Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Page précédenteImprimer cet articleRecommander à un ami

Les Assyriens, hommes d'État et conquérants
Dominique Charpin
Directeur d'études à l'EPHE, Sorbonne (section des Sciences historiques et philologiques)

Dans l'Antiquité, le territoire actuel de l'Irak était divisé en deux grandes régions : le centre et le sud constituaient la Babylonie, tandis que le nord formait l'Assyrie, dont les principales villes étaient Assur, Ninive – sur le Tigre, en face de Mossoul – et Arbèles – l'actuelle Erbil. Le terme « assyrien » désigne également la langue parlée dans cette région aux deuxième et premier millénaires avant notre ère, soit une des subdivisions de l'akkadien, qui forme le rameau oriental de la grande famille des langues sémitiques… Dominique Charpin nous fait découvrir un peuple qui, dès l'aube du second millénaire, et jusqu'au VIIe siècle av. J.-C., réussit à jouer un rôle prépondérant en Orient et développer une brillante culture.

De nombreux écrits en assyrien nous ont été conservés sur des milliers de tablettes d'argile, qui constituaient le principal support de l'écriture cunéiforme héritée des Sumériens. L'histoire des Assyriens est traditionnellement divisée en trois phases, dites respectivement paléo-assyrienne (première moitié du deuxième millénaire), médio-assyrienne (deuxième moitié du deuxième millénaire) et néo-assyrienne (première moitié du premier millénaire).

L'époque paléo-assyrienne

L'histoire de l'Assyrie commence au début du deuxième millénaire par celle de la cité-État d'Assur, caractérisée à la fois par son importance religieuse et par ses activités commerciales. Si ses comptoirs étaient installés jusqu'au cœur de l'Anatolie, le plus important étant à Kanesh – près de l'actuelle Kayseri –, elle ne dominait pas un territoire étendu : ses marchands, jouissant d'une sorte de sauf-conduit, traversaient des territoires avec lesquels des accords avaient été conclus, mais qui n'étaient nullement dominés politiquement par les Assyriens. Ceux-ci exportaient de l'étain et des étoffes de luxe vers l'Anatolie, d'où ils faisaient venir l'argent résultant de la vente de ces produits : vu le déséquilibre pondéral de ce commerce, les caravanes d'ânes fonctionnaient à sens unique, d'Assur vers l'Anatolie.

Assur perdit son indépendance en 1805 lorsqu'elle fut intégrée par le roi d'Ekallâtum Samsî-Addu dans un royaume, qui couvrit bientôt toute la haute Mésopotamie, depuis les rives du Tigre jusque sur l'Euphrate (Mari). Pour la première fois, la culture assyrienne se trouva confrontée à sa voisine du sud, et l'on peut alors parler d'une première « babylonisation » de l'Assyrie. Faute de sources, l'histoire d'Assur nous devient obscure à partir du milieu du XVIIIe siècle pendant environ trois siècles.

L'époque médio-assyrienne

Assur se transforma à cette époque en un véritable État territorial et émergea sur la scène internationale avec Assur-uballit Ier (1366-1330). Celui-ci, paré des titres de « grand roi » et « roi de la totalité », tenta de se faire reconnaître comme un pair par le pharaon égyptien et le roi hittite. Sous Salmanasar Ier (1274-1245), la haute Mésopotamie passa toute entière sous le contrôle des Assyriens.

L'un des plus hauts personnages de l'Assyrie de cette époque nous est bien connu : les tranchées pratiquées par les fouilleurs allemands dans la ville basse d'Assur avant la première guerre mondiale ont en effet rencontré la maison du chancelier Babu-aha-iddina, dont la très riche tombe a été retrouvée intacte – elle est aujourd'hui reconstituée au musée de Berlin. Plus récemment, on a découvert à Tell Schekh Hamad (Syrie) le palais du gouverneur local, qui a livré plusieurs centaines de tablettes, réparties sur une cinquantaine d'années sous les règnes de Salmanasar Ier et de son successeur. Il s'agit avant tout de documents administratifs, qui permettent de voir comment était gérée la vallée inférieure du Habur lors de la première expansion assyrienne.

