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Les Géorgiens sur le Sinaï : découverte de nouveaux manuscrits
Jean-Pierre Mahé
Directeur d’études à l’EPHE (IVe section)
Membre de l'Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres)
Président de la Société Asiatique

Le hasard réserve parfois des surprises en cascade : un incendie, ravageant une église du Sinaï, permit, en 1975, de découvrir onze cents manuscrits du IVe au XVIIIe siècles. Parmi eux, cent quarante se révèlent être écrits en géorgien, attestant plus de cinq siècles de présence érémitique géorgienne sur la Montagne de Moïse. Mieux encore, deux palimpsestes de cette collection sont écrits dans une écriture inconnue, celle des Aluaniens, peuple chrétien de l'actuel Azerbaïdjan. Cette découverte fondamentale apporte un éclairage passionnant sur l'histoire d'un peuple disparu et sur une langue très peu connue et nous fait pressentir l'extraordinaire unité culturelle de l'Orient chrétien. Jean-Pierre Mahé nous fait revivre ces découvertes avec une grande émotion.

Depuis des siècles, chacune des odes de l'office monastique géorgien s'achève par un Theodokion, éloge de la Mère de Dieu, qui, tel le buisson ardent du Sinaï, porta en elle le feu de la divinité et n'en fut pas consumée. C'est sur le lieu de la vocation de Moïse, où Yahvé révéla pour la première fois son nom, que le monastère Sainte-Catherine-du-Sinaï protège, derrière ses remparts, la mémoire la plus ancienne de la révélation biblique.

Sur le Sinaï, un incendie livre une surprenante découverte : 1 100 manuscrits anciens !

Si ce n'était la beauté et la majesté du cadre, on pourrait craindre que les trésors de la bibliothèque ne perdent peu à peu leur mystère, que les recherches des savants et des archéologues n'épuisent la somme des informations recélées en ces lieux. Mais le hasard des événements réserve parfois d'incroyables surprises. Le 26 mai 1975, un incendie éclata dans l'église Saint-Georges, située dans la partie nord de l'enceinte de Justinien. Quand le feu fut éteint et qu'on eut dégagé la surface sinistrée, on découvrit, sous l'église, dans une pièce emplie de terre, une grande quantité de manuscrits anciens. Qui les avait placés à cet endroit et comment avait-on oublié leur existence ?

L'actuelle bibliothèque du couvent date de 1734 : c'est alors qu'on y fit transférer les collections connues jusqu'à ce jour. Toutefois, ce qui paraissait superflu à l'époque resta sans doute dans l'ancien magasin. En 1759, Carlo Emmanuele III, roi du Piémont, chargea Vitaliano Donati, professeur de botanique à l'université de Turin, d'une mission d'études en Orient. Il visita l'Égypte, le Sinaï et mourut sur la route des Indes. Dans son journal, en 1761, il décrivit la nouvelle bibliothèque du monastère et ajouta que de nombreux livres avaient été laissés à l'abandon.

La collection nouvellement découverte compte en tout quelque onze cents manuscrits, dont les dates s'étagent entre le IVe et le XVIIIe siècle. La majorité est en grec ; le reste est en arabe, en syriaque, en éthiopien, en slavon et, comme on s'en aperçut seulement neuf ans après la découverte, également en géorgien. En effet, les moines grecs du Sinaï avaient cru d'abord reconnaître des manuscrits arméniens. Mais comment les Arméniens, séparés de l'Église byzantine depuis la seconde moitié du VIe siècle, auraient-ils pu cohabiter au pied de la sainte Montagne avec les orthodoxes des autres nationalités ? On ne tarda pas à soupçonner une confusion entre les anciennes écritures arménienne et géorgienne, stylistiquement apparentées.

