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L'institut français d'archéologie orientale, un pilier de la recherche française en Égypte
Bernard Mathieu
Maître de conférence à l’université Paul Valéry-Montpellier III
Ancien directeur de l’Institut français d’archéologie orientale ( IFAO )

Le 28 décembre 1880, un décret inspiré par Gaston Maspero était signé par Jules Ferry : il instituait une « Mission permanente au Caire ». Homologue en Égypte des Écoles françaises d'Athènes et de Rome, ce nouvel organisme de recherche reçut tout naturellement le nom d'« École du Caire », qui consacrait sa parenté avec ses devancières. Ce n'est qu'en 1898 – à l'occasion d'une nouvelle définition de ses statuts – qu'il reçut son titre définitif d'« Institut français d'archéologie orientale », plus à même de traduire une vocation proche-orientale dépassant le seul cadre de l'Égypte.

L'histoire de l'Institut

La pluridisciplinarité est un des traits constitutifs de l'IFAO : dès sa création, trois sections avaient été distinguées en son sein. La première avait pour objectif l'archéologie et la philologie égyptienne, depuis l'époque des pyramides « jusqu'à l'extinction de la langue copte au XVIIIe siècle de notre ère » ; la seconde devait étudier l'Orient ancien « non égyptien » (Phénicie, Judée, Arabie, Mésopotamie, Perse) sous tous ses aspects, et la troisième, moins bien définie, s'intéressait à l'histoire de l'art de façon plus générale. Ces lignes de recherche sont encore perceptibles dans les orientations actuelles de l'Institut, bien que ces dernières se soient recentrées sur l'étude des civilisations qui se sont succédé sur le sol égyptien depuis la préhistoire jusqu'à la période arabo-islamique. En 1907, l'Institut quitta ses locaux de la rue Maspero pour s'installer dans une ancienne résidence princière qui est aujourd'hui un élément important de son identité. C'est en effet à partir de cette date que le palais Mounira lui offrit son cadre prestigieux et l'espace nécessaire à l'installation de son imprimerie.

Au cours de son histoire, l'Institut fut à l'origine de véritables « grands travaux » de l'égyptologie. Le premier d'entre eux fut une série de campagnes de relevés de textes hiéroglyphiques sur les monuments égyptiens les plus connus, à Tell al-Amarna, dans les nécropoles de Thèbes, à Edfou, Philae, Esna, Kôm Ombo, Saqqâra… Dans la même optique de préservation d'un patrimoine jugé menacé, une politique très vaste d'édition des textes de manuscrits arabes fut lancée à partir de 1894 sous la direction de Max Van Berchem, auquel succéda Gaston Wiet. Dès 1898, et en étroite collaboration avec le Service des antiquités, l'Institut s'engagea dans des travaux archéologiques sur des sites très variés. Les nécropoles du Moyen Empire de Meir, Assiout et Al-Qatta, furent en partie dégagées, de même que les abords de la pyramide de Rêdjedef à Abou Roach, le temple d'Isis à Dendara, certains sites grecs du Fayoum, et les monastères de Baouît. Les années 1920 marquent un tournant : l'Institut s'investit alors dans des fouilles plus suivies, qui ont permis de mieux connaître certains sites importants. On peut mentionner Tell Edfou (1921-1934, puis 1937-1939 avec la collaboration de l'université de Varsovie), Medamoud (1929-1933), Tôd (1934-1939, 1945-1951), Karnak-Nord (depuis 1939), sans oublier le village des artisans de Deir al-Medîna qui fut pour beaucoup de membres de l'Institut un véritable chantier-école, de 1922 à nos jours. Pendant cette période, l'imprimerie de l'IFAO assura non seulement la publication des recherches de l'Institut, mais aussi celles des travaux du Service des antiquités : le Catalogue général du musée du Caire, les Excavations at Saqqara, les Annales du Service des antiquités de l'Égypte, ou encore Les Temples immergés de la Nubie sont les principaux titres de cette production. La crise de Suez de 1956 obligea l'IFAO à limiter ses activités ; sous l'impulsion de Serge Sauneron, directeur de 1969 à 1976, et de ses successeurs, il sut cependant retrouver sa place dans la recherche scientifique en Égypte.