Celle-ci culmina avec Tukulti-Ninurta Ier (1244-1208). Attaqué en 1235 par le roi cassite Kashtiliash IV, le roi assyrien réussit à s'en emparer et châtia durement Babylone. Parmi les Babyloniens déportés en Assyrie, on remarque la présence de scribes ; cette période marque une nouvelle étape dans la « babylonisation » de la culture assyrienne. La victoire de Tukulti-Ninurta fut célébrée dans une grandiose épopée. Le souverain décida la construction d'une nouvelle capitale, Kâr-Tukulti-Ninurta, située sur le Tigre en face d'Assur ; des déportés furent employés à cette tâche. Les innovations de Tukulti-Ninurta déplurent à certains, puisqu'il périt assassiné.

La civilisation assyrienne de cette période est connue par des écrits très importants, comme le recueil des Lois assyriennes, conservé sur plusieurs tablettes ; l'une d'elles est en particulier consacrée au statut des femmes et de leurs biens. On possède également une compilation de décrets royaux qui nous donne une idée très précise de la vie à la cour et dans le harem royal. Le rituel du couronnement qui nous est parvenu définit le dieu « national » Assur comme le véritable roi, le souverain étant chargé sur terre d'étendre son domaine.

Les invasions araméennes

Dans le courant du XIIe siècle, d'importants mouvements de population entraînèrent de profondes transformations dans l'ensemble du Proche-Orient : les invasions araméennes affectèrent profondément l'Assyrie. Le roi assyrien Tiglat-phalasar Ier (1115-1077) déclare dans ses inscriptions : « Vingt-huit fois à la poursuite des Araméens j'ai traversé l'Euphrate ». Mais il ne réussit pas à endiguer le flot : les Araméens poussèrent leurs incursions jusque sous les murs de Ninive. Des bandes de nomades saccagèrent également les principaux sanctuaires de Babylonie, qui s'enfonça à la fin du XIe siècle dans le chaos. Les Araméens se tournèrent dans un second temps contre la Syrie du Nord : vers 950, Til Barsip devint la capitale de l'État araméen du Bît Adini.

Les sources historiographiques disponibles pour l'histoire de l'Assyrie au premier millénaire sont avant tout les annales royales. Rédigées à la première personne, elles avaient pour but de commémorer les hauts faits du souverain : on ne doit donc pas y chercher une représentation objective de la réalité. Leur rhétorique, pourvu qu'on l'analyse soigneusement, est cependant très significative ; certains passages sont de véritables chefs-d'œuvre de littérature.

La « reconquête » assyrienne (911-823)

La reconquête assyrienne se fit d'abord par petites étapes à la fin du Xe siècle. Il ne s'agissait au départ pas tant de reconquérir des territoires perdus que d'installer un réseau permettant de contrôler des voies de communication vitales et d'y faire circuler des biens en toute sécurité. En 883 monta sur le trône Assurnazirpal II, personnalité hors du commun dont le règne fut décisif pour l'avenir de l'Assyrie. Chaque année, il mena ses armées en campagne, réprimant les rebellions avec une férocité impitoyable et fondant de nouveaux centres assyriens, renforçant ainsi le réseau préexistant. Cette cruauté, sans doute explicable par le traumatisme qu'avaient causé les invasions araméennes, devint peu à peu un véritable mode de gouvernement chez les souverains assyriens : leur réputation était telle qu'à leur seule approche, beaucoup préféraient se soumettre, quitte à tenter plus tard de s'émanciper à nouveau. Assurnazirpal réussit l'exploit d'atteindre la Méditerranée, rançonnant au passage les cités phéniciennes. Ces campagnes permirent, par le pillage et la déportation, d'accroître soudain le potentiel économique de l'Assyrie ; le paiement d'un tribut annuel par les principautés vaincues assurait en outre des rentrées régulières. La puissance recouvrée se matérialisa dans la construction par Assurnazirpal d'une nouvelle capitale à Kalhu (site actuel de Nimrud). À partir de 879, une muraille longue de plus de sept kilomètres fut édifiée, qui enfermait une superficie de trois cent soixante hectares : on a calculé que ce seul édifice représentait le travail de sept mille hommes pendant trois ans. Mais Assurnazirpal construisit aussi, dans la citadelle de vingt hectares qui dominait le site, un palais grandiose décoré d'orthostates, ainsi que divers temples et une tour à étage (ziggurat). Sa mort en 859 n'interrompit nullement les travaux, qui furent achevés par son fils et successeur Salmanazar III (858-824).