L'hypothèse fut confirmée en 1984 par la visite au Sinaï du catholicos Ilia II, qui identifia formellement comme géorgiens les cent quarante manuscrits qui avaient initialement passé pour arméniens. Cette nouvelle collection s'ajoutait aux quatre-vingt-cinq volumes de l'ancienne collection sinaïtique géorgienne, connus depuis le XIXe siècle et microfilmés en 1950 pour la bibliothèque du Congrès.

Quel lien unit la Montagne de Moïse à l'Elbrouz de Prométhée, le titan géorgien enchaîné au sommet du grand Caucase ? À deux kilomètres et demi à l'ouest de Jérusalem, dans un vallon planté d'oliviers, entouré de coteaux pierreux, s'élève le monastère de la Sainte-Croix, à l'endroit même où, dit-on, fut coupé l'arbre qui devint la croix du Sauveur. C'est l'empereur Constantin lui-même qui, vers 337, fit présent du lieu à Mirian, le premier roi chrétien de Géorgie, dont le portrait figure encore sur le portail intérieur de l'église.

Une présence géorgienne connue dès le Ve siècle

Quoi qu'il en soit de cette gracieuse légende, les Géorgiens eurent dès le Ve siècle une hôtellerie sur les Lieux saints, construite par Pierre l'Ibère (409-488). Ce fils de roi, de son vrai nom Nabarnugios, avait chèrement conquis le droit de vivre à Jérusalem. Envoyé à douze ans, comme otage, à la cour de Constantinople – c'est ainsi que l'empereur s'assurait de la loyauté des souverains étrangers qui lui faisaient allégeance – il avait entendu le sermon blasphématoire de Nestorius, qui enseignait que Marie n'était pas Mère de Dieu, mais simple réceptacle de la divinité. La nuit même, la sainte Trinité lui était apparue dans une vision, plus mystérieuse encore que celle de Daniel, sous la forme de trois cercles lumineux brillant d'une même gloire. Dans celui du milieu apparut le Fils de l'homme et une voix se fit entendre expliquant à Nabarnugios : « C'est pour que tu comprennes que celui qui a pris chair est l'un de la Trinité et nul autre ! ». Dès lors, Nabarnugios n'aspira plus qu'à partir pour la Ville sainte. Arrivé sur place, il bâtit le premier monastère des Ibères, au nord de l'église de Sion, près de la tour de David.

Les plus anciennes inscriptions géorgiennes ont été découvertes à Bethléem. Bientôt, les Géorgiens possédèrent, à Jérusalem et dans les environs, jusqu'à une vingtaine de monastères, dont le plus illustre était Saint-Saba. C'est là qu'au Xe siècle fut traduite la version arabe de la Vie légendaire du Bouddha, qui donna naissance au célèbre roman de Barlaam et de Josaphat. Mais les pèlerins géorgiens ne se contentaient pas de visiter la Ville sainte : ils allaient jusqu'à Thèbes en Égypte, où l'on a retrouvé une église géorgienne, puis ils franchissaient la mer Rouge et marchaient sur les traces des Hébreux, jusqu'à la sainte Montagne où Moïse avait rencontré Dieu. Des graffitis gravés à même les rochers du désert témoignent encore aujourd'hui de leur pieuse errance.

Reconquête et croisades

À la fin du IXe siècle, quand les pressions arabes devinrent plus intenses à Jérusalem, les moines géorgiens rejoignirent le Sinaï, où ils furent fraternellement accueillis par les Grecs et demeurèrent jusqu'au XVe siècle. Entre-temps la domination des califes avait pris fin. Émancipée de la tutelle musulmane, la Géorgie était devenue, au début du XIe siècle, un puissant royaume unifié, de la mer Noire aux confins de la Perse. Quand les Turcs seldjoukides eurent battu les Byzantins en 1071 et envahi l'Asie Mineure, les Géorgiens, conduits par leur roi, David le Bâtisseur (1089-1125), furent les premiers à organiser la reconquête. La grande bataille de Didgori en 1121 ouvrit une ère glorieuse, où l'armée géorgienne resta invaincue pendant plus d'un siècle, dans le Caucase, en Perse et dans l'Est anatolien.