Les directeurs de l'IFAO

G. Maspero (1880-1881), E. Lefébure (1881-1883), É. Grébaut (1883, 1884-1886), U. Bouriant (1886-1898), É. Chassinat (1898-1912), Mgr Duchesne (intérim, 1912), P. Lacau (1912-1914), G. Foucart (1914-1928), P. Jouguet (1928-1940), Ch. Kuentz (1940-1953), J. Sainte Fare Garnot (1953-1959), Fr. Daumas (1959-1969), S. Sauneron (1969-1976), J. Vercoutter (1977-1981), P. Posener-Kriéger (1981-1989), N. Grimal (1989-1999), B. Mathieu (depuis 1999).

Le présent

L'IFAO, toujours installé dans le palais Mounira, entièrement rénové et modernisé au cours de cette dernière décennie, est aujourd'hui la première institution scientifique française implantée en Égypte. Doté de nouveaux statuts depuis 1988, il dépend du ministère de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche. Il accueille des membres scientifiques, des missionnaires, des boursiers en cours d'études doctorales ou post-doctorales et des stagiaires dans les domaines de l'égyptologie, des études hellénistiques et papyrologiques, des études coptes et arabes. Il associe également à ses travaux des chercheurs et universitaires égyptiens. La variété de ces recherches permet d'ouvrir des perspectives qui dépassent naturellement les frontières de l'Égypte, de l'espace méditerranéen au monde africain et à la mosaïque proche-orientale.

L'Institut possède à cette fin une bibliothèque qui compte plus de quatre-vingt mille volumes et un service d'archives abritant un très riche fonds de photographies, de cartes et de plans. L'archéologie reste la vocation première de l'IFAO, qui intervient sur tout le territoire égyptien, organisant ses propres fouilles auxquelles divers organismes et chercheurs sont associés. L'Institut est ainsi le promoteur d'une trentaine de chantiers, pour un total d'une cinquantaine de programmes. Un atelier de dessin et des services de photographie, de topographie et d'informatique permettent d'assurer la documentation et l'archivage des travaux en cours. Afin de pouvoir satisfaire la demande de conservation des sites et du matériel archéologique découvert, l'IFAO possède son propre laboratoire de restauration doté d'un équipement moderne. À la faveur d'un programme subventionné par la Communauté européenne, ce laboratoire s'est engagé dans une recherche fondamentale sur les matériaux archéologiques – tout particulièrement les métaux – avec des partenaires égyptiens et européens. L'IFAO fournit également l'appui institutionnel et l'aide administrative et technique nécessaires à l'ensemble des missions archéologiques françaises en Égypte.

Quelques chantiers archéologiques…

La grande variété des lieux d'intervention de l'IFAO permet de traiter différentes problématiques et de croiser les données pour une meilleure compréhension du monde égyptien. Ainsi, l'étude du site néolithique d'Adaïma, en Haute-Égypte, a permis de poser le problème de la colonisation de la vallée du Nil ; elle se double, depuis 2001, de fouilles de sites prédynastiques localisés dans le delta (Kôm al-Khilgan). En complément de cette recherche, l'IRD (ex Orstom) et l'IFAO ont engagé plusieurs projets consacrés aux peuplements non nilotiques de l'Égypte : au Sinaï, où l'on analyse les mouvements de populations d'après l'étude de l'architecture funéraire, au ouadi Allaqi, qui fut à la fois une source minière et une voie de communication avec le Soudan, du Néolithique à l'occupation bédouine subactuelle.