Salmanazar dirigea ses efforts militaires essentiellement vers l'Occident : Syrie du nord, Anatolie méridionale et Cilicie. Les États locaux étaient alors, pour la plupart, gouvernés par des dynastes néo-hittites ou araméens ; riches, mais militairement peu puissants, ils ne purent s'opposer à la formidable machine de guerre assyrienne. En 856, après plusieurs campagnes, le Bît Adini fut vaincu et transformé en province : l'Assyrie contrôlait désormais jusqu'à la boucle de l'Euphrate. Les campagnes allèrent cependant au-delà, mais sans entraîner d'annexions. La confrontation avec les États de Syrie et Palestine culmina à la bataille de Qarqar sur l'Oronte (853). Salmanazar s'intéressa aussi à la Babylonie. Lorsque Marduk-zakir-shumi monta sur le trône en 854, il dut faire appel aux Assyriens pour venir à bout de son frère qui s'était révolté. Salmanazar, après avoir vaincu le rebelle en 850, fit ses dévotions dans les temples de Kutha, Babylone et Borsipa, signe de son respect pour ces villes saintes. Il mena aussi une campagne contre les populations chaldéennes du Sud, qui tenaient les routes commerciales, et revint en Assyrie chargé d'un lourd butin.

La crise (823-745)

À ces deux longs règnes d'une puissance considérable succéda une période plus troublée. Shamshi-Adad V dut obtenir le soutien du Babylonien Marduk-zakir-shumi pour monter sur le trône. Sous son successeur Adad-nirari III (810-783), l'Assyrie s'enfonça encore davantage dans l'obscurité. Le manque de sources en témoigne mais rend en même temps difficile une appréciation exacte de la situation. Le déclin de l'autorité royale est évident mais cela ne signifie pas forcément une réelle dépression dont aurait pâti l'ensemble du royaume. Les gouverneurs ne reconnaissaient le souverain que nominalement, agissant dans leur province comme de véritables monarques. Pour s'attacher leur fidélité, le roi fut contraint à des concessions de terre qui l'affaiblissaient d'autant. Sa mère, Sammuramat, occupa une place jusqu'alors inusitée – situation exceptionnelle qui donnera naissance à la légende grecque de Semiramis. De 782 à 745, trois rois se succédèrent sur le trône, sans réelle autorité. Un nouveau venu sur la scène internationale exerça alors une menace directe sur les frontières septentrionales de l'Assyrie : l'Ourartou – dont le mont Ararat, point culminant de l'Arménie, a conservé le nom. Enfin, des rébellions éclatèrent sporadiquement dans la plupart des grandes villes du royaume, sans parler de deux épidémies de peste en 765 et 759.

L'Empire néo-assyrien (744-612)

On peut dire que l'Empire néo-assyrien fut véritablement fondé par Tiglat-phalasar III. C'est seulement à partir de ce moment qu'on peut parler d'un empire et, cette fois, les territoires incorporés furent immenses : dans sa plus grande étendue, il contrôla de Suse en Iran jusqu'à Thèbes en Égypte.

Le règne de Tiglat-phalasar III (744-727) fut marqué par une brillante politique de conquête, contrastant avec les décennies précédentes : victoire sur l'Ourartou en 743, soumission des royaumes syriens achevée avec la chute de Damas en 732. Mais il ne s'agit plus simplement de raids contraignant le vaincu à verser un tribut : les régions soumises furent transformées en provinces assyriennes. La guerre devint une guerre de conquête. L'un des corollaires de cette transformation fut la politique de déportation : on déplaça les habitants des nouvelles provinces où l'on implanta des populations venues d'ailleurs. Il ne s'agit pas d'une nouveauté mais ce qui transforma radicalement la situation, c'est l'échelle à laquelle ces déportations furent désormais pratiquées : dès 743, 80 000 personnes étaient ainsi déplacées. Tiglat-phalasar mena une véritable politique méditerranéenne : la plupart des cités phéniciennes – Tyr exceptée – furent englobées dans une nouvelle province. Il leur devint interdit de commercer avec l'Égypte. Au sud, après diverses interventions militaires, Tiglat-phalasar monta sur le trône de Babylonie en 729. La solution de la double royauté qu'il choisit offrait l'avantage de ménager les susceptibilités locales, contrairement à une réduction au statut de province.