Le renom des soldats de saint Georges, indomptables pourfendeurs des ennemis de la croix, se répandit parmi les croisés, fondateurs des États latins d'Orient. La chronique rapporte que David le Bâtisseur, après avoir comblé de présents les monastères de Géorgie, de Grèce, de Chypre, de Syrie et de Palestine, fit encore davantage : « Il fit bâtir sur le mont Sinaï, où Moïse et Élie avaient vu Dieu, un monastère, auquel il envoya des pièces d'or par milliers, des étoffes de soie, l'ensemble complet des livres ecclésiastiques, et des vases sacrés d'or fin. » Parmi les icônes géorgiennes du monastère de Sainte-Catherine, encore inédites, figure un portrait authentique du roi, identifié par une inscription. Le poète favori de la reine Thamar (1184-1213), Chota Roustavéli, auteur de l'épopée du Chevalier à la peau de léopard, séjourna même à Jérusalem, où il est représenté sur une fresque du monastère de Saint-Saba. À cette époque, moines et manuscrits circulaient fréquemment entre la Ville sainte et la Montagne de Moïse.

Des manuscrits liturgiques riches d'informations historiques inédites

Les manuscrits géorgiens découverts après l'incendie de 1975 sont essentiellement des codices – c'est-à-dire des livres de forme classique – écrits sur parchemin. Il y a toutefois dix rouleaux et quelques manuscrits sur papyrus. La plupart datent du Xe siècle, quelques-uns du IXe et des XIe-XIIIe siècles. Au XVe siècle, une lettre privée exprime l'inquiétude d'un moine pour sa patrie, livrée aux incursions des Turcomans.

Presque tous ces livres sont d'un contenu liturgique ou hagiographique. Ils nous permettent de reconstituer l'étape la plus ancienne des offices du culte chrétien qui se sont constitués autour de l'Église de Jérusalem. Plus tard, le rite de Constantinople, ville impériale, s'imposa à toutes les communautés de langue grecque. Les Géorgiens et les Arméniens furent les seuls à conserver dans leur langue le texte des oraisons primitives. Comme les Pères du désert d'Égypte, premiers héros de l'anachorèse, dont les apophtegmes avaient popularisé la légende, les moines du Sinaï gardaient aussi le souvenir de leurs anciens. Un Géorgien, nommé Samuel, recueillit leurs hauts faits dans un des manuscrits de la nouvelle collection, daté de 974.

Mais outre les prières et les vies de saints qu'ils nous transmettent, chacun de ces manuscrits s'accompagne d'un colophon, indiquant le nom des copistes et des commanditaires, nous renseignant sur la situation du monastère et du royaume de Géorgie. Par exemple, un certain Datua Mijnajoréli donne la liste des quarante-cinq manuscrits qu'il offre au Sinaï, et précise les constructions qu'il a fait réaliser dans l'enceinte du monastère. Un précieux recueil contenant les « livres de la Conversion de la Géorgie » est copié pour le monastère de la sainte Montagne aux frais d'un moine de Saint-Saba, nommé Iované, qui fut Archoucha dans le monde. Ce dernier nom est caractéristique de la famille des princes d'Ibérie, qui précéda la monarchie Bagrationi. Les colophons du livre d'Iované-Archoucha abondent en informations inédites. Ils nous transmettent, sur une durée de quatre cents ans, la liste des abbés de Zédazéni, le premier monastère géorgien bâti au VIe siècle, à la place de l'idole du dieu Zaden, par le père Jean, venu de Mésopotamie. Ils nous apprennent que le livre des miracles de ce saint, illustrés par les pittoresques bas-reliefs de l'église Sion d'Ateni, fut composé pour accompagner la fille d'un roi de Géorgie du IXe siècle, qui quittait son pays pour aller épouser un prince arménien.