L'IFAO s'est engagé fortement depuis 1976 dans l'étude de sites éloignés de la vallée. Les travaux entrepris à Balat (oasis de Dakhla) ont permis le dégagement d'une nécropole de l'Ancien Empire et de la Deuxième Période intermédiaire, tandis que la fouille de la ville, et en particulier celle du palais des gouverneurs de la VIe dynastie, offre un aperçu unique sur l'architecture et les structures administratives d'un centre urbain de cette période. Dans l'oasis de Kharga, à Douch, ce sont des implantations plus tardives qui sont étudiées : une enceinte fortifiée et un temple d'époque ptolémaïque et romaine, associés à un vaste terroir agricole ont été dégagés et restaurés. À Ayn Manâwir, une colonie d'époque perse a livré un temple, d'importants documents démotiques et permit l'étude des aménagements hydrauliques ou qanawat qui ont favorisé la colonisation de l'oasis. Une prospection archéologique de toute la partie méridionale de l'oasis est en cours. À Bahariya, en collaboration avec l'université de Strasbourg, l'IFAO s'attache à définir le profil archéologique de la vaste dépression que les sources égyptiennes appelaient « l'oasis du Nord », avec l'étude approfondie de sites de référence comme le fort romain de Qaret al-Toub. À la périphérie du Fayoum, sur le site de Tebtynis, en partenariat avec l'université de Milan, une ville hellénistique et romaine, avec un complexe de stockage de biens (Trésor) et un ensemble thermal, a été dégagée, ainsi qu'une très riche documentation ostracologique et papyrologique. À l'est, toute la région qui s'étend entre la vallée du Nil et la mer Rouge a été depuis la plus haute Antiquité un espace de circulation de première importance. De nombreux témoignages écrits de toutes les époques y ont été relevés par l'IFAO, des inscriptions hiéroglyphiques du ouadi Hammamat aux textes grecs et latins retrouvés sur les sites – fortins et points d'eau, tours de guet, carrières – qui jalonnent les pistes du désert, comme celle menant de Coptos à Qosseir. Le Gebel Zeit, où se trouvaient autrefois des mines de galène, a livré un abondant matériel inscrit du Moyen et du Nouvel Empire. Grâce à l'étude des vestiges archéologiques et au déchiffrement de centaines d'ostraca, les fouilles du Mons Claudianus ont fait apparaître les conditions de vie des carriers et des militaires établis près d'un centre d'exploitation de la granodiorite à l'époque romaine.

À Ayn Soukhna, au bord de la mer Rouge, une mission jointe du Conseil suprême des antiquités et de l'IFAO a permis l'étude d'inscriptions récemment repérées sur la côte ouest du golfe de Suez, ainsi que la découverte d'un site d'occupation pharaonique jusqu'ici inconnu. Les inscriptions donnent des indications précieuses sur la fonction de ce lieu : il s'agit en effet d'une série de textes hiéroglyphiques mentionnant des expéditions menées vers les mines de cuivre et de turquoise qui se trouvent au sud du Sinaï. Dans la vallée, sur le site d'Abou Roach où se situe un monument funéraire du pharaon Rêdjédef (le fils et successeur de Khéops), à l'extrême nord de la nécropole memphite, un contrat d'association passé entre l'université de Genève et l'IFAO, en collaboration avec le Conseil suprême des antiquités, a permis de mener de nouveaux travaux. Ont pu ainsi être étudiés l'histoire du monument et les techniques de construction, la descenderie de la pyramide, la zone du temple funéraire, le secteur des fosses de barques, ainsi qu'une structure satellite, construite à l'angle sud-est du complexe funéraire royal, découverte au printemps 2002. Parallèlement à la réalisation, en 2001-2003, d'une carte archéologique de la zone de Saqqâra-Sud, l'IFAO a entrepris des dégagements sur le site de Tabbet al-Guech, non loin de la célèbre pyramide à degrés de Djoser, et découvert des sépultures d'époque tardive, des structures d'époque saïto-perses, mais aussi plusieurs tombes privées de la fin de l'Ancien Empire qui pourraient donner un nouvel éclairage sur l'histoire de la VIe dynastie. L'Institut apporte parallèlement un appui scientifique, logistique et technique aux travaux de la Mission archéologique française de Saqqâra dans le complexe funéraire du pharaon Pépy Ier. À Deir al-Medîna, le village et la nécropole des ouvriers chargés de la construction et de la décoration des tombes de la Vallée des Rois sont l'objet des investigations de l'Institut depuis le début du XXe siècle. Ce site a livré une documentation exceptionnelle d'ostraca, de papyri et autres documents qui ont enrichi les connaissances que l'on peut avoir sur la vie quotidienne, l'administration et l'organisation d'une communauté de l'Égypte ancienne. Il fournit aussi, pour l'époque ramesside, de nombreux renseignements sur l'histoire politique, sociale et économique du pays. Une cinquantaine des tombes que ces ouvriers avaient décorées pour préparer leurs propres funérailles a été fouillée et étudiées, beaucoup d'entre elles, qui comptent parmi les plus belles et les plus intéressantes de la nécropole thébaine, sont publiées ou en cours de publication.

