylvanie ou protéger son peuple d'une intrusion byzantine, depuis que Byzance avait progressé vers le nord ? Quoi qu'il en soit, il sollicita la représentation des tribus hongroises à l'assemblée impériale de Quedlinburg en 973 et demanda au pape des missionnaires de rite latin. S'ils n'entrèrent en Hongrie qu'à partir de 973, c'est par la faute de l'empereur germanique, outré de ne pas avoir été préalablement consulté. Otton le Grand se considérait en effet, depuis la « restauration » impériale de 962, comme le tuteur de la chrétienté, loin devant le pape. Géza et ses proches reçurent le baptême dans le rite latin en 973, des mains de clercs venus de Souabe (autour de Bruno de Saint-Gall) et de Bavière (à partir de l'évêché de Passau). Interrompu par la mort d'Otton Ier (973) puis les difficultés d'Otton II et de la régence impériale (après 983), le programme de conversion du peuple hongrois reprit au début des années 980. Il était animé par des clercs allemands mais aussi tchèques, dans le sillage d'Adalbert de Prague. Celui-ci aurait même baptisé le jeune Vaïc (le futur Étienne) vers 995. Le prince Géza décida enfin de fonder un monastère bénédictin, celui de Pannonhalma, vers 996, ainsi qu'un évêché, le premier de Hongrie, installé à Veszprém.
Géza prit une autre décision qui devait avoir une importance décisive pour l'avenir. Il demanda au duc de Bavière Henri II le Querelleur la main de sa fille Gisèle, pour Étienne ; en échange, il lui concéda une bande de territoires au nord de la Leitha et promit d'achever sans tarder l'évangélisation de son peuple. Gisèle arriva sur place entourée de clercs et de chevaliers, qui vinrent grossir l'escorte princière. Mais Géza disparut quelques mois plus tard, en 997 et les chefs tribaux crurent le moment venu de mettre un terme aux réformes amorcées par le défunt. Ils opposèrent au jeune Étienne, que Géza avait désigné comme devant lui succéder, son vieux cousin arpadien Koppány. Celui-ci satisfaisait aux critères traditionnels de transmission du pouvoir princier chez les Hongrois et se présentait comme le champion de la « réaction » magyare contre les dangereuses innovations venues d'Occident.

La fondation du royaume de Hongrie

Étienne réussit en quelques mois à venir à bout de son rival. Il devait ce succès à l'aide militaire apportée par les chevaliers bavarois arrivés avec Gisèle de Bavière. Il les récompensa par la suite en les installant en Hongrie. Pour lui, plus de doute : son avenir politique passait par l'appropriation des méthodes occidentales. Il se considérait déjà comme roi, titre que les sources écrites attribuaient avant lui à son père et à son grand-père ; mais il avait besoin d'un symbole faisant de lui un roi chrétien, l'oint du Seigneur, comme l'étaient les rois francs puis les empereurs germaniques, dans la continuité des rois bibliques. Il envoya une délégation auprès du pape, qui fut bien reçue. Il faut dire qu'elle tombait à point nommé : le pape Sylvestre II († 1003) et l'empereur Otton III († 1002) nourrissaient alors conjointement un vaste projet d'empire fédéral composé de peuples unis par leur commune adhésion au christianisme, en dehors de toute soumission vassalique. Le détail a son importance : Étienne n'aurait jamais voulu faire ce qu'avaient fait les ducs tchèques quelques décennies plus tôt, c'est-à-dire prêter allégeance à l'empereur germanique en échange de la reconnaissance de leur autorité monarchique. La seule contrepartie à fournir était l'engagement d'achever la conversion des Magyars.
Fort de la bénédiction pontificale, le prince Étienne se fit couronner roi à Esztergom, avec le diadème qu'il semble avoir reçu de Sylvestre II – diadème qui n'a rien à voir avec la Sainte Couronne, plus tardive – à une date qui reste difficile à préciser en raison des contradictions entre les sources. On sait seulement que la cérémonie se déroula entre Noël de l'an mil et le 15 août de l'année suivante. Le jeune roi s'acquitta aussitôt de ses engagements en relançant les missions de conversion. Il appuya leur action par une législation imposant à ses sujets une pratique religieuse régulière et l'entretien du clergé local : les habitants étant tenus de construire eux-mêmes (par groupes de dix villages) les églises qui leur serviraient de lieu de culte chaque dimanche. Il fonda une Église nationale, placée sous la direction de l'archevêque d'Esztergom. D'abord limitée à la Transdanubie, que contrôlaient depuis longtemps les princes arpadiens, elle comprenait une petite dizaine de diocèses à la fin du règne. Étienne fit achever le monastère de Pannonhalma et le dota généreusement, comme en témoigne la charte de 1002 dont le texte a été conservé. Il multiplia les fondations monastiques bénédictines et combla les nouveaux établissements de biens fonciers.
S'il pouvait se considérer maintenant comme l'égal des souverains couronnés de la chrétienté, Étienne avait encore beaucoup à faire pour disposer d'un véritable royaume. La masse des Hongrois ne lui reconnaissait que l'autorité lointaine de prince de la fédération des tribus magyares. Il se rendit vainqueur, les uns après les autres, des chefs tribaux qui refusaient de lui obéir, en commençant par le gyula de Transylvanie, qui accepta de se soumettre en 1003 ; par la suite, il vint à bout du kan des Bulgares, d'Ajtony et de Samuel Aba, qui dominaient respectivement le sud-est, le sud et le nord-ouest du bassin des Carpates.
Chacune de ces victoires s'accompagna de la création de nouveaux diocèses. Parallèlement, Étienne enserra le pays dans un maillage civil d'inspiration carolingienne, plus exactement bavaroise. Il institua autour des places fortes du pays une trentaine de comtés (les comitati, en hongrois megye) ; leurs frontières extérieures demeuraient ouvertes, jusqu'aux zones inhabitées (indagines) qui servaient de protection externe aux Hongrois depuis leur installation dans le bassin des Carpates. Ce faisant, il traçait les grandes lignes de ce qui allait être la géographie administrative de la Hongrie pour les siècles à venir. Le comes (ou ispan) qui dirigeait chaque comitat, choisi par le roi dans son entourage immédiat et révocable à tout instant, assurait l'application des décisions prises par le souverain, levait les impôts et rendait la justice en son nom.