Le contenu même du livre complète notre information sur la vie de sainte Nino, apôtre de la Géorgie, qui convertit le roi Mirian vers 337. On sait maintenant qu'elle était, à Jérusalem, la disciple d'une religieuse arménienne, nommée Sarah. Quand elle arrive à Mcxéta, la ville royale des Ibères, elle converse en araméen avec les pieuses femmes juives de la ville. La conversion du roi divise la communauté : les uns adhèrent au christianisme ; les autres restent fidèles à la loi de Moïse. Un conflit éclate à propos du cimetière et de la synagogue, que Mirian a la sagesse de laisser aux Hébreux, invitant les chrétiens à construire ailleurs leur propre église. Le récit de la Conversion des Ibères est suivi d'une Chronique de la Géorgie du IVe au VIIe siècle. On y apprend que la grande muraille d'Abkhazie, qu'on attribuait souvent à Justinien, a été en réalité construite par le roi sassanide Khosrô Abharvez (590-628) pour compléter les fortifications de Derbend et du Darial et protéger le Caucase contre les incursions des Khazars.

Deux palimpsestes livrent les secrets d'une écriture inconnue, celle des Aluaniens

Dans le désert du Sinaï, les peaux de moutons étaient rares et le parchemin faisait cruellement défaut. C'est pourquoi, dès que le contenu d'un livre cessait d'intéresser, on grattait le texte, pour en écrire un nouveau à la place. Certains parchemins ont ainsi été utilisés jusqu'à trois fois de suite. Dans la plupart des palimpsestes de la nouvelle collection géorgienne sinaïtique, le texte supérieur est en géorgien et le texte inférieur est en grec. Nul doute qu'on y découvrira des informations importantes. mais, pour le moment, l'étude n'est pas encore faite.

En effet, l'attention des savants s'est d'abord portée, en 1996, sur deux palimpsestes de la collection, qui révèlent une nouveauté extraordinaire. Sous un texte géorgien du Xe siècle relatant la Vie des Pères du désert, on découvre comme dans les langues caucasiques du Nord-Est (tchétchène, lezghien, parlers du Daghestan). On a aujourd'hui la certitude qu'il s'agit de textes aluaniens, écrits entre le Ve et le VIIIe siècle de notre ère, par un peuple chrétien vivant au nord de la Koura, dans l'actuel Azerbaïdjan.

Au premier siècle, le géographe Strabon nous brosse un portrait idyllique des Aluaniens, qui demeurent au pied des montagnes, entre les Géorgiens et la mer Caspienne. Beaux et grands, valeureux guerriers, ils mènent une vie rustique de Cyclopes, sans monnaie, sans poids ni mesures, profitant paresseusement d'une terre spontanément féconde. Divisés en vingt-six tribus, parlant des dialectes différents et jadis gouvernées chacune par son roi, ils sont désormais fédérés dans un unique royaume, qui fut capable d'opposer à Pompée soixante mille fantassins et vingt-deux mille cavaliers. Au IVe siècle leur roi, Ournaïr, se convertit au christianisme et, cent ans plus tard, les sources arméniennes les créditent d'un alphabet et d'une littérature nationale, fondée sur la traduction de la Bible.

Jusqu'à l'identification, en 1996, des palimpsestes aluaniens du Sinaï par Zaza Aleksidzé, cette langue, cette écriture et cette littérature passaient pour disparues. On avait pourtant retrouvé quelques indices. Par exemple, au moment des invasions de Tamerlan, un moine arménien, qui avait regroupé dans un manuscrit l'écriture de toutes les langues dans lesquelles on avait traduit la Bible, donnait la copie d'un alphabet aluanien de cinquante-deux lettres. Retrouvée à Erevan en 1937, cette copie avait permis de déterminer la structure phonologique de cette langue, proche de celle des Oudis, un groupe de quelques milliers de locuteurs aux confins de l'Azerbaïdjan et de la Géorgie. En 1947, des travaux entrepris en Azerbaïdjan pour construire un barrage hydroélectrique avaient mis au jour quelques inscriptions, gravées dans ce même alphabet. Malheureusement, la brièveté et le mauvais état des textes en avaient gêné le déchiffrement.