L'IFAO intervient aussi au sein du plus grand ensemble monumental de Thèbes : le temple de Karnak, avec les chantiers de Karnak-Nord – « Trésor » de Thoutmosis Ier et « temples de Montou » – et des programmes associés avec le Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak (CNRS), dont la fouille du « tombeau d'Osiris ». Le dégagement et le relevé systématique des inscriptions qui couvrent les murs des temples d'époque gréco-romaine sont depuis l'origine l'une des priorités de l'Institut. La majeure partie des textes des temples de Dendara, Edfou, Esna, Kôm Ombo, Médamoud, Tôd, Ermant, Deir Chelouit, Al-Qal‘a et Qasr al-Agoûz ont ainsi été publiés, ou sont en cours de relevés, avec dessins et photographies. Plusieurs volumes de ce qui constitue l'une des plus importantes sources de l'histoire de la religion égyptienne sont actuellement sous presse ou en préparation. Une étude architecturale exhaustive du grand temple de Dendara a été réalisée. Depuis janvier 1999, le Centre d'études alexandrines constitue une unité co-financée par le CNRS et l'IFAO, et dirigée par Jean-Yves Empereur. Le CEA est engagé dans plusieurs types d'opérations : documentation auprès du Musée gréco-romain, fouilles de sauvetage urbain à l'occasion d'opérations immobilières lancées sur l'emplacement de grands sites de l'Alexandrie impériale, fouilles et cartographie sous-marines à l'emplacement du Phare et dans la baie d'Alexandrie.

L'archéologie islamique est également à l'honneur avec les fouilles entreprises sur le plateau d'Istabl ‘Antar, dans la partie méridionale du Caire, qui ont mis au jour des habitations liées à la fondation, au milieu du VIIe siècle, de Fostat, la première capitale arabe. Elles permettent de suivre l'évolution de ce quartier jusqu'au XIIe siècle. Divers monuments des IXe et Xe siècles ont été découverts, dont cinq grands mausolées, réutilisés et agrandis par la famille des califes fatimides lors de son installation au Caire après 973. Ces recherches permettent d'aborder la chronologie de ces périodes et de s'interroger sur les mutations urbaines de la capitale de l'Égypte musulmane. Depuis 2001, une mission travaille dans le Sinaï central à Sadr (Qal‘at al-Guindi), sur une forteresse ayyoubide datant de l'époque de Saladin (XIIe-XIIIe siècles). De même, les fouilles sur les fortifications médiévales du Caire, menées en partenariat avec l'Agha Khan Trust for Culture, l'université Paris IV – Sorbonne et le ministère des Affaires étrangères, depuis le printemps 2000, enrichissent nos connaissances sur l'architecture militaire ayyoubide et mamelouke en Égypte.

Quelques programmes de recherche…

Parallèlement aux travaux proprement archéologiques, l'IFAO développe, souvent en partenariat des recherches documentaires, philologiques ou historiques. Un vaste programme international portant sur l'étude de la paléographie hiéroglyphique de l'Égypte ancienne, soutenu par le CNRS, auquel participent de nombreux chercheurs français et étrangers, a été engagé en 2001. La publication des différents fascicules issus de ce programme de recherche, consacrés chacun à un monument spécifique choisi pour son intérêt paléographique, avec planches et commentaires, sera assurée par l'IFAO. Différents sites chrétiens ont été étudiés par l'IFAO : aux Kellia, plusieurs centaines d'ermitages avec leurs dépendances, ont été fouillés de 1965 à 1990. Depuis le début des années 1970, un travail de relevé et de publication des peintures murales des monastères d'Égypte a été entrepris. Les couvents du désert d'Esna (Deir al-Chohada, Deir al-Fakhoury), ceux du ouadi Natroun (Saint-Macaire, Deir al-Souriani), ont successivement été publiés. Le travail se poursuit avec l'étude et la publication des monastères de la mer Rouge (Saint-Paul, Saint-Antoine) et de Sohag.