Salmanasar V succéda à son père Tiglat-phalasar III en 726, mais ne régna que cinq ans. Il est surtout connu pour avoir mis le siège pendant deux ans à Samarie. La capitale du royaume d'Israël tomba en 721, alors que Sargon venait de monter sur le trône. Une des grandes affaires du règne de celui-ci (721-705) fut la lutte contre l'Ourartou. Elle culmina par la fameuse « huitième campagne » en 714, dont on possède le récit détaillé sous la forme une lettre adressée par le roi au dieu Assur, conservée au Louvre ; le roi y légitime son pillage des lieux saints de l'Ourartou. En Babylonie, le Chaldéen Merodach-baladan s'empara du trône laissé vacant à la mort de Tiglat-phalasar ; ainsi s'ouvrait une période de trois décennies où Chaldh-baladan, retranché dans sa capitale de Dûr-Yakin, fut vaincu en 707. Plus de cent mille Araméens et Chaldéens furent déportés vers Harrân, la Cilicie, Samarie… tandis que l'on installait sur place des gens venus de Commagène. Pendant cinq ans, la Babylonie fut le chantier d'une intense activité de reconstruction et remise en valeur agricole. C'est du règne de Sargon que datent les nombreux documents administratifs découverts dans l'arsenal de Nimrud (« Fort Salmanazar »), qui permettent de reconstituer assez précisément l'organisation de l'armée, et en particulier sa cavalerie et sa charrerie, instruments décisifs de la domination militaire assyrienne. Des fouilles irakiennes récentes ont également retrouvé la tombe d'une épouse de Sargon dans un caveau sous une pièce du palais de Kalhu ; elle était très richement dotée de bijoux et objets précieux. Sargon décida d'abandonner Kalhu (Nimrud) et de construire une nouvelle capitale à Khorsabad, à laquelle il donna son nom, Dûr-Sharrukin ; de nombreux éléments ont été transportés au XIXe siècle au Louvre, où ils ont été récemment remis en valeur lors du réaménagement de l'aile Richelieu. Les travaux de Khorsabad n'étaient pas achevés lorsque Sargon mourut en combattant dans le Taurus.

Sennacherib, fils et successeur de Sargon, régna un quart de siècle sur l'Assyrie, de 704 à 681. Il choisit de faire de l'antique et prestigieuse Ninive sa capitale, où il érigea entre 703 et 694 un immense palais, baptisé « palais sans rival ». La construction de ce monument est particulièrement bien documentée, à la fois par les inscriptions commémoratives et par les bas-reliefs qui décoraient ses murs, et dont un certain nombre représente les travaux qui le firent naître – transport des statues gigantesques de taureaux ailés… D'autres, fort célèbres, montrent le siège de la ville palestinienne de Lakish, en 701 ; une partie de ces bas-reliefs fut transportée au British Museum au XIXe siècle. La Babylonie fut le souci principal de Sennacherib ; le conflit s'acheva par la destruction brutale et systématique de Babylone en 689. Le roi avait choisi pour lui succéder son cadet Asarhaddon, ce qui lui valut de finir assassiné à l'instigation de son fils aîné ; mais après six semaines de guerre civile, Asarhaddon réussit à faire valoir ses droits au trône.