Aujourd'hui, la découverte des deux palimpsestes sinaïtiques, qui comptent près de trois cents pages, change totalement les données du problème. On pourra bientôt proposer une lecture phonétique des textes, où l'on reconnaîtra nécessairement de nombreux vocables attestés en oudi ou dans d'autres langues caucasiennes. L'aspect extérieur de ces écrits, où figurent des noms sacrés – Dieu, Christ, Seigneur… – surmontés de traits d'abréviation, suggère des traductions du Nouveau Testament, qu'on ne tardera pas à identifier. On pourra ainsi retrouver un langage complètement perdu depuis au moins douze siècles.

On ne saurait sous-estimer les conséquences de cette découverte. Non seulement elle nous éclairera sur l'histoire d'une chrétienté disparue, mais surtout, elle nous livrera la forme ancienne – Ve siècle après J.-C. – d'une langue caucasique du Nord-Est, groupe linguistique que nous ne connaissions jusqu'à présent que par des transcriptions du XXe siècle. On sera ainsi en mesure de vérifier plus rigoureusement les hypothèses des savants, qui rattachent ces langues au hourrite, parlé à l'est de l'Asie Mineure dès le IIIe millénaire avant J.-C.

Aluaniens et Géorgiens au Sinaï témoignent de l'extraordinaire unité culturelle de l'Orient chrétien

Comment se fait-il que ces textes précieux aient été conservés sur des palimpsestes géorgiens ? À la fin du VIe siècle, le Caucase était profondément divisé par la question du concile de Chalcédoine. Tandis que les Géorgiens et les Aluaniens adhéraient à ce concile, les Arméniens s'en séparèrent et s'appuyèrent sur les Perses pour faire pression sur l'Église d'Aluanie. Tout naturellement, celle-ci chercha l'alliance des Géorgiens. Alors que les Arméniens étaient exclus par les orthodoxes des monastères de Palestine et du Sinaï, Géorgiens et Aluaniens fraternisaient sur les Lieux saints. Cependant, les autorités arméniennes parvinrent à éliminer les Chalcédoniens d'Aluanie ; ils imposèrent leur langue et leur liturgie aux habitants du pays. Dès lors, les moines aluaniens disparurent peu à peu du Sinaï ; leurs manuscrits tombèrent en désuétude et furent récupérés au Xe siècle par des copistes géorgiens qui manquaient de parchemin.

Le bariolage des langues et des cultures que révèle la découverte des manuscrits du Sinaï pourrait laisser croire à une confusion semblable à la tour de Babel. Mais, en réalité, les moines de toutes nations qui se rassemblaient sur la sainte Montagne communiaient dans une même foi à une seule prière. Quand les Géorgiens traduisirent les offices en leur langue, ils eurent soin de transposer l'original grec, non seulement mot pour mot mais encore syllabe pour syllabe, de façon à continuer de les chanter sur la même mélodie.

Ce que nous révèlent les nouveaux manuscrits géorgiens sinaïtiques, c'est l'extraordinaire unité culturelle de l'Orient chrétien et la profonde imprégnation des cultures nationales par le message de la révélation. Les empires s'affrontent, les rois gagnent des batailles en des provinces lointaines, mais le cœur symbolique de leur action demeure la Terre promise, le lieu vers où cheminent toutes les nations de la terre.

Jean-Pierre Mahé
Janvier 2001
 
Bibliographie
"Va à Ninive", un dialogue avec l'Irak "Va à Ninive", un dialogue avec l'Irak
J.-M. Mérignoux
Le Cerf, Paris, 2000

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