L'Institut a repris d'autre part, depuis 2002, en partenariat avec le musée du Louvre, des prospections et fouilles sur le site des monastères de Baouit (Moyenne-Égypte), qui avaient livré un matériel extrêmement riche et instructif du temps de Jean Clédat, au début du XXe siècle. Plusieurs programmes sur la documentation copte et arabe se sont développés depuis ces dernières années, avec l'étude et la publication du fonds documentaire copte de l'IFAO (ostraca, manuscrits littéraires et textes documentaires), dans les domaines de l'épigraphie arabo-islamique ou de la codicologie des manuscrits arabes, poursuivant ainsi une tradition riche inscrite dans les publications de l'IFAO depuis la fin du XIXe siècle. En association étroite avec les Instituts français de Damas et d'Istanbul, trois programmes d'études mamelouke et ottomane se développent depuis 2000, sur la société rurale en Égypte, dans le Bilad es-Shâm et en Anatolie sous l'empire ottoman, sur la ville d'Alexandrie à l'époque ottomane ou sur l'exercice du pouvoir dans les sociétés du Proche-Orient du XIIIe au XVIIe siècles.

L'histoire urbaine du Caire aux périodes mamelouke et ottomane est également étudiée, en collaboration avec l'Iremam (CNRS, Aix-en-Provence), à partir de l'inventaire et de l'exploitation d'un fonds considérable de microfilms et de documents de waqfs que possède l'Institut. La richesse exceptionnelle du patrimoine urbain du Caire du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle et les menaces que les destructions et la négligence font peser sur sa conservation, ont conduit l'IFAO, depuis plusieurs années, à constituer une abondante collection photographique, à l'origine d'un fonds de documentation sur la ville du Caire. Dernier exemple de programme scientifique, depuis 1994, une convention a été signée entre l'IFAO, l'université de Nimègue, l'Iremam (Aix-en-Provence), l'université Paris IV – Sorbonne et le Cedej du Caire, visant à la mise au point d'outils logiciels permettant le traitement automatique des textes arabes. L'objectif est, entre autres, un enseignement de cette langue assisté par ordinateur.

Une maison d'édition

L'IFAO est aussi une maison d'édition dotée de sa propre imprimerie, qui fait paraître chaque année environ vingt-cinq ouvrages scientifiques. En égyptologie, quatre revues sortent régulièrement des presses de l'Institut, la plus importante étant le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale, qui publie chaque année des études ayant trait à différents aspects de l'Égypte (de la préhistoire à la période copte) ainsi que le rapport des activités de l'Institut. Les études arabisantes bénéficient quant à elles de la parution annuelle de deux périodiques complémentaires, les Annales islamologiques et le Bulletin critique des Annales islamologiques, l'un publiant des études, l'autre des comptes rendus. Les collections présentent des monographies, rapports de fouilles et actes de colloques. La bibliothèque d'étude accueille des recherches portant notamment sur l'égyptologie et sur les études hellénistiques. Elle comporte des thèses, des actes de colloques ainsi que des mélanges offerts à des savants. Les Textes arabes et études islamiques et les Cahiers des Annales islamologiques permettent la publication de synthèses, de recueils documentaires et d'actes de colloques ayant trait à l'histoire et à la culture du monde arabe. Les Fouilles de l'Institut français d'archéologie orientale et les Documents de fouilles de l'Institut français d'archéologie orientale publient les résultats des fouilles archéologiques entreprises par l'Institut. Enfin, les Mémoires de l'Institut français d'archéologie orientale accueillent, outre des recherches thématiques, la publication de tombes thébaines du Nouvel Empire et de manuscrits d'époque islamique.

Bernard Mathieu
Juin 2003
 
Bibliographie
L'Institut français d'archéologie orientale du Caire, 1880-1909 L'Institut français d'archéologie orientale du Caire, 1880-1909
E. Chassinat
Le Caire, 1909

L'Institut français d'archéologie orientale L'Institut français d'archéologie orientale
J. Sainte Fare Garnot
In Aspects de l'Egypte antique, pp 223-234
Presses de l'IFAO, Le Caire, 1959

L'Ecole du Caire (Ifao), 1880-1980 L'Ecole du Caire (Ifao), 1880-1980
Jean Vercoutter
Le Caire, 1980

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