Ce dernier ne régna que douze ans (680-669), et sa mauvaise santé explique une partie des caractéristiques de son règne. Une maladie inflammatoire chronique l'obligeait à de longues périodes de réclusion et retentit sur son tempérament. Nous possédons des centaines de lettres émanant d'astrologues, exorcistes, incantateurs… qui tentaient de rassurer le roi sur son sort ou d'écarter les menaces annoncées par des présages. Ainsi pouvons-nous pénétrer dans les milieux de la cour et reconstituer certains aspects de la vie dans le palais, avec son lot de dénonciations et d'intrigues. La Babylonie connut alors un tournant : à des années d'invasions assyriennes et d'instabilité succéda le calme. Babylone fut restaurée et une nouvelle ère de prospérité commença. La grande affaire fut la conquête de l'Égypte, à partir de 679 et surtout 673, les Assyriens se posant en « libérateurs » des Égyptiens face à la XXVe dynastie d'origine nubienne. Asarhaddon mourut à Harran en 669. Sa succession avait été soigneusement réglée trois ans plus tôt : un engagement de fidélité (adû) avait été exigé de toute la population, qui ratifiait le choix d'Assurbanipal comme héritier sur le trône d'Assyrie, et de son frère jumeau Shamash-shum-ukîn sur celui de Babylonie.

Le règne d'Assurbanipal (668-629) est de loin le plus long de toute l'histoire néo-assyrienne. De 669 à 653, l'Égypte occupa une bonne part des forces assyriennes. Memphis fut reprise, puis Thèbes pillée en 664. Assurbanipal étala ses victoires dans ses annales, bien qu'il ne soit pas certain qu'il soit jamais allé en Égypte. Alors que les relations entre l'Assyrie et l'Elam étaient demeurées bonnes de 690 à 665, un brusque retournement eut lieu en 664. La plus célèbre des péripéties de cette guerre féroce est immortalisée dans le fameux « banquet sous la treille » : Assurbanipal et son épouse sont installés dans un jardin, tandis qu'à la branche d'un arbre est attachée la tête du roi élamite Te'umman, décapité. Psammétique profita de cette guerre élamite pour se révolter en 653 et expulser les Assyriens d'Égypte. L'année d'après éclatait en Babylonie la révolte de Shamash-shum-ukîn, qui devait durer jusqu'en 648. L'Assyrie dut fournir un effort militaire tel qu'elle s'y épuisa. La guerre s'acheva par la chute de Babylone après un siège de plus de deux ans. Un certain Kandalanu fut installé sur le trône par Assurbanipal, qui châtia les Elamites et les Arabes coupables d'avoir aidé son frère. On confisqua à des lettrés babyloniens de nombreuses tablettes qui constituèrent une partie du fonds de la fameuse bibliothèque de Ninive créée par Assurbanipal. La fin de son règne, faute d'inscription postérieure à 639, est très mal connue.

Un problème historique considérable est posé par l'écroulement très rapide d'un colosse tel que l'Empire assyrien. La succession quasi ininterrompue de guerres, à la fois civiles et étrangères, à partir de 627, explique en partie cette situation : l'intervention des Chaldéens et des Mèdes contre Ninive en 612 ne fit qu'achever un mourant. La joie que la chute de Ninive provoqua chez les peuples assujettis par les Assyriens est exprimée par le prophète Nahum, qui invectiva l'Assyrie vaincue en ces termes : « Irréparable, ton désastre, incurables, tes blessures ! Quiconque apprend de tes nouvelles applaudit à ton mal. Eh oui ! Sur qui ta cruauté n'a-t-elle pas passé et repassé ? »

Dominique Charpin
Janvier 2001
 
Bibliographie
Fastes des palais assyriens Fastes des palais assyriens
Dominique Charpin
Les Dossiers d’archéologie 171, 1992

Le monde de la Bible Le monde de la Bible
Collectif
Gallimard, coll. Folio Histoire, Paris, 1998.

Documents épistolaires du palais de Mari, tome 1 Documents épistolaires du palais de Mari, tome 1
J.-M. Durand
Le Cerf, Paris, 1997

Documents épistolaires du palais de Mari, tome 2 Documents épistolaires du palais de Mari, tome 2
J.-M. Durand
Le Cerf, Paris, 1998

Documents épistolaires du palais de Mari, tome 3 Documents épistolaires du palais de Mari, tome 3
J.-M. Durand
Le Cerf, Paris, 2000

Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter