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Le taoïsme
Vincent Goossaert
Chargé de recherche au CNRS, équipe « Groupe de sociologie des religions et de la laïcité »
Les grands traits invariants de la religion chinoise trouvent leurs sources dans une conception du monde qui remonte aux origines de cette civilisation. Mais sur le terreau du culte des ancêtres et des grands principes d'organisation du monde et de la matière sont venus se développer ou se greffer des systèmes de pensée élaborés qui donnèrent naissance aux trois grandes religions institutionnalisées de la Chine. Vincent Goossaert qui a publié Dans les temples de la Chine. Histoire des cultes, vie des communautés (Albin Michel), nous explique ici comment, à côté du bouddhisme et peut-être plus encore que le confucianisme, le taoïsme est la grande religion indigène de la Chine.


Une pensée chinoise


Contrairement au bouddhisme, religion internationale qui a une dimension missionnaire, le taoïsme est indissolublement lié à la culture chinoise et à son territoire, si bien que les occidentaux, à moins d'avoir longtemps séjourné en Chine, ne le connaissent pas d'expérience. Les communautés chinoises en Occident ont importé des pratiques sociales et individuelles taoïstes, mais sans chercher à les diffuser dans la société d'accueil. En revanche, quelques textes taoïstes anciens, notamment le Tao Te King (Tao Te King), « Livre de la voie et de la vertu », ont connu une très grande diffusion. Les traductions, généralement totalement déformées par des visions spécifiquement occidentales, se comptent par centaines. L'image que l'on a du taoïsme en Occident est donc celle d'une spiritualité très libre, voire permissive, encourageant le rapport spontané à la nature. Si une telle conception n'est pas sans fondement, il convient de comprendre, en particulier pour ceux qui visitent la Chine, ses temples et ses lieux saints, que le taoïsme est une véritable religion, avec une abondante littérature mystique et spéculative, des sanctuaires, une liturgie, un art et des formes d'organisation sociale qui par leur profondeur historique et leur richesse n'ont rien à envier à celles des autres grandes religions de l'humanité.


Des origines obscures


Les origines du taoïsme sont difficiles à saisir ; en effet, alors que nombre d'autres religions, comme le bouddhisme ou le christianisme, commencent avec une révélation ou la prédication d'un maître, plus ou moins connu historiquement, le nom même de taoïsme renvoie non à une personne mais à un principe, le Tao (aussi transcrit Dao), réalité ultime et principe de l'univers. Le premier maître, Lao Tseu (Laozi), que la tradition fait vivre de 570 à 490 avant notre ère, n'est sans doute pas un personnage historique, mais la figure idéalisée du sage et du maître à penser ; il est d'ailleurs considéré, à partir des débuts de notre ère, comme une émanation du tao venant régulièrement parmi les hommes pour les guider vers le bien.


Les idées taoïstes apparaissent dans des textes écrits entre les Ve et IIIe siècles avant notre ère. Le Tao Te King attribué à Lao Tseu, est un court recueil de poèmes se prêtant à des interprétations très variées, allant de la politique à la philosophie en passant par les techniques de recueillement ; on trouve dans le Guanzi (Kouang Tseu) un texte de contemplation mystique du cosmos ; le Zhuangzi (Chuang Tseu), l'un des plus beaux textes spéculatifs de la langue chinoise, développe une sagesse de l'individu affranchi des conventions et habitudes de pensées propres à la vie en société.


Dès ces textes anciens, qui sont lus, médités et commentés pendant des siècles et jusqu'aujourd'hui, l'on voit se distinguer une pensée qui est spécifiquement taoïste tout en offrant des ressemblances et recoupements nombreux avec bien d'autres courants de la pensée chinoise ancienne. L'on voit aussi se dessiner un ensemble de pratiques individuelles de salut, dont les textes plus spéculatifs forment la plus haute expression.


Salut et immortalités


Dans le taoïsme, le salut est exprimé comme immortalité. Celle-ci a parfois été conçue comme l'éternelle jeunesse du corps, parfois plutôt, et de plus en plus au cours des âges, comme l'immortalité de l'esprit qui laisse le corps ordinaire derrière lui. Ces deux conceptions ne s'opposent pas radicalement, cependant ; dans la cosmologie chinoise, il n'existe pas de coupure entre esprit et matière, et l'univers est formé d'une seule substance, dont certaines formes sont plus éthérées, spirituelles, et d'autres formes, plus grossières et sensibles. L'immortel est souvent représenté comme ayant un corps de lumière, bien visible et sensible, mais inaccessible aux changements du temps. Dans tous les cas, la quête d'immortalité taoïste consiste en un travail sur l'individu, corps et esprit, afin d'y retrancher la racine du déclin et de la mort, de maîtriser le cours du temps et de s'assimiler au rythme naturel de l'univers. Les techniques ascétiques d'immortalité sont nombreuses ; cette tradition, que l'on voit se dessiner derrière les textes spéculatifs puis qui devient de plus en plus détaillée dans les sources au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire, n'a jamais été unifiée, dogmatisée, même s'il existe des traités synthétiques, comme le célèbre Baopuzi, « Le maître qui embrasse la simplicité », du IVe siècle. Les voies de l'immortalité sont multiples et nombre de ceux qui se lancent dans cette quête pratiquent conjointement plusieurs techniques ; les plus connues sont la diététique qui conduit à abandonner les nourritures ordinaires et se nourrir de produits purs et sans déchets, la gymnastique, les pratiques sexuelles afin de conserver et se nourrir du germe de vie que renferment les organes sexuels, les techniques du souffle, et enfin l'alchimie, qu'elle soit faite de manipulations concrètes ou de spéculations symboliques. Essentiellement individuelles, les techniques d'immortalité ont cependant pris des formes collectives autour du culte des immortels. Ceux qui ont réussi à transcender la vie et la mort aident les adeptes et les fidèles : on leur érige des temples où le culte est florissant, un peu à la manière des cultes des mystères de la Grèce antique, et où les adeptes peuvent être initiés et pratiquer en commun. Les taoïstes, maîtres des pratiques d'immortalité, animent ces cultes et proposent leurs services. Ce milieu très actif reste cependant éclaté jusqu'au IIe siècle de notre ère, date à laquelle apparaît une véritable organisation religieuse taoïste.


L'Église du maître céleste


Selon l'histoire taoïste, Lao Tseu fit une apparition en 142 de notre ère. Il se manifesta à Zhang Daoling (Shang Tao Ling) pour établir avec lui une nouvelle alliance, visant à sauver l'humanité dont les mœurs se dévoyaient toujours davantage. Les pratiques religieuses, en effet, étaient immorales : les humains sacrifiaient et rendaient des cultes à divers défunts, devenus en réalité des démons, qui au lieu de leur accorder des grâces, les ruinaient et ne conféraient que maladie et mort. Zhang Daoling était donc chargé, en tant que vicaire de Lao Tseu sur terre, avec le titre de « maître céleste », de bannir toutes ces pratiques et de fonder une communauté de purs, qui ne rendraient de culte qu'au tao, confesseraient régulièrement leurs fautes et suivraient un ensemble de préceptes comprenant notamment le respect de la vie et de la nature et la frugalité.


Encore une fois, on ignore si Zhang Daoling fut ou non un personnage historique, mais l'on sait en revanche que l'Église du maître céleste fut une organisation bien réelle, qui s'érigea même pendant quelques décennies en État autonome dans l'ouest de la Chine. Elle était organisée en paroisses, dont les sièges étaient situés dans les montagnes, lieux sacrés et aussi refuges et sanctuaires lors des troubles politiques et des famines. Lors des trois assemblées annuelles – les premiers, septièmes et dixièmes mois, périodes qui sont restées fondamentales dans le calendrier liturgique chinois – les fidèles se réunissaient aux sièges des paroisses, confessaient leurs fautes, mettaient à jour l'état-civil et versaient à l'Église une contribution en riz – d'où le nom de « secte des cinq boisseaux de riz » donné à l'Église taoïste par ses adversaires. Ce riz constituait des réserves en cas de famine, ou était donné aux pauvres et aux voyageurs de passage.


L'ensemble des fidèles était initié, dès l'enfance, par grades successifs ; les plus hautes initiations donnaient accès à la prêtrise, en couple, car en ses origines, l'Église du maître céleste semble avoir été un mouvement très égalitaire y compris du point de vue des sexes. Les prêtres taoïstes, taoshi (daoshi ou hommes du tao), hommes et femmes, étaient chargés d'effectuer pour le compte des fidèles un certain nombre de rituels, de guérison notamment. Leur initiation leur donne le statut, dans la hiérarchie spirituelle de l'univers, qui leur permet de s'adresser aux plus hautes instances du tao pour demander réparation d'un tort, en cas notamment de souffrances infligées par des puissances démoniaques, ou annoncer tel ou tel événement. Cette communication se fait par écrit : le taoshi se rend en audience au Ciel, par des procédures externes avec son brûle-encens et internes par la méditation et la visualisation, et il y présente le mémoire où il expose sa requête.


La tradition des lettrés et le culte populaire


Contrairement à une tradition récente, issue de l'intolérance religieuse en Chine moderne, qui fait du taoïsme une tradition « populaire », ce dernier est en réalité une religion lettrée, élitiste. Les prêtres et toute la liturgie s'expriment dans une langue écrite, classique, aux formes précisément définies et au haut contenu poétique et mystique.


S'il est vrai que le taoïsme est une haute tradition lettrée, il est vrai aussi qu'il n'a jamais existé indépendamment de la religion locale, populaire – ce dernier mot devant être utilisé au sens de « partagé par tous » et non à celui de « propres aux basses classes de la société ». En effet, l'Église du maître céleste apparaît à ses débuts comme une réforme religieuse radicale, et même d'inspiration messianique ; il veut réformer les cultes locaux aux héros défunts qui exigent des sacrifices. Et pourtant, ces cultes n'ont pas disparu, ils ont au contraire réussi à se réconcilier avec les taoïstes. C'est pourquoi bon nombre de spécialistes, notamment Kristofer Schipper qui le premier est allé sur le terrain étudier le taoïsme vivant, ont analysé le taoïsme comme la structure liturgique des cultes locaux de la religion chinoise. L'organisation en paroisses de l'Église du maître céleste a progressivement disparu vers la fin du Ier millénaire pour laisser place à l'organisation actuelle de la religion chinoise : des communautés naturelles – villages, quartiers – formés autour du culte de saints locaux. Ces communautés sont laïques, mais emploient des taoïstes pour célébrer les grandes fêtes collectives. À ces occasions, le taoshi rappelle par le rituel que le saint local n'est qu'un fonctionnaire dans la vaste administration de l'au-delà, sous les ordres des pures forces du tao. Ainsi la religion locale et la vision cosmique du taoïsme se rejoignent dans une synthèse où chacun trouve son rôle et sa place.


Des descendants du premier maître céleste, Zhang Daoling, se succèdent héréditairement : nous en sommes aujourd'hui à la soixante-quatrième génération, même si cette généalogie semble avoir été réinventée vers le IXe siècle ; ils résident sur une montagne sainte, le Longhu shan. Ils ont parfois été qualifiés de « pape taoïste » mais ils ne disposent en réalité d'aucune structure d'autorité hiérarchique : leur rôle est de diriger les ordinations qui confèrent aux taoshi le pouvoir d'effectuer les rituels pour les communautés, et aussi d'accorder des titres aux saints locaux de ces mêmes communautés.


Les révélations


Le taoïsme, pas plus qu'il n'a de réel fondateur, n'a de dernier prophète. La révélation y est continue, c'est-à-dire que de nouveaux textes sacrés continuent sans cesse d'y apparaître. Souvent, les textes révélés plus récents se présentent comme une vérité supérieure par rapport aux révélations antérieures, valides mais incomplètes. De fait, l'ensemble des écritures taoïstes, le canon – Tao Tsang ou Daozang – joue un rôle essentiel, outre la conservation et la transmission des textes, puisqu'il définit, par inclusion et exclusion, l'orthodoxie taoïste et il s'accroît d'année en année par accumulation de nouveaux textes. On trouve en effet à toutes époques, et encore maintenant, des visionnaires qui entrent en contact avec des immortels et autres hauts dignitaires de la hiérarchie spirituelle du tao, en rêve, physiquement ou oralement, ou encore par écrit – l'écriture inspirée par les dieux occupe en Chine moderne une place fondamentale, sans commune mesure avec le statut marginal du spiritisme en Occident.


Les premières grandes révélations après l'apparition de l'Église du maître céleste remontent aux années 370. Ce sont celles des textes sacrés du Shangqing (Shang ch'ing) qui fournissent un ensemble de textes mystiques dont le style poétique et la calligraphie influenceront l'art et la poésie chinoises pendant des siècles. Ces textes exposent des pratiques de visualisations et de voyages extatiques tant dans le cosmos qu'à l'intérieur du corps. Les adeptes qui les suivent cherchent à être acceptés au sein des « administrations des immortels » qui résident dans des paradis qu'ils situent essentiellement sur des montagnes saintes de Chine.


Une certaine influence du bouddhisme


À la dimension individuelle, mystique, de la révélation Shangqing répond le Lingbao (Ling-pao, le « joyau sacré ») qui vient s'y ajouter quelques décennies plus tard. Les textes Lingbao sont également obtenus par des visionnaires de la part d'immortels, mais ces textes viennent surtout répondre à des besoins communautaires, manifestant ainsi au sein du taoïsme une nette influence bouddhique. Le Lingbao se soucie du salut universel, y compris celui des défunts souffrant dans l'au-delà. Sur la base de la cosmologie et de la sotériologie lingbao s'élabore une grande liturgie communautaire, où participent les prêtres et les fidèles de toute la communauté pour le salut des vivants et des morts. Cette liturgie développe les fondements du rituel de l'Église du maître céleste en lui donnant une plus grande ampleur. C'est à ce moment, vers le Ve siècle, que se fixent les bases des grands rituels communautaires qu'on peut encore observer aujourd'hui.


La multiplication de ces révélations, auxquelles viennent s'ajouter d'autres moins importantes, rendit nécessaire l'élaboration d'une structure unitaire. Celle-ci ne se fit pas sur un modèle hiérarchique, car, sauf peut-être lors des premiers temps de l'Église du maître céleste, il n'exista jamais d'autorité unique, ni dogmatique, ni disciplinaire, au sein du taoïsme. Les prêtres employés par les communautés locales de fidèles se succèdent au sein de lignées, certaines par le sang, au sein des grandes familles taoïstes, d'autres de maître à disciple, pour ceux qui ont choisi le célibat. Néanmoins, de manière spontanée, une structure d'ensemble s'organisa entre le VIe et le Xe siècle environ de notre ère. Chaque révélation de textes fut intégrée au canon taoïste, et chaque révélation, correspondant à un ensemble de textes sacrés, apportait un ensemble de préceptes moraux à observer, et un grade dans une hiérarchie des ordinations. Les adeptes, s'ils le voulaient, passaient ces ordinations les unes après les autres, recevant à chaque fois les textes, les préceptes, et la maîtrise des rituels et pratiques correspondants. Comme à toute époque, et encore aujourd'hui, certains étaient plus intéressés par la pratique individuelle, l'ascèse, et l'espoir de l'immortalité ; d'autres se consacraient au service des autres, à la liturgie, et vivaient de leur sacerdoce. Cependant, ces deux orientations ne s'opposent pas et ne sont en rien exclusives ; les mêmes conceptions, souvent les mêmes textes sous-tendent la pratique individuelle et la pratique communautaire, et l'exercice de la liturgie ne se conçoit pas sans la pratique individuelle.


L'alchimie intérieure


Une grande vague de renouvellement traverse le taoïsme entre le Xe et le XIVe siècle. Elle se manifeste en particulier par deux aspects, qui sont intimement liés. Le premier est l'avènement de l'alchimie intérieure (neidan), qui développe les pratiques d'immortalité anciennes dans un sens plus abstrait ; les techniques diététiques, sexuelles... laissent place à une pratique centrée sur la méditation où l'adepte examine les mécanismes naturels de fonctionnement de l'univers tels qu'ils se déroulent dans son propre corps, et apprend à les maîtriser pour dominer et renverser les cycles de la naissance, de la vieillesse et de la mort. Le neidan parcourt toute la société chinoise, mais a été particulièrement propagé par un nouvel ordre taoïste qui apparaît vers 1170, le Quanzhen ou « Totalité de la transcendance ». Cet ordre se veut être le fer de lance d'un renouveau taoïste tout en créant des institutions en partie inspirées du bouddhisme. Il impose en effet aux taoshi qui y adhèrent le célibat, le port du costume et végétarisme. Le clergé est formé et ordonné dans quelques grands monastères, dont le plus célèbre est le Baiyun guan à Pékin.


Le second aspect du renouvellement à l'époque pré-moderne est l'enrichissement de la liturgie classique lingbao par l'intégration dans le panthéon de saints locaux et des rites exorcistes qui leur sont liés. C'est au travers de ce phénomène que des saints, comme Zhenwu, le « Guerrier sombre », deviennent des figures majeures du taoïsme et de la religion chinoise dans son ensemble. Le taoïsme n'a pas connu depuis le XIVe siècle de grands bouleversements semblables à l'apparition du Quanzhen et la diffusion du culte des saints exorcistes, mais il a continué depuis lors à jouer un rôle actif dans l'encadrement et l'évolution de la religion chinoise.


Le taoïsme aujourd'hui


Pendant plus de mille cinq cents ans d'histoire impériale, le taoïsme a été considéré, avec le bouddhisme et le confucianisme, comme l'une des trois religions orthodoxes dont la coexistence était garantie par l'empereur. Cependant, vers la fin de l'époque impériale, on assiste à un divorce croissant des élites lettrées avec les cultes locaux et les célébrations communautaires de la religion chinoise dont le taoïsme fournit le cadre. C'est à cette époque que le taoïsme commence à être attaqué comme le cœur de tout ce que la culture chinoise comprend de « superstitieux », de « féodal » et de « retardé ». Les politiques anti-religieuses qui se sont succédé en Chine depuis les dernières années du XIXe siècle ont particulièrement visé les temples, sans lesquels il n'est pas de taoïsme, et les taoshi ; leurs rituels ont été interdits, et eux-mêmes ont subi la répression, voire pour certains les camps de travail dans les années 1960. Les intellectuels, en distinguant de façon arbitraire un « taoïsme philosophique » issu des textes et un « taoïsme religieux » dégénéré ont contribué à cette répression. La relative ouverture religieuse depuis vingt ans a permis au taoïsme de doucement sortir de l'ombre ; d'abord les monastères Quanzhen ont rouvert pour former de nouveaux moines, puis les prêtres dans les campagnes ont pu recommencer à célébrer des rituels pour les temples et les communautés qui se reconstruisent, même si la situation reste difficile en de nombreux endroits. On réalise aujourd'hui que la place des taoïstes dans les pratiques individuelles comme la santé ou quête de salut, et collectives, avec les cultes locaux, avaient été sous-estimées et qu'en conséquent leur capacité à résister à la répression politique était bien plus grande que ne l'avaient imaginé révolutionnaires et modernisateurs laïques.

Vincent Goossaert
Avril 2010
 
Bibliographie
Dans les temples de la Chine. Rites populaires et religion savante Dans les temples de la Chine. Rites populaires et religion savante
Vincent Goossaert
Rites populaires et religion savante
Albin Michel, Paris, 2000

Le continent des esprits Le continent des esprits
John Lagerwey
Maisonneuve et Larose, Paris, 1993

Le corps taoïste Le corps taoïste
Kristofer Schipper
Fayard, Paris, 1993

Immortelles de la Chine ancienne. Taoïsme et alchimie féminine Immortelles de la Chine ancienne. Taoïsme et alchimie féminine
Catherine Despeux
Pardès, 1990

Comprendre le Tao Comprendre le Tao
Isabelle Robinet
Albin Michel, Paris, 2002

Taoism : The Story of the Way Taoism : The Story of the Way
Kristofer Schipper
In "Little" p. 33-55
The Art Institute of Chicago

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