Un État d'inspiration carolingienne

Étienne s'entoura d'une cour calquée elle aussi sur les usages franco-germaniques. Il s'entoura d'un conseil royal, où se retrouvaient grands laïcs et prélats hongrois et étrangers, soit en comité restreint, soit en assemblée élargie. Ils prenaient part aux décisions militaires et diplomatiques ainsi qu'à l'élaboration des lois intérieures. Étienne institua des dignités suprêmes. Leur nombre exact demeure mal connu, faute de sources suffisamment anciennes, mais on sait que la plus prestigieuse était celle de comte palatin (comes palatinus, en hongrois nádor). Son titulaire commandait le personnel de la cour, sur qui il avait juridiction, ainsi que l'escorte militaire du roi, dont il apparaît comme le conseiller privilégié.
Étienne dota par ailleurs l'État hongrois naissant d'une armée. Elle se composait d'abord des troupes que fournissaient traditionnellement les chefs de clans et de tribus, mobilisables à la demande du prince-roi et que son père avait regroupées en « dizaines » et « centaines ». S'y ajoutaient, de manière permanente cette fois, les chevaliers de l'escorte royale, ainsi que, tout autour du royaume, les contingents étrangers (russes, petchénègues, kabares, sicules) et les garnisons commandées par les margraves (marchiones).
Pour entretenir la cour et l'armée permanente, Étienne multiplia les sources de revenus du souverain : amendes judiciaires, monopole de l'exploitation des ressources du sous-sol (sel et minerais), péages et taxes sur les marchés, contribution en peaux de bête. Il y joignit peut-être un impôt régulier en argent, d'inspiration byzantine.
Enfin, il fit rassembler les décisions royales de portée générale dans des codes législatifs. Ils n'ont pas subsisté dans leur forme originelle mais on en connaît la teneur grâce à deux recueils tardifs appelés communément codes stéphaniques, qui regroupent une cinquantaine d'articles de loi.

Un nouvel ordre social et culturel

Dans le contexte hongrois du début du XIe siècle, le simple fait de commander par écrit était en soi une révolution mentale. Les Magyars, plus encore que leurs voisins slaves et germaniques, ignoraient ce mode de gouvernement. À la fin du Moyen Âge encore, les nobles méprisaient les choses de l'esprit. Saint Étienne accorda une grande importance à la formation intellectuelle de son fils Émeric, en pensant qu'il lui succéderait après sa mort. Comme les souverains carolingiens, il fit rédiger vers 1015 à son intention un recueil de recommandations (le Libellus de institutione morum ad Emercium ducem). Les récits hagiographiques racontent qu'il contraignait Émeric à lire et à étudier la grammaire latine chaque jour.
Le premier roi de Hongrie s'efforça d'accélérer la sédentarisation de son peuple. À la fin du règne, les habitations en matériaux durables et les villages étaient nettement plus nombreux qu'auparavant. L'installation d'artisans et de marchands autour des forteresses du roi, des ispans et des évêques donna naissance à des noyaux urbains. L'agriculture, essentiellement céréalière, progressa au détriment de l'élevage, ainsi que la viticulture introduite par les Romains en Transdanubie. Le roi, les aristocrates et les prélats adoptèrent pour leurs terres le cadre domanial, de type carolingien : elles étaient cultivées par des foules de paysans dont le statut juridique se rapprochait de celui des serfs occidentaux. Ailleurs, des hommes libres, souvent proches des chefs de clans ou de tribus, possédaient et cultivaient le sol à titre communautaire.
Malgré les innovations introduites par saint Étienne, la société hongroise ne se conformait pas encore au modèle des trois ordres défini à la même période dans le milieu clérical franc. Les clercs y étaient trop peu nombreux pour former une véritable catégorie sociale. Rares étaient les combattants qui pouvaient compter sur leur seigneurie pour assurer leur entretien. Et ceux qui travaillaient la terre de leurs mains le faisaient souvent pour leur propre compte. La vraie ligne de fracture passait entre les hommes libres d'une part, et les esclaves et autres dépendants, d'autre part. On était donc loin du modèle féodal.

Une originalité préservée

La Hongrie de saint Étienne présentait d'autres particularismes. Si le fils de Géza choisit les royaumes et principautés occidentales comme modèles d'inspiration, il ne chercha pas à gommer les traces d'orientalisme qui y survivaient. Aux côtés des Slaves, des Hongrois et des Allemands, des Khazars et des Kalizes vivaient sur place depuis un siècle. Ils ne furent pas inquiétés, à condition seulement d'accepter les réformes introduites par le roi. Celui-ci se garda d'expulser les moines basiliens qui vivaient au sud et au sud-est du pays après ses victoires contre le gyula et les chefs rebelles environnants. Certains textes rapportent qu'il aurait même fondé des monastères orthodoxes.
Faut-il y voir l'effet de l'influence maternelle : la mère de saint Étienne, Sarolta, était la fille du gyula de Transylvanie ? Ou une exceptionnelle ouverture d'esprit ? Alors que les heurts se multipliaient entre Rome et Byzance en ce début du XIe siècle, préparant le schisme de 1054, le royaume magyar donnait l'exemple d'une cohabitation pacifique entre les deux traditions chrétiennes présentes sur le sol européen. Dans une phrase du Libellus devenue célèbre, Étienne recommande à son fils d'accueillir sur place les étrangers, « parce qu'un royaume vivant selon une seule langue et une seule coutume est faible et fragile ». Lui-même appliqua ce principe, du moins en faveur des combattants et clercs bavarois, tchèques et italiens qui l'aidèrent à mettre en œuvre ses réformes. Ils bénéficiaient de privilèges spécifiques en tant qu'hospites. Ajoutons que c'est dans le but de mieux rencontrer les voyageurs se rendant en Terre sainte que saint Étienne aurait transféré sa résidence d'Esztergom à Székesfehérvár, mieux placée, au milieu de son règne.
Si la Hongrie de saint Étienne conserva pendant des siècles son originalité, c'est aussi parce qu'elle resta en dehors de l'orbite politique du puissant voisin germanique, comme de celle de l'autre empire chrétien. Le fils de Géza n'a jamais songé à fonder une Église qui aurait été soumise à un archevêque d'Empire. Ses bonnes relations avec Rome ne l'empêchèrent pas d'accepter une alliance avec Byzance contre les Bulgares (vers 1018). Surtout, il refusa toujours de prêter allégeance à l'empereur germanique, à la différence de ses voisins tchèque et polonais. Lorsque Conrad II tenta de lui imposer un tel serment, il mobilisa toutes les forces du royaume contre lui et parvint à le refouler hors du pays (en 1031).

Saint Étienne de Hongrie réussit l'exploit d'amarrer son peuple au monde occidental, qui découvrait depuis peu son unité, sans pour autant renoncer à sa liberté et à son identité. Une fois passées les crises qui suivirent sa mort en 1038, ses successeurs reprirent cette politique à leur compte. Ce qui valu au royaume magyar d'être la cible privilégiée des agresseurs venus de l'Est – les Mongols en 1241-1242, puis les Turcs à partir de l'extrême fin du XVe siècle – et de susciter tout à la fois la convoitise des empereurs germaniques, jusqu'aux Habsbourg.
Marie-Madeleine de Cevins
Novembre 2006
 
Bibliographie
Saint Etienne de Hongrie Saint Etienne de Hongrie
Marie-Madeleine de Cevins
Fayard, Paris, 2004

Histoire de la Hongrie médiévale Histoire de la Hongrie médiévale
Gyula Kristo
Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2